Id., làid., A
De plus, l'hypothèse du vide a le grave inconvénient d'être la négation du fait qu'elle semble expKquer : il s'ensuit, en réalité, que le mouvement local est impossible^. Le vide, non plus que l'infini, n'a ni centre, ni circonférence, ni haut ni bas, ni droite ni gauche, ni avant ni arrière : il est de tous points absolument homogène. Par là même, il n'y a aucune raison pour que les corps qui sont censés s'y mouvoir comme dans un océan sans bornes, prennent une direction plutôt qu'une autre; ils ne se mouvront donc jamais 2. En outre, le vide n'est rien; s'il est encore quelque chose, c'est dans la théorie du plein que l'on retombe sans le savoir. Or le rien ne sert à rien; et, par suite, il ne peut pas plus être le trajet parcouru par un corps en mouvement qu'il ne peut être ce corps lui-même : aucun mobile n'avance ou ne recule à travers le vide 3. On peut remarquer aussi qu'un mouvement donné se fait en un temps d'autant plus court que le milieu est moins dense. Mais la densité du vide est nulle; donc la durée du mouvement que l'on suppose s'y faire l'est du même coup : ce qui signifie qu'un tel mouvement n'existe pas ^.
Supposé par impossible qull y ait du mouvement dans le vide ; on n'arrivera point par là même à se mettre d'accord avec les données de l'observation. Un corps tombe avec d'autant plus de vitesse qu'il est plus lourd; et la raison du fait , c'est qu'il écarte avec d 'autant plus de facilité les obstacles qui s'opposent à son passage. Mais, dans