Id., Ibid., A
5. Id,, Ibid., A, 13, 222*, 10-16 : xo ôè vùv èttI aruvexeta y^çôvo^j, wffitep è>ix6ri' (ruv£-/ei yàp xov ^pôvov xov uapeXôdvxa xat èffotxevov, xai oku):^ itépa; xpovov» èaxîv éffxiyàp xoù (xèv âpx^, xoO Se xeXsux^Q. 'AXXàxoOx' où-/ ûffTiep im x^ç dxiYH"*]; {xevoûcnQ; çavepâv Siaipeï oà Suvâ{jLei. Kai ig {xàv xotoOxo, àst ëxspov xo vùv, tq 5ï ffuvSîï, àei xo aùxo, warep iid xwv jjLaOYjaaxixûv ypaaaàiv.
durée qui est le mouvement lui-même considéré en tant que « nombrable » ^ C'est ce que révèle d'ailleurs l'examen direct de la durée. Quel que soit son rapport avec le mobile ou le mouvement du mobile, on ne la peut concevoir que comme continue. Supposez, en effet, qu'elle ne le soit pas; et la difficulté que l'on a élevée dès le début reprend sa force. Tous les siècles passés et à venir, si longue qu'en soit la chaîne, vont se ramasser en un point indivisible : il n'y aura pas de temps 2.
Mais, si la durée est continue, comment la mesurer ellemême d'une façon précise? Car on a beau l'emprisonner entre deux instants, puis entre deux autres instants ; il n'y a pas d'unité qu'on lui puisse appliquer comme on fait une ligne, un plan ou bien un solide; et, par suite, il y demeure toujours quelque chose d'insaisissable : on n'en a jamais directement qu'une évaluation plus ou moins approximative. Il faut donc lui trouver une mesure qui s'en distingue sans lui devenir tout à fait hétérogène. Et voici comment la question se peut résoudre. Imaginez un mouvement que l'on sache absolument régulier de sa nature, indépendamment de toute considération chronologique ; ce mouvement mettra toujours le même temps à s'accomplir. Par suite, on pourra le diviser en autant de parties égales que l'on voudra, dont chacune comprendra invariablement la môme portion de la durée; et l'on aura une unité du temps, comme on a une unité de la grandeur. Or ce mouvement existe et il est à l'origine de tout ce aui change : on sait par