Id., Ibid
4. Id., Ihid.f 10, l'iK, 2G-27; Ihld., 13", 8-17 : ce dernier passage est dune subtilité quelque peu juvénile; et ce n'est pas l'unique trait de cette nature que l'on trouve dans les Catégories : cet ouvrai;e prouve assez bien par SOS caractères internes qu'il n'est point de l'âseinùr d'Aristole. Il ne serait |tas même surprenant <jiie, comme le pense Ko. Zkllek {oiivr. cit., II, 2, p. 69), la dernière partie des Catég. fût de la main d'un disciple à partir du chapitre 9, 11, 7.
LÉTIIE. 85
Mais, au livre IX** de la Métaphysique j on trouve une opinion différente, dont la forme est plus précise et qui paraît être la pensée définitive d'Aristote. D'après ce passage, la privation peut êlre quelque chose de plus qu'une sorte de contradiction; elle admet des degrés. Il n'est pas nécessaire, par exemple, que l'on passe brusquement de la vue à l'état de cécité complète, ou qu'un objet qui est parfaitement blanc devienne noir tout d'un coup; entre ces extrêmes, il peut y avoir des intermédiaires plus ou moins nombreux ^ D'autre part, la privation est la seule des oppositions qui admette des degrés -. C'est donc d'elle que dérivent toutes les contrariétés, comme de leur genre prochain ^. Et, par suite, la contrariété elle-même devient une sous-espèce d'opposition.
Quoi qu'il en soit, la contrariété se rattache toujours de quelque manière à l'opposition; et voici quelle en est la note caractéristique. Lorsque deux opposés peuvent diverger plus ou moins l'un de l'autre, et que par ailleurs cette divergence a deux termes extrêmes entre lesquels s'accomplissent toutes ses variations, ces deux termes extrêmes s'appellent des contraires ; et la contrariété est la divergence qu'ils présentent*. On peut donc regarder la contrariété comme une opposition maxima ^ ; ou comme une privation absolue ^ , si c'est à la privation qu'il la faut rapporter immédiatement.
1. I, 4, 1055», 33-35; Ihid., 1055M5-17, 23-25; Jbid., 5, 105G^ 26 et sqq.