‹ AristoteChapitre 78 sur 304 · Id., Ibid., I · texte numérisé non relu

Id., Ibid., I

5. Id., Ibid., I, 4, 1055*, 4-5 : ... eerxi tiî xal fjLsyi(TTyi o'.a^opi, xal totÛtyiv Xéyo) èvavxicoctv.

6. Id., Ibid., I, 4, 1055*, 33-35 : ... où uôtrra 5ï a-TÉoriat; {TZoUiyîùCi yàp )iY£Tai il (TTepridiç), à>>>.' vinçàv iiXzîcl -ig; Ibid., 1055»>, 13-17.

Telle est la définition de la contrariété ; et l'on en peut tirer trois conséquences qui ont de l'importance en métaphysique.

La première, c'est qu'une chose quelconque ne peut avoir qu'un contraire; car un seul et môme intervalle ne peut admettre que deux extrêmes, et au delà de l'extrême il n'y a plus rien *. La deuxième conséquence, c'est que les contraires relèvent d'un seul et même sujet. Ou bien il y a passage immédiat du premier au second; et, dans ce cas, il faut de toute nécessité qu'il n'existe qu'une matière où l'un s'enveloppe et l'autre se développe. Ou bien le passage est indirect; et alors il faut aussi qu'il y ait une seule et même matière du premier contraire au premier intermédiaire, du premier intermédiaire au second, et ainsi de suite jusqu'à l'autre contraire : quelle que soit la série des moyens termes, le sujet de la divergence totale demeure toujours unique 2. En troisième lieu, les contraires sont nécessairement du même genre. Il y a passage du blanc au noir, de la première corde à la dernière , de la sagesse à la méchanceté 3; mais il n'y en a pas de la science à longueur ni de la couleur à la figure, sinon par accident ^ : la matière renferme comme des cloisons ([ui endiguent le llux et le refUix du devenir.

Page 1