I(L, Ibid., B
4. M, Phys., 0, 9, 265», 22-24; De cœl., A, 2, 269% 18-23 : àXXà {iyjv xal
rpar/jv ye àvayxatov etvai Ty)v ToiaÛTriv «popàv. ïô yàp reXeiov Tcpoxepov Tiji çOcrei ToO àisXw;, ô Se y.ûxXo; xtiv TeYîtwv, eùOeîa 5è YP^H-t^-'ô où'îeji.ta' oûre y^p yj àucipo; (s/^oiyàp àv uépa; xai TeXoç) oute tôiv 7i£7iepa<T[X£V(ov oùSejxta (Tiaaàiv yâp idTÏ XI èxxoî" aO^^dat yàp v/5iyexcn ôuoiavoùv) ; De cœl., B, 4, 286«>, 18-23.
LA NATURK. 1 0 J
les suppose, converge vers un même point qui s*appelle centre, et sans qu'aucun d'eux puisse l'emporter en dimension sur les autres. Tout y est unité, variété, proportion : c'est le type de l'eurythmie K Et ces deux raisons, qui militent l'une et l'autre en faveur de la perfection du cercle, dérivent d'un seul principe. L'être se développe dans l'harmonie. Moins il y a de puissance, plus il y a d'acte; et plus il y a d'acte, plus la nature, considérée comme forme, se conquiert elle-même : plus il y a d'ordre et, par conséquent, de beauté.
Une troisième preuve de la priorité du mouvement circulaire se fonde sur l'éternité du mouvement luimême.
De quelque manière que l'on conçoive la cause première du mouvement, qu'on la fasse intérieure ou extérieure aux choses, on n'y peut imaginer des caprices qui changent brusquement son allure. Elle reste totalement identique à travers l'éternité entière : elle est toujours la même, elle a toujours la même énergie, elle produit toujours le même effet; qar elle enveloppe toujours la même raison d'être et d'agir. Par suite, supposez qu'à un moment donné le mouvement n'ait pas été, et il ne sera jamais ; au contraire, supposez que le mouvement ait jamais été, et il sera toujours-. Anaxagore imagine qu'après une éternité de repos, l'Intelligence est sortie de son sommeil et que, par une sorte de coup d'Etat, elle a imprimé le mouvement à l'immobile chaos.
1. AiusT., Anai. post., B, 7, 92^ 20-21; Met., A, 14, 1020% 35 : Kai xuxXoç TT'iiôv Ti ax^([Aa5Ti àYwvtov; Probl., Iç, 10, 015% 33-36 (?) ; Jîhet., T, 6, 1407^ 26-28.
2. Id., Phys., t>, 1, 251», 20-22 : si 6' ôvta TTpoOîrripxEv àeî xivi^dew; \i.f\ oùaiq;, àXoyov [lèv çaivsTai v.al aÙToGâv £7rt(TTr,(Taatv.
104 ARISTOTK.
C'est là une fantaisie que ne comporte pas la nature des choses. Du moment que rintelligence est demeurée inactive pendant un temps infini, il n'y a plus de motif pour qu'elle intervienne à un instant de l'homogène durée plutôt qu'à un autre; et, par suite, il n'y en a plus pour qu'elle intervienne jamais ^. Empédocle se figure que le Tout passe sans fin d'une période de mouvement à une période de repos, qui est suivie elle-même d'une autre période de mouvement : il assimile le monde à un animal qui a besoin de veille et de sommeil. C'est là une irrégularité dans la marche des choses qui ne trouve de fonde ment nulle part 2. Il n'y a ni hausse ni baisse dans le premier principe du mouvement; et, par là même, il n'y en a pas non plus dans la somme des mouvements que comprend l'univers. Quand un acte disparaît, un autre le remplace : au contraire succède le contraire. De même, quand un corps se met en repos, c'est qu'un autre se met en mouvement; et le même équilibre se conserve toujours. Le mouvement est donc doublement éternel, si l'on peut parler de la sorte : il l'est en remontant, il l'est en descendant. C'est ce qu'ont senti profondément les anciens philosophes : hormis Platon, ils sont unanimes à se figurer le mouvement comme une chose qui n'a pas
commencé^.
Mais tout mouvement ne peut être éternel. Soit un
1 . Arist., l'Iiys., 0, 1, 252*, 10-16 : ... àV/à ixr)v oOSév ye dcraxTOv tûv <pu<ret xai xatà qpufjiv r) yàp ©ûdi; aiTÎa Ttàai TaÇewç. T6 ô' àîisipov npo; Tè àitetpov oùôiva yéyov tytv xci^i; ôè nâda 16yoi. T6 ô* aTteipov ypiivov y)pc|xeïv, elxa xtvYiOvïvaî uore, TOUTOU Se fJLYiSefjLÎav etvai Siaçopàv, oti vOv (xàXXov i^ irpdTepov, [Ayjô' au TivàT(i$iv
IXtlV, OÙ/.£tI (p\><7t(ùÇ ÉpifOV.