‹ AristoteChapitre 91 sur 304 · Id., Ibid · texte numérisé non relu

Id., Ibid

LA XATURE. 105

mouvement qui s'opère le long d'une droite a b. Quand le mobile arrive en Z> , il faut qu'il s'arrête avant de revenir vers a\ autrement, il y aurait un instant oii il continuerait à tendre vers h et commencerait à tendre vers a : ce qui ne saurait être, vu qu'un même corps ne peut avoir au même moment deux directions contraires. Le mouvement « ô -f- ^ « est donc brisé ou discontinu : c'est la somme de deux mouvements qiii sont l'un et l'autre finis *. Or, que l'on multiplie des mouvements finis autant que l'on voudra, le total en sera toujours fini et n'aura de ce chef qu'une durée finie : on ne pourra jamais en emplir l'éternité 2.

Le mouvement éternel ne s'effectue pas non plus sur une ligne composée de droites et de courbes ouvertes; car le même raisonnement revient alors avec la même force. Un tel système de lignes a deux extrémités; et, sur chacune d'elles, le mobile s'arrête avant de retourner en arrière, comme un balancier^.

Il faut donc que le mouvement éternel se fasse d'après une courbe fermée *. C'est alors seulement qu'il peut aller toujours de l'avant, sans jamais rencontrer de termes où il se partage en portions finies^. Et cette courbe

1. Arist., Phys., 0, 8, 26P. 31-34; 262% 12-32; 262^, 1-4; 264», 10-20; Jbid., 0, 9, 265», 20-22 : y) ô' èni t^ç 7Te7tepa<y{jLévTQ; eOôeiaç àvaxàjiTtTouoa (xèv ffuvôSTTÎ xaî 5uo xivrjffei;.

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