‹ AristoteChapitre 94 sur 304 · ïd., Ibid., A, 3, 311% 1-12; Phys · texte numérisé non relu

ïd., Ibid., A, 3, 311% 1-12; Phys

léger au lourd : il leur faut, pour revêtir ces déterminations, le concours dun principe extérieur^. Ils ne vont donc pas non plus par eux-mêmes soit vers le haut soit vers le bas : ils sont aussi impuissants à se donner une impulsion quelconque qu'une table à se promener toute seule d'un bout à l'autre d'une salle ; c'est par autre chose que les êtres inanimés se meuvent de leur mouvement naturel -.

Au contraire, c'est en eux que les êtres animés portent le principe de leurs mouvements de même espèce 3. Mais il ne faudrait point croire que ce principe s'exerce indépendamment de tout acte antérieur. Les animaux agissent toujours sous l'influence plus ou moins indirecte de leur milieu ^. Us subissent à chaque instant tout un ensemble d'impressions sensorielles qui, par le plaisir ou la douleur, le désir ou la crainte, se traduisent en mouvement. De plus, le cours de la vie charrie sans cesse à travers leurs organes des éléments étrangers et devient ainsi une cause perpétuelle de changements : de là des alternatives de veille et de sommeil, de marche et de repos ^. La plupart des animaux ont aussi la faculté d'emmagasiner dans leur cerveau les sensations et les

1. Arist., Phys., 0, 4, 255'», 30-31 : àXXà xiv^crew; àpxriv l^ei, oO toû xivetv oOûè ToO Ttoieîv, à).),à toO uà<T-/£iv.

2. Id., Ibid., 0, 4, 255'', 29 : oTt {xèv toîvuv oùSèv toûtwv aùtà x'.veï éauxo, Sfi)ov, Decœl., A, 3, 311», 9-12.

3. Id., Phys.^ 0,2, 252", 22-23 : xb ôèÇwov aÙTÔ ça{i.£v éauTÔ xiv8Tv;/6îd., 0, 4, 254»>, 15-16 : xtveïtai YàpxoCvov aOxo Oç' auToO ; Ibid., 254", 27-30; Ibid.,Q, 6, 259", 1-3.

4. Id., Ibid., 0,2, 253*, 2-3; 11-13 : ôpôôp-ev vàp àeî ti xivou(i.evov èv Toi T^t^xa Ttùv aufjLçuTwv toOtou 6è xyjç xivTqaeco; oùxaùtà to ^({iov aÏTtov, àXXà lo uepie'xov

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