Id., Met., A
3. 1(1., Pfiys., Y, 2, 202% 0-i) : toOto Ôà iroteT Ot^ei, witts cx(xa xat7rào-/£t... ; De gen. et corr., A, G, 323', 22-28; De gen. an., ^, 3, 7G8", 15-20.
d'intelligence en vertu de laquelle elle prend de l'acte pur une intuition plus ou moins sourde ^ Et par là s'entretient en elle un désir éternel de vaincre la matière, de diminuer l'empire de la puissance, de devenir elle-même plus acte et par suite de promouvoir sous ses modes divers le règne de la bonté et de la beauté; de là un efïort incessant qui produit à la fois et le mouvement des corps simples et les révolutions des astres et le déploiement de la vie : de là le branle universel ^. C'est l'amour du meilleur perçu dans sa réalisation substantielle qui agite le monde entier.
Le premier moteur n'est donc qu'une fin vers laquelle tout le reste gravite ; et, comme fin, il demeure immuable au milieu du mouvement qu'il provoque autour de lui jusque dans les dernières fibres de l'être en devenir ^. Les Pythagoriciens et Speusippe se trompaient en disant que la nature va du moins au plus, du bien au meilleur. Ce progrès n'existe pas. A l'origine se situe le parfait ; et les autres êtres vont se dégradant au fur et à mesure qu'ils s'en éloignent K Anaxagore, au contraire, eut une idée de génie, lorsqu'il vint parler du vouç : il parut comme un homme à jeun au milieu de personnes ivres ^. Toutefois, sa pensée restait encore imprécise. L'intelligence, d'après lui, enveloppait de la puissance; elle ne peut être qu'une forme pure . Il en faisait une cause efficiente; elle ne peut être qu'une cause finale.
1. Arist., Met., A, 7, 1072% 26 et sqq. : ... xiveï oà œ; èptopt-evov, xtvoû[xevov ce Tà).),a xtvEï,
2. Id.f Ibld., A, 7, 1072'', 13-14 : èx ToiaÛTr,; àoa àpvrjÇ T^pTviTai ô oùpavo; xat Tf) ©Vffi;.
3. Ici, De gen.etcorr., A, 0,323% 28-33 ;/6îVZ., A,7, 324% 30-35 ;324'', 1-24.