INTRODUCTION
Nous ne traiterons pas ici le problème assez délicat de la place du Livre IV dans l’ensemble de la Physique. Il nous suffira d’indiquer que les recherches qui y sont entreprises ont été annoncées, dans l'ordre, au début du Livre IIT (1.200 b 12-26). Ainsi, après avoir montré que et comment le changement était possible (Livre I), défini le principe du mouvement et le mouvement lui-même (Livres IT, et II, r. 3), au lieu de pénétrer plus avant dans l'étude du changement, Aristote croit devoir examiner certaines généralités (révrwv xoiva xoi xafékou rücuwv, 200 b 22), linfnif le Heu, le vide, le temps, en vertu du principe posé I, 1. 184 a 20 qu'il faut aller du plus général au plus particulier. Remarquons d’abord que le général représentait, au Livre I, le plus confus par opposition au plus clair (ouyxeyuuéva pällov, 184 a 22); ici, au contraire, il s’agit non pas de ce où tout se retrouve, mais de ce qui se retrouve dans tout (cf. Philop. 348, 29); on analyse donc la notion de mouvement en ses constituants abstraits, sans lesquels il n’y a pas