RENTES, ACTIONS ET OBWGATIONS
377. Rentes. — Les rentes sont les intérêts que le Gouvernement d'un pays, la Corporation d'une ville, une banque, etc., payent pour les sommes qu'ils ont empruntées.
378. Dans les emprunts que font les particuliers, un capital fixe de $100 rapporte un intérêt variable, tandis que dans les emprunts faits par un Gouvernement, une Corporation, etc., sous le titre de débent2i7'es, la 7xnte, c'est-à-dire l'intérêt, est fixe, et le capital qui produit cette rente est variable.
379. On appelle cours d'' émission d'une rente le capital qu'il a fallu verser pour avoir $4, $5, $6 de rente. Ainsi, à l'émission d'un emprunt, s'il faut donner $95.50 de capital pour avoir $5 de rente, le cours d'émission est $95.50.
380. On donne le nom de titres de rentes aux certificats délivrés par le Gouvernement ou par une Corporation, etc. , et attestant le droit à une rente déterminée.
381. Les titres au porteur ne contiennent pas le nom .du propriétaire de la rente ; ils portent un numéro d'ordre et peuvent se transmettre d'une personne à une autre sans aucune formalité.
382. Les rentes se désignent ordinairement par le taux de l'intérêt qu'elles rapportent. Ainsi, on dit: la rente 4%, la rente 6%, ou, simplement, le 4%, le 6%.
383. La rente est au pair quand le cours est égal au capital nominal qu'il représente, c'est-à-dire à $100.
384. L'achat et la vente des rentes se font par l'intermédiaire des agents de change. Ceux-ci preinient un courtage^ qui est généralement 1® è% du capital employé à l'achat de la rente, de l'obligation, etc. Ce courtage est payé et par l'acheteur et par le vendeur.
385. Actions. Lorsqu'une société s'est formée dans le but de réaliser une grande entreprise, telle que la construction d'un chemin de fer, l'exploitation d'une mine, etc. , il lui faut des fonds considérables, qu'un simple particulier ne peut eénéralement pas fournir.
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i*our trouver ces fonds, elle fait appel au crédit public. A CC effet, elle divise la somme jugée nécessaire en un certain nombre de parties égales, ap[>elées actionSy et valant ordinairement $50 ou $100. Les particuliers qui veulent prendre part à l'entreprise achètent une ou plusieurs de ces actions et deviennent actionnaires ; les sommée qu'ils ont versées pour se procurer des actions constituent le fonds social de l'entreprise.
386. Les actions sont donc des titres représentant des sommes versées pour former le capital ou fonds social de l'entreprise.
387. Lorsqu'une société déjà formée a besoiiv de nouveaux fonds pour améliorer sa situation, elle crée des obhgoiions qu'elle vend aux particuliers ; ceux qui les achètent deviennent obligataires.
388. Obligations. Les obligations sont donc des titres représentant des sommes prêtées à une société ; elles sont remboursables par voie de tirage au sort et à leur valeur nominale, c'est-à-dire à un prix déterminé, presque toujours supérieur au prix d'émission.
389. La différence entre le prix d'émission et le prix de remboursement d'une obligation constitue ce qu'on appelle une pi^ime. Parfois aussi les premières obligations désignées par le sort pour être remboursées à date fixe sont gratifiées d'un lot plus ou moins considérable.
390. Les obligations rapportent un intérêt fixe que l'on paie avant de fournir un dividende aux actionnaires. I
39 L Les actions rapportent rarement un intérêt fixe, mais l'actionnaire reçoit tous les ans une partie des bénéfices disponibles. Ce bénéfice, qui est servi à chaque action, porte le nom de dividende.
392. Pour obtenir le dividende annuel, on retranche de la somme des recettes :
1 ^ Les frais d'exploitation ;
2^ L'intérêt des obligations et, quand il y a lieu, l'intérêt garanti des actions ;
3^ La valeur des obligations remboursées dans l'année.
393. Les actions et les obligations peuvent être nominatives ou au porteur ; elles se vendent et s'achètent comme les rentes.
Quand les actions et les obligations sont au porteur, elles sont munies de coupons que l^on détache les una après les autres aur époqaes d«i paiements