‹ Arithmétique universelle de NewtonChapitre 41 sur 104 · PROBLÊME XII · texte numérisé non relu

PROBLÊME XII

Etant données les grandeurs ce Us quantités respectives de mouvemeni de deux corps spherïques qui se meuvent sur la même figne droite et se choqumt ; déterminer leurs quantités respectives de mouvement apris U choc.

La résolution de ce problême dépend des deux propositions suivantes: 1°. C'est que chaque corps éprouve une réaction égale à l'action qu'il a eue sur l'autre, i**. C'est que la vitesse relative pour s'éloigner après le choc , est égale à celle qu'ils avaient avant , pour s'approcher. Cela posé , soient les deux corps ji et B^ et leurs vitesses respectives a et b ; leurs quantités de mouvement seront a A et hB (parce que la quantité de mouvement d'un corps est égale au produit de sa masse par sa vitesse )• Supposons que les^ deux corps marchent du même côté , mais que la vitesse de A soit la plus considérable , et qu'il tende par conséquent à atteindre B ; supposons de plus , que x soit la quantité de mouvement que a A perdra^, par le choc, par conséquent x sera aussi la quantité de mouvement qu'aura gagnée b B. Ainsi , après la réflexion , les quantités respectives de mouvement seront, aA — x et bB + x; et les

vitesses seront, —p- ^^ et ^^ ^* - (*). Or la difFérence des vitesses

(*) Newton vient de dire plus haut, que la quantité de mouvement d*un corps était égale au produit de sa masse par sa vitesse. Donc , si on divise ce produit par ia masse , le quotient sera la vitesse. Oi ^aA — x est la quantité de mouvement de A

après la réflexion ; donc -^ sera sa vitesse après la réflexion : de même

h B -4- M bB -{- X est la quantité de mouvement de B après le choc ; donc j^

sera la vitesse de B après le choc.

après le choc doit être égale à ^ — b^ difFérence des vitesses avant le choc. Nous aurons donc , ^ - ^ ^ "" — ( ""^^ * ^z^a — b. Et

en réduisant, on a, a;= ^^ a Xl * ^^ ^^ substituant cette

valeur de x dans l'expression des vitesses ""^^ * et -^^-i'-^ j la vitesse de -rf devient , après le choc , fAjr^fj:hlil. ^ et celle de

^^ '^ — J j £^^^ ' ^* ^^ d^u^ mobiles allaient en sens directement opposés , il faudrait changer par-tout le signe de b ; et les vitesses respectives de A et de -S, après la réflexion , seraient

j-ttb — :~ ^ ^^ a ITb ^^ ^ ""^ ^" "autre de ces

vitesses est négative , c'est une preuve que le mobile auquel elle appartient est poussé dans une direction contraire à celle qu'avait A avant le choc. On doit entendre la même chose du mouvement de A dans le cas précédent.

Exemple. Soient deux mobiles de matière homogène qui aient , le premier ^ , 3 livres de masse , et 8 degrés de vitesse ; le second B , 9 livres de masse , et x degrés de vitesse , et supposons que ces deux corps marchent dans le même sens. Alors à la place de A, a y B^ b^ substituez respectivement dans les formules les nombres, 3, 8 , 9 , 2, et

AA^dBA^xhB ■, . ^ . 2a a — * A-X^h B ^ a . .

T+T d^v^^'^^ = — I , et ;j^pfC =.5. Ainsi ,

après la réflexion, A retournera en sens contraire avec un degré de

vitesse, et B continuera son mouvement dans sa première direction

avec 5 degrés de vitesse.

io8 DELA RÉSOLVTION

Page 1