‹ Armand Durand ou La promesse accomplie [microforme]Chapitre 11 sur 26 · ÇA RER · texte numérisé non relu

ÇA RER

REP RE ETES NE REA SR Ter der a

j'ai vérilablement peur que vous et ma cieuse fille ne soyez très heureux ensembk —Il est trop tard à présent pour penseri trop tard pour se rétracter | mur mun Depuis bien des années j'ai résolu qu’elle, ia femme : j'ai reposé mes. espérances, cœur et mes désirs sur ce rêve; je ne l’abandonner aujourd’hui, quand bien mé devrait me rendre malheureux !

Probablement que l’astucieuse mada Beauvoir savait cela, car elle ne se sera hasardée à se jouer d’un parTidont elle es la valeur à un si haut degré. Elle avait le caractère de Victor de Montenay et e venue à la ferme conviction qu’en faisai un peu d’indifférence, elle avance”ait bie son projet favori, qu’en montrant trop pressement. | Quelque temps apres sa sortie du coll Montenay avait formellement demandé k de Gertrude. Flattée par les attentio cavalier fort élégant recherché par la moi jeunes filles du même âge qu’elle, et in par les conseils et les arguments de sa mi appréciait tout particulièrement la fort jeune homme, elle penchait vers cette On prit un engagement, lequel fut le f

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bires d’une nature moins amicale et déns uels Gertrude montrait toujours la caprise indépendance de son caractère, et son ré son arbitraire jalousie. a.

In jour, à la fin d’une de ces querelles, A.

rude changeant tout à coup un accès de blots en un silence plein de froideur, inforeux qui l’écoutaieni tout étonnées, madame Beauvoir et Victor, que l'engagement était pu, et que dorénavant elle se considérerait i libre que s’il n'avait jamais existé.

vain de Montenay, qui était réellement | hé à elle, implora sen pardon; en vai ï ame de Beauvoir, alarmée du danger de re un si bon PARTI lui fit des remontrances gronda : la jeune fille demeura inexcrable, lement, plus par sympathie pour les larmes Bi mère (madame de Beauvoir en avait tou- Ds à sa disposition) que pour les sollicitations ictor, elle consentit à une espèce d’engageà conditionnel, par lequel il était stipulé que cun d'eux ne changeait d'idées avant la fin nnée,le mariage aurait lieu ; maïs en même 7 24 s, il fut convenu que chaque partie resterait + i d'en agir comme elle le trouverait bon. H rés cet arrangement, les choses se passèun peu moins orageusement entre noi

vous et ma Œ ‘eux ensemble pour penseri et murmu résolu qu’ellet s- espérances, : rêve; jen uaud bien m ux |!

cieuse. mada lle ne se serd ri dont elle es é. Elle avait ontenay el «ils qu’en faisat avance”ait bie ontrant trop

sortie du collà t demandé |

les attentio hé par la moi u’elle, et inf ents de sa mn ment la fort it vers celle quel fut le £

deùx jeunes gens. Il devint moins exigeant, conséquent elle fut moins irritable. Partoul l’on voyait Gertrude, on était certain de tro de Montenay ; il la suivait comme son on On regardait généralement, dans le cercl ils élaient, leur mariage comme une chose, laine,et de Montenay proclamait partout l’:f comme un fait décidé, pensant que cette dés che serait un moyen très efficace de ten

l'écart les autres prétendants.

Durand fut un homme heureux lorsqu

vit installé de nouveau dans sa maison, avec pipe et tabac devant lui, au n

de ses vaillants fils qui souriaient de wi

tante Ratelle déjà occupée à raccommoder l&

hardes déchirées, tandis que lui-même é« les discussions enjouées et aimées qu'ils at ensemble.

Paul s'était laissé entraîner à une vi diatribe contre la vie de collège, et fais

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mes énergiques l éloge de la carrière agricole, si que du bonheur qu'y trouve le cultivateur. Ainsi donc, lui dit son père;,tu es déterininé e plus retourner au collège pour y terminer études, à moins d'y être forcé? Tu veux brasser de suite l’agriculture ? & Oui, [è-e: c’est la vie pleine de liberté et rrément qui me convient. Je ne veux pas me dre tout à fait bête dans ces sombres cachot: on appelle bureaux, à étudier les doctes fessions, à me barbouiller les doigts d’encre, e fatiguer l'esprit pour écrire des thèses et À: ndre des notes | RUE

-Tu devrais avoir honte, Paul, de parler Bi! intervint madame Ratelle. Après avoir Mé tant d'argent à to père et été si longos au collège, tu devrais avoir acquis un É d'amour pour les livres et la science.

Les livres ! vociféra Paul, oh ! j'en ai assez toute ma vie, et je ne crois pas jamais en ir, du moins avant que je sois grisonné, ou } m’.rrive d’être nommé commisgaire d’écoju marguillier. ï brand fumait tranquillement sa pipe. Ces Ë ments ne lui déplaisaient pas, malgré les 4 Mes considérables qu'il avait dépeusées pour pi

ration de ce fils qui en tenait si peu compte. À

ins exigeant, able. Partoil ertain de tro mme son on dans le cercl 1e une chose it partout l'ai t que cetle dés fficace de te

eureux lorsqu

s sa maison, lui, au n

riaient de voi accommoder le Jui-même éct mées qu’ils at

er à une vi lège, et fais

ne

Il avait toujours eu le secret désir de voir | de ses fils lui succéder dans la direction de grande et belle terre dont la prospérité le dait si fier : le robuste Paul paraissait être, sa force et ses goûts, celui des deux qu'il lui lait pour cette position.

—Dieu soit loué, interrompit encore mad Ratelle en faisant un mouvement de tête, mes neveux n'aient pas les mêmes sentima Du moins, Armand sait apprécier les avan de l’éducation.

— Oh ! Armand, répliqua Paul avec in c'est un génie, ou, si vous aimez mieux, un geur de livres. M'est avis qu’il suffit d’ena un de celte espèce dans une famille !

Armand soûriait d’un air de bonne hum mais Ja tante Françoise reprit avec sévérité:

—Oui, un de cette espèce, c'est autant qu destinée puisse favoriser notre maison, car mon jeune neveu, tu n'as certainement au inclination de ce genre.

—Armand, de quel côté penchent tes id demanda le père.

—Eh bien, je pense d’abord à ce quel appelle un sombre cachot de bureau.

pourrai épousseter les pupitres et les tabou

en attendant que je devienne juge ou procure

général.

b. | ARMAND DURAND. 439

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lésir de voir Tu n’as pas besoin de rire, Armand, en dila direction dt cela ! reprit avec gravité madame Ratelle. rospérité le meiques-uns des plus grands hommes du Caarais<ait être, da ont été des fils de cultivateurs, et je pense

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deux qu'il lui e tu as autant de chance qu'un autre. Dieu

erci ! le talent naturel ei la persévérance renit encore mad atrent souvent leur juste récompense, même ment de tête, Sbns ce monde méchant... Mais il faut, mes êmes sentimehrcons, que je voie à préparer pour votre sou-

cier les avantr de bons biscuits que vous saurez apprécier, ge ou cultivateur.

Paul avec ir Le même automne, Armand fut installé dans 1ez mieux, un bureau de Joseph Lahaise, avocat éminent de il suffit d'en aontréal, homme affable, doux et honnête. De amille ! bn côté, Paul, tout joyeux de se trouver. enfin e bonne hunklivré de son esclavage de collège, se levait au avec sévérité Moint du jour et partageait avec son père les:trac'est autant quéaux de la ferme, y déployait une ardeur et y maison, car Mouvait une jouissance qui firent beaucoup de taincment audlaisir à celui-ci. Le fusil et la ligne ne furent Ms non plus négligés, et quelquefois, lorsque enchent tes idBurand le voyait revenir après une demi-jour- Be passée en excursions de chasse ou de pêche, d à ce que MS qu'il contemplait sa charpente athlétique, sa bureau. LBbuste santé, montrant tant de capacités pour rs et les taboutis âpres jouissances de la vie, il ne pouvait uge ou procuÿempècher de penser, en soupirant à son autre

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fils qui était à sécher sur des livres ennuy dans un obscur et triste bureau. Alors il se nait presque à désirer " "Armand eût fai autre choix.

Voyons maintenant comment ce dernier commodait de sa nouvelle position.

L'étude du droit, quoique sèche et pk d'aridité ne lui déplaisait pas trop ; pui père indulgent, aimant à faire les choses co nableinent, lui donnait assez d'argent pour contrer amplement ses besoins, lesquels étai à la vérité, raisonnables et modérés. 11 den rait chez une respectable mais humble fan où il n’y avait pas d’autres pensionnaires:

repas y étaient excellents et abondants, le sans réplique, et madame Martel, l'hôtesse,!

lait par sa politesse et par ses manières.

La vie ne pouvait certainement s'ouvrir} les deux frères d’une manière plus agréal Se pouvait-il qu'il y eût des écueils sous eaux aussi limpides, du moins pour l’un de

Madame Martel n’avait ni fille, ni sœur !

épousseter les ornements en faïence qui ornà sa corniche, ou pour arroser et taille les gé

- niums et les rosiers de tous les mois qui fleu

saient avec tant de profusion dans ses fenêtre vitres petites et prapres. Cependant, Armi

enant un jour à sa pension, quelques se- ; ines après qu'il s’y fut installé, aperçut, en k rendant à sa chambre, dans la salle d'entrée, : e jeune fille occupée à coudre près de la fetre.

Lorsqu'il entra, elle ne releva seulement pas lle, et tout ce qu’il vit en jetant un rapide 1p d'œil sur elle fut qu’elle était gracieuse de Île et extrêmement bien mise. Cependant, | souper, madame Martel la lui présenta.

Ma cousine Délima Laurin, dit-elle, qui 4 nt demeurer ici quelques jours pour m'aider js ma couture. 4 Armand la regarda avec assez d’insouciance. | S traits étaient délicats, elle avait des cheveux jrs comme le jais, des yeux superbes, une |.

ire d’une symétrie parfaite, qu’une élégante its lette faisait ressortir davantage : cette toilette :

it encore plus surprenante que sa grande juté, chez une personne de sa condition gré tout cela, cependant, lorsque le repas 14. , sans s'arrêter un instant et sans montrer la

livres ennu , Alorsilse nand eût fai

it ce dernier:

tion.

sèche et pk s trop ; puis les choses co ’argent pour , lesquels étai dérés. 11 den s humble fan pensionnaires:

bondants, lel tel, l’hôtesse,l manières.

ent s’ouvrirh e plus agréal écueils sous pour l’un d'a Ile, ni sœur

tar ndre contrariété et le moindre regret, il i ence ul 1 * é . e. Q % 4 los À la à sa petite chambre où il tint compagnie k aille les gé Ë "othier et autres illustrations du droit. L

mois qui fleuf ans ses fenêtre näant, Armi

juelques semaines après, Délima était encore i z madame Martel, toujours occupée à la cou- "À

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149 à ARMAND DURAND.

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