‹ Armand Durand ou La promesse accomplie [microforme]Chapitre 2 sur 26 · QE · texte numérisé non relu

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petit groupe qui était sous les arbres ne pui

soupçonner aucunement son approche. Il es probable que, s’il en eût été autrement, la scène

dont il fut témoin eût reçu quelque modification en se développant. La gouvernante, pâle el

triste, était assise sur uu petit tabouret de jardin tenant entre ses mains un livre à demi fermé, Son plus jeune élève était à côté d’elle, manifes. tant, par le rire et les regards, sa haute appro. bation de la conduite rebelle de son aîné qui se tenait menaçant devant la gouvernante et infor. mait celle-ci qu'il n'apprerdrait plus rien d'elle parce que sa mère avait souvent dit qu’elle étai incapabie de les instruire, qu’elle ne savait comment diriger ou élever les enfants.

Avec une merveilleuse douceur la jeune fill répondait que, lors même que madame Luboi aurait dit cela, il devait apprendre d'elle et lui obéir jusqu’à ce que sa mère se fût procuré une autre gouvernante, et que le devoir la forçail d'iusister pour qu’il apprît ses leçons dans lesquelles il était arriéré.

—C'est votre faute! criait le petit rebelle Maman dit que nous n’apprendrons jamais rien tant que nous n'aurons pas de précepteur «| qu’elle va nous en amener un demain ; seule.

ment, elle ne sait que faire de vous. Personn ne vous mariera, car vous n'avez pas de dot,

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Paul était d’une tolérance excessive pour les piègleries des enfants. Peu de prairies étaient ssi envahies que les siennes par les petits eurs de fraises et peu de pruniers aussi imnément dépouillés de leurs fruits, et souvent voisins le prenaient à partie parce que sa trop inde indulgence avait un effet démoralisateur F la jeunesse du village; mais à toutes ces

ontrances il répondait qu'ils ne devaient pas blier qu'ils avaient été enfants, eux aussi. Cepdant, cette fois, il ferma ses mains avec vioce, pendant qu'une interjection qu’il vaut pux ne pas répéter ici s "échappa de ses lèvres. ignant de perdre possession de lui-même et le ne savant qu'une intervention de sa part dans la

bres ne pul oche. Il es ent, la scène modification nte, pâle e ret de jardin demi fermé.

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nt dans une sis allée de sapins; arrivé ilieu, il se jeta tout de son long sur la pee, et prenant son mouchoir, il s’en essuya ont. 1l paraissait vivement agité; mais Paul and ne se laissait jamais aller au soliloque jorle que après une demi-heure de réflexion fonde, il se leva et revint lentement à l'ent où il avait laissé Geneviève.

Ile y était encore, les yeux attentivement s vers la terre, et un air plus fatigué, plus

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