‹ Armand Durand ou La promesse accomplie [microforme]Chapitre 9 sur 26 · CR ÉTES · texte numérisé non relu

CR ÉTES

l elle était et respirat ée de ses a , nonchala

ls partirent bientôt ; et malgré que les comres s'émerveillassent de l’infatuation de Paul ‘égard de sa femme et du profond aveuglent qui l’empêchait de s’apercevoir du peu de vices qu'elle lui rendait et de sa parfaite inu-

omment vité dans la gouverne de sa maison, elle alla 4 À: chemin, plus chérie et plus choyée que % et fondant ais. :

n an ne s'était pas écoulé depuis cette

dre plus lofScaque que la coupe du bonheur de Paul fut

al, Paul, uSmplie jusqu'aux bords par la naissance d’un

ra sa femuAucun noble portant des titres glorieux et

t: Bunirant après un héritier qui portera son nom :

ève, que luBBnoré depuis des siècles, aucun millionnaire

réable et MSkireux d’avoir un fils pour lui transmettre ses e femme ? ES menses richesses, ne se réjouissent plus de la opos de s@issance d’un garçon que l’humble paysan ta patiencBnadien, soit que lui aussi aime à voir son nom e si tu étailscur mais honnête conservé’ dans l'avenir, re la plus St qu'il sache que le bras vigoureux d’un fils out cela d& portera assistance dans les travaux des n voiture EBamps, alors que le grand âge rendra ce se-

laisserons. BSurs presque indispensable.

gner quelqéS Mais, hélas ! la joie de Paul, comme tous les dre aussi fi yons du soleil sur cette terre, fut de courte

brée ; car la santé de Geneviève toujours frêle

tt CPR nee nn

et délicate, ne se remit jamais après la naïissan de son enfant. Elle devint plus faible de jo en jour ; en dépit de l'affection et de la te dresse pleine de sollicitude dont l’entourd

mais

des €!

Peu!

ande

Paul, en dépit mêine des liens de son ao, card

san: borr:: pour son mari el son enfant qui tena:: ::":'temert attachée à l’un et à l’aut

> toute arlageë

l'heure ‘u dérart arriva ; et patiente, résigné Miblesse

elle exhala doucement la vie entre les h puissants de son mari qui lui avaient ouvert asile si sûr et si doux depuis qu'elle avait con: leur protection.

Ah! Paul Durand, alors que vons: étiez asii seul et le cœur brisé dans votre chambre, sa que nul autre bruit que le tic-tac monotone À l'horloge du coin ne vint en rompre le silent mystérieux, et que regardant en arriere, vo vous rappeliez la fatigue et la langueur qu'el apportait de temps à autre dans ses démarche et ces teintes rosées qui montaient à ses joues 4 s’en effaçaient tour à tour silôt qu’elle entrepr nait un effort léger ; vous deviniez je secret À ce manque d'énergie dont l'avaient blâmée souvent les langues des fainéants ; et vous rt merciez Dieu du fond de votre cœur de ce q jamais vous ne lui aviez adressé aucun reproch ai aucun mot de raillerie à ce sujet, de ce q

Maiot ré vol tte da

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Ce n’é Ilage e aison eur : il eux ch tend Sins pl enloure norant:

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t, de ce qu

mais vous ne l'aviez poussée à des exercices et

des e:'orts qui euxscnt dépassé ses forces.

Peu! être celie nensée était-ciie Ja plus

ande cot solation de Durand, aussi bien que D: caresses dont il :ntourait son enfant, doué

> toute la délicatesse des traits de sa mère, et

rtageant peut êlre, cela était à craindre, sa Miblesse de constitution.

| Maintenant, dans son isolement, Pauk eût dé-

ré volontiers la compagnie de sa sœur ; mais

te dame très digne, fatiguée de ses habits de Buil avait déjà consenti à les échanger contre ès vtement: de noces, elle devait épouser dans elques mois un respectable notaire quelque eu avancé en âge, mais ayant une bonne ientèle et un caractère pacifique : deux points ir lesquels madame Chartrand avait pris grand in de se rassurer avant de donner aucune répnse affirmative.

Ce n’était pas tant parce qu'il craignait le gasllage et le désordre dans l'administration de sa aison que Paul désirait la présence de sa eur : il était parfailement accoutumé à ces eux choses-là ; mais c'était pour son enfant. tendre petit nourrisson avait besoin de Lins plus judicieux que ceux dont pouvaient entourer la tendresse capricieuse et la société norante de domestiques.

Une fois convaincu qu'i! n’y avait plus d'espérer que Madame Chartrand viend vivre avec lui, il résolut de se remnarier.

Ah! quel honte! s'écriera peut-être quel,

lecteur. Comment pouvait-il oublier si vitek

jolie jeune femme qui s'était reposée, com dans un nid, à son foyer et sur son cœur ?

{l ne l’oublia pas ; et de longues années ap à l'heure solenaelle où les dernières scènes sa vie se retiraient de devant ses yeux obscur par l’âge, l'espérance de la retrouver dans

monde weilleur absorbait encore tous ses regrl Rat, jo Dn'il fer

terrestres.

- Ce ne fut que par amour pour Genevii que Paul chercha une mère pour son enfant,

cette pensée seule à l’exclusion de toute autre,k

guida dans son second choix.

Sans se soucier de la jeunesse, de la beauté

de la richesse, il passa en revue plusieurs fill

aux yeux clairs, aux lèvres roses, qui aurai

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j n'av jt ain s la

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ès recol brs Pau ils, elle rester £ e d'isol Le sec ûlante jode pa cette us der

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r Genevi son enfant, oute autre,

e la beauté

lusieurs fill

qui aurait

. ARMAMD DURAND. 77

ontiers accepté sa demande et en choisit une n'avait pas une grande beauté, mais qui it aimable, vertueuse, et déjà considérée s la paroisse comme une vieille fille; en ail avait la ferme conviction qu'en autant e la chose serait possible, elle remplacerait près de son fils qu’il idolâtiait, la bonne mère celui-ci avait si prématurément perdue.

Le jour qu'il demanda Eulalie Messier en riage, il lui expliqua franchement les raisons jur lesquelles il se décidait à changer son

Bt, ajoutant qu’il l’estimait et la respectait, et D'il ferait tous ses eflurts pour faire un bon ri, mais il ne lui dit pas un seul mot d’a-

Dour. Eulalie fut partaitement sntisfaite, et ès reconnaissante envers la Providence et en- Brs Paul ; car sans dot et sans attraits personls, elle semblait irrévocablement condamnée rester seule, ce qui équivalait selon elle, à une e d'isolement et d’un labeur sans fin.

Le second mariage de Paul eut lieu par une ûlante journée de juillet, mois aussi incomjode par l’ardeur de la chaleur aux habitants cette terre ‘‘ de neiges et de glaces” que si pus demeurions sous les tropiques.

D Plusieurs de nos lecteurs peuvent se rappeler

juimitsble description que nous donne Dic-

kens, dans son Little Dorrit, d'une jou de chaleur passée à Marseille; il représe les pavés comme brâûlants, les murs si cha qu'ils font lever des ampoules, pendant que piétons se morfondent pour trouver une t( petite lisière d'ombre afin de sauver leur vie échappant aux rayons étouffants et enflam du soleil.

C'était exactement une température de genre qui régnait à Alonville le jour en q tion : pas la plus petite ride sur la surface u et claire de notre magnifique Saint-Laurent q roulait majestueusement tout près de là, et : laquelle se reflétaient comme dans un mir les charmants villages qui sont coquetteme assis sur ses bords; pas la plus petite brise «4 tait les feuilles, l'herbe et les fleurs sauva qui bordaient la route et dont l’immobilité le donnait l'air d’être peintes sur la toile. L prairies nouvellement fauchées ressemblaient: Sahara, les chaumes jaunis renvoyaient | rayons ardents du soleil qui les surplombaienl et les champs étaient tristes et désolés; le plantes, penchées moins par le poids de leu épis que par l’impitoyable chaleur, paraissaiet demander pitié, ainsi que les bêtes à cornes les moutons qui haletaient sous le maigre on

ge de > arb r côté abeil terelld nt me restai Bon n ent al en à que P itet m Bientôt

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isanter ts, sin re, on il ne f se pui paul at bnd m:

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rature de jour en q a surface ut it-Laurent q de là,ets ns un mir coquetteme tite brise « eurs SAU va imobilité le la toile. L semblaient:

voyaient le

rplombaienl

désolés; le ids de leu paraissaiel S À cornes { maigre où

ge des clôtures et des bâtiments et des quel- » arbres éparpillés ça et là sur la ferme. De r côté, les insectes jubilaient, les mouches et abeilles bourdonnaient, les cigales et les terelles gazouillaient à leur façon, et leur nt monotone remplaçait celui des oiseaux restaient muets dans le feuillage flétri.

on nombre de voitures dont les chevaux

Micnt attachés aux nombreux poteaux comme

en a ordinairement sur la place publique de que paroisse, se trouvaient devant l'église du jt et modeste village.

Bientôt les propriétaires de ces voitures sor-

2nt du lieu saint, et après un vif échange de

santeries et de folies qui les rendit indifféts, sinon insensibles, à l’étouffante atmosre, on se dirigea vers la maison du marié, il ne fallait pas penser à se divertir chez l'ése puisqu'elle était pauvre.

Paul aurait de beaucoup préféré célébrer son nd mariage sans éclat, comme le premier ; s ses amis s’élevèrent si énergiquement et tant d’indignation contre un procédé si raire aux usages de la société, qu'il fut vé de sacrifier ses goûts aux leurs et de er aux exigences de la coutume. | as n'est besoin de dire que le matin du jour.

dien stunt:

haleu a tab avait édicité se re ment IsseS, tes, dé ltes l'on !

| À des boute Boier P u haut , Paul s rien D mari ji tran

en question, la résidence de Durand avait mise, de la cave à l'attique, dans un tout à fait brillant et hospitalier. De gros quets disposés dans des verres où des pi avaient été placés dans tous les endr disponibles, et urte longue table recouverte d'il nappe de toile du pays étoit remplie de vuisx et de verres.

Dès que la joyeuse compagnie fut entrée di la maison,les femmes se rendirent dans la ch bre à coucher pour ôter leurs grands chapeu de paille et défripper ieurs robes d’indienne,| et chacune, à tour de rôle, alla se lisser les ci veux et se regarder dans l’unique miroir, lequ pour les remercier, leur renvoyait leur resse blance d'une manière si difforme et «i décou geante, que non seulement cela suffisait po guérir la vanité cachée qu'aurait pu posstl celle qui s’y regardait, maisencore pour en fa reculer quelques-unes d'épouvante. derni On se passa généreusement les pots de ciants ei et de bière, ainsi que du sirop de vinaigre rire sFsurage Ryrachimgol que chaque aug} >, (UO

4 ne te a mg ne +

e) Nos lecteurs sont priés de se rappeler que ceci ; passait dans l'enfance de notre héros. Depuis lors, it (RC * 4" convauir que les modes out fait dans nos campagae vec le rapides progrès.

) ropre

ARMAND DURAND. gt

| dienne sait faire à la perfection, —et peu rand avait à. ts après, au milieu des observetions sur dans un &Sicur et les récoltes, on se plaça à l’entour De 8rOS D, iuble. Après que le curé àu village à qui où des ph ait donné la place d'honneur eut récité le les endn dicité, on attaqua résolüment les plats friands couverte d'u se trouvaient devant soi. Lu table en était lie de vais, ont surchargée : c'élaient des volailles, des isses, des porcs frais, des crêpes toutes fuut entrée de. des tartes, du miel, des confitures et des dans la chiites surchargées de ces fameuses beignes nds cha pei l'on trouve toujours sur les tables canadiend'indienne, | À des distances raisonnables étaient placées lisser les bouteilles de rhum et de vin Sherry, ce iroir, lequé;cr pour les dames.

l leur ESS u haut bout âe la table se trouvaient les mael ui décou . Paul paraissait calme et tout à fait à sou aise, susait ps rien ne pouvait égaler le superbe aplomb U pu poss a mariée qui était assise à sa nouvelle place, pour eu Ge; tranquille que si elle y eut été depuis les . | dernières années. Ses cheveux, vraiment pots de CS ants et abondants, étaient simplement relevés € VINalgrérrière de ses lempes : on voyait que sa toiue ménagé >, quoique sans reproches sous le rapport de de die cor propreté, de la décence et du bon goût, avait essairement été choisie plutôt pour la durée,

puis lors, ilf Ps —.

campague: MB vec le même dédain pour la parure qui dis-

nn

tinguait son digne mari. On lisait sur sa fig gross ane-expression de franchise, d’honnêteté econ « bonne humeur. Elle écoutait avec une impdls la ble tranquillité, et sans rougir ou van Eu 2mbarrassée, les plaisanteries et les quoi; lui que l’on disait sur son compte. Enfin le bel es le la bande, après avoir épuisé, à son intenii :t sans succès, toutes les flèches de son carqu déclara à son voisin qu'il aurait plus de ph à faire. endèver sa grand’mère. L'hilarité dé pa zaieté générales ne furent aucunement interrdk Agranc pues par sa déconfiture, et les conversation@inren les chansons continnérent leur train: l’appiiht sur de chacun était aussi aiguisé que dans les j De ur les plus froids de l'hiver. A la fin on se lew table, et pendant la confusion occasionnée pa changement de sièges, et tandis que les hom chargeaient leurs pipes à même leurs lag Durand fit à sa nouvelle femme un signe qu comprit, car elle se leva aussitôt et le su tranquillement à travers ua étroit passage Sice, |: aboutissait à un escalier conduisant à la palla jou supérieure de la maison. Quoique le plafond de s füt bas, il y régnait comme en bas un airkean, bien-être. Un bel enfant de deux ans dormi Oui, dans un berceau garni d’un drap de grosse tien r d’une éclatante blancheur. Penchant légèren@Buis se

a fe Pb: sa ÿ jeur metta

pein rit :

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it sur sa fig 1onnêteté et ec une imp ir ou par et les quoli nfin le bel es à son inteni de son carqu

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grosse main brunie par le soleil sur le front son enfant, il dit avec un léger tremblement hs la voix :

Eulalie, mon enfant est sans mère, voulez- 1s lui en tenir lieu, voulez-vous ?

a femme regarda le petit dormeur sans rien e: sa figure était très agréable et quoique ÿ jeune, la parfaite régularité de ses traits mettait pour plus tard de la beauté. Rélé par le toucher de son père, l’enfant ouvrit grands yeux qui, ombragés par de longs cils,

inrent plus foncés, et les jeta avec étonne-

t sur cette figure de femme étrangère pen- Be sur lui. Durand, un peu surpris et neut-

> peiné du silence qu'avait observé sa femme, rit :

Vous ne m'avez pas répondu, Eulalie ! Estue vous ne serez pas une mère pour mon.

t garçon ?

]ue légère rougeur passa sur les joues de la iée, la première rougeur qu’on eût aperçue Ja journée sur sa figure, quoique ce fût le de ses noces. Elle s’agenouilla à côté du ean, et embrassant tendrement l’enfant :

Oui, dit-elle, que Dieu me fasse la grâce bien remplir mon devoir envers lui |

uis ses lèvres furent agitées pendant un ins-

ait p pns de gré ce nter leur ét table.

t, et la Dinsta pe ho ire de isants s d'un pirs pi que ple ett a qual Meur pi es noce

tant, soit par une prière ou une rromesse si cieuse, et lorsqu'elle se releva ses ren qui, selon lui, la rendaient plus belle que si roses et des fossettes eussent remplacé su figure les maiques des soucis et de la fatigu Les nouveaux mariés allèrent rejoindre ke invités, le père portant son garçon qui, com de ruison, avait été pour l'occasion vêtu de ses plus beaux habits, et madi Durand soutenant avec sa sérénité ordinaire nouvel orage de compliments et de railleries accueillitson retour. Après que le petit Armi eut été admiré et caressé,- quelques dignes da étouffaient leurs soupirs pendant qu’elles murmuraient à voix basse le mot ‘‘ belle-mè:

qui est généralement regardé comme de m vais présage,—il fut remis à la fille qui en af soin depuis la mort de sa mère, et qui étaiti porte, se refrognant chaque fois que quelque. par touchait à son petit nourrisson : car ce jour akas jour de joie pour tout le monde, son hung, |. était plus aigrie qu'à l'ordinaire, non pas k

: irent } par les divertissements que par la circons SL mé particulière qui leur avait donné naissance.

Ainsi se passait le Pa as ef Étite à plus en plus, et un des invités disait en fo, :

de reproche que la grande rivière ne leur®,, qu

AXMAND DURAND. 85

‘romesse si a ses reg elle que si mplacé sur le la fatigue rejoindre le nn qui, cor l’occasion

, et mad té ordinaire le railleries e petit Arm es dignes dat nt qu'elles ‘6 belle-mè mme de m

Ile qui en a@$ et qui était!

ait pas une bouffée d'air pour dissiper les ons de fumée qni sortaient de leurs pipes.

ré cela, on continua à manger, boire, fumer, nter et danser. Danser par une pareille Jeur était une espèce de suicide presqu’inable. Tout le monde était enchanté cepent,et la gaieté générale ne se ralentit pas un l'instant. Malgré que le médecin du village, he homme non marié, fût avec son frère, ire de Montréal, encore garçon, tous deux hsants et agréables, au nombre des invités, s d'une poitrine féminine se souleva en pirs par le regret que la nouvelle mariée, que ses traits n’'eussent rien que de très ple et malgré le titre de ‘‘ vieille fille ” dont a qualifiait en arrière, eût pu s'assurer le leur parti d'Alonville.

es noces durèrent une semaine, un jour chez qe quelqu les parents des nouveaux mariés, le lendeusés dde chez un autre. Enfin, quand tout le

, Son Run» ft bien rassasié de plaisirs, les choses ï' NON PS irent leur routine vrdinaire, et il s'établit | à CITCORSUE Le ménage de Durand une tranquillité par-

naissance.

leil brùlait isait en fo e ne leurt

ulalie était si singulièrement taciturne et ment à ses affaires, qu'il n’y avait aucun ue qu'elle fit oublier à Paul, sa première

femme ; elle pouvait passer des heures entit avec son mari sans lui dire un seul mot, ou:

l’encourager à parler. Mais en revanche, :

était une ménagère bien rare, et sous ses «

la laïterie, la basse-cour et le jardin prespé. aussi bien que sous ceux de la digne mèreÂ

de Paul elle-même

Mais le cœur de s’homme est difficile à « tenter. Que de fois Paul, au-milieu de la sa faction, de la propreté et de la prospérité

l'entouruient, se reporta avec envie et le c@

brisé par la douleur au temps de bouleve ment que l’amour et la société de la femme aimée qu’il avait perdue si jeune avait couv en un temps de bonheur !

Il reconaaissait cependant le vrai mérite, rares et excellentes qualités de la serondet dame Durand, et elle, ne lisant jamais dans replis de son cœur, s'assura qu’il était un plus rares et des plus dévoués maris. Elle a de suite le petit Armand de toute la force de âme, et quoique, naturellement, elle ne fi mais voir ses sentiments intimes, elle le cart et le chova avec tout le dévouement dont bonne mère est capable.

Le temps arriva où elle eut un second el à dorloter‘* mais lorsqu'elle eut rendu Du

de d'u distind ut pas celle (s.

out ssant { | comt Lun dé bonh sque | enleva

il com

le. Un

froide pr brise

de sant D femm Bmière,

tremp Le jour t assis qu'il x enfat Il étai melar mariage

eures entire d’un gros et robuste garçon, elle ne fit pas 1 mot, ouddistinction entre les enfants, et le petit Paul

revanche, MBut pas de plus que son frère Armand une sous ses scelle de son affection et de ses soins vigia prespc "ts.

igne mèéreRout naturellement cette naissance fut un ssant trait d'union entre le mari et la femme, liMcile à cl commençait à ressentir pour elle plus d’intéeu de la 8 un désir plus inquiet pour sa santé et pour prospérité bonheur qu’il n’en avait éprouvé jusque-là, vie et le c@que l'inexorable mort vint de nouveau et le boulevenenleva sa seconde femme, juste au moment la femme bil commençait à se sentir sincèremeut attaché avait cou'@Blle. Une fièvre maligne qu’elle contracta dans froide et pluvieuse saison d'automne suffit rai mérite Br briser cette active et forte constitution pleiseconde dde santé et d'énergie, et le corps de la deuxièamais dant femme fut déposé auprès de celui de la | était un Bmière, deux courtes années après qu’elle ris. Elle ait remplacée comme épouse.

la force de jour de l’enterrement, pendant que Paul elle ne fithRt assis avec ses habits de deuil et qu’il penelle le ca qu'il était à présent chargé du fardeau de ent dont SRx enfants sans appui au lieu d’un, tandis que il était plus seul que jamais, il prit en luine la résolution de ne plus se hasarder dans mariage, mais quelque chose qu'il arrivât,

second en rendu Du

d'essayer à combattre seul el sans compagnel,. L combuts de la vie. s, et Cependant, la destinée lui tenait une cie

pensation en réserve. el tra Quelques mois plus tard Henri Ratell, mari de sa sœur, paya la dette de la nat tendrement soigné jusqu'au dernier jour pal an femme. La nouvelle veuve écrivit laconiqéS, écal ment à son frère : ‘Paul, me veux-tu ?” à qu r répliqua brièvement : ‘‘Oui, sans délai,” et où sal vint. ait aut —Voi: :, frère, lui dit-elle en arrivanhée il était écrit que nous vivrions ensemble. nt de [ deux, nous nous sommes mariés deux { presque, paraît-il, pour éluder cette desti

mais cela devait être. Si tu es satisfait, je suis | |

Paul l'était amplement, et il lui donna pl autorité de conduire son ménage. Elle se mi tra digne de la confiance qu’il reposait en « surtout dans les soins judicieux qu’elle pop,ul D aux petils garçons de son frère. Son union te tai

vait jamais été consacrée par la maternité, dt des

boune nature s’émouvait de compassion sur@}ité, et

deux enfants confiés à ses soins, comme alion d

avaient elé les siens propres. Il n’ét Ceux-ci différaient autant par leurs mani

} compagne ait une ««

ri Ratelle, de la nat ier jour par ivit laconic -tu ?” à qu y délai,” eti

en arrivant asemble.

iés deux cette destit salisfait, je

i donna pk Elle se mi posait en e qu’elle por son union!

aternité, d assion sur s, comme

eurs mani

EEE

Leurs penchants que par leurs caractères physi-

s, et pendant qu’Armand avait la fragile et sitive beauté de sa inère et qu'il était paisiet tranquille, Paul possédait la mâle vigueur son père et il était en outre turbulent et rdi.

Durand et sa sœur les traitaient avec une pare égalité, et si parfois Paul se sentait ému à orte ressemblance qui existait entre son fils et sa jeune et jolie mètre, comme son cœur ait autrefois épris pour sa première femme prée, il ne laissa jamais percer aucun senti. nt de préférence.

Paul Durand, toujours industrieux et prose, élait devenu un homme triche. 11 possé-

des ferines et des terres dans plus d’une alité, et il lui paraissait nécessaire pour l'éalion de ses garçons de les envoyer au collè- Il n'était pas avare, et pouvait-il faire mieux à de dépenser pour eux les sommes considé-

ee es RER |

rables qui s'étaient accumulées dans son col fort malgré ses nombreuses dépenses ?

Il mit donc les deux garçons au collège:

y entrèrent remarquablement bien vêtus k

égard aux goûts simples du iemps, mais au d'hui il est probable que la jeunesse actuelle révolterait de dédain à la vue d’habilleme semblables.

Pour son âge, Armand était grand et fu pour le sien, Paul était très développé en gr deur eten force. Pendant quelque années deux garçons avaient été confiés aux soins e ces du maître d'école du village, du moinsi avait de bonne foi et de son mieux fait p dans le chemin épineux de l'instruction.

Ce fut dans le mois de septembre, après vacances d'été et le jour même de l’ouvert des classes, qu’ils passèrent le portail du vi collège de Montréal (*). Durand les y accom gna, et après une courte conversation avec directeur de l’instilution, le père et les fils trouvèrent seuls dans le parloir.

Paul promena ses regards tout autour del depuis le plafond bas tout noirci par le ten

(*) Cet établissement a été depuis loué au gouve ment impérial, comme casernes, par les Messieurs Séminaire.

qu'au eaux.

fg sUI , leur nt. £ ées de parloi

ta fai

vais cet ho D,ett Je h son | omme peut pe

x nou

c leur narade:

Paul er

le prer ses Ca autre, vacanc

Bvait ve

ux et

çons q rs pare

ans son ‘ol nses ?

au collève:

bien vêtus, k

s, mais au esse actuelle d'habilleme

grand et f loppé en gr que années Lux soins efl du moins il eux fait pa ruction.

ibre, après de l’ouvert ortail du vi les y accom ation avec e et les fils

autour del i par le ten

u’aux fenêtres à petits carreaux, veuves de eaux. Armand avait les yeux attentivement

és sur son père qui, au moment de se sépa- , leur donnait des conseils et des encourage-

nt. Enfin, on se distribua les dernières poites de main, et au moment où Durand sortait parloir le portier entrait : c'était un individu

Là fait insociable, sans avoir cependant un

uvais naturel. Au regard refrogné et curieux cet homme, Paul répondit par un regard de j, et murmura à son frère :

Je hais déjà ce portier-là, autant que du son |

omme les classes n'étaient pas formées, il eut point de leçons ce jour-là, ce qui permit

x nouveaux arrivants de faire connaissance

c leur future demeure et leurs nouveaux narades.

Paul employa bien son temps, car à la fin de te première journée, il avait déjà battu trois ses camarades, juré une éternelle amitié à autre, et invité un cinquième à aller passer vacances chez son père à Alonville ; de plus

Bvait vendu, à un prix exorbitant, deux cou-

ux et un portefeuille de poche à de jeunes çons qui, grâce à la générosité avec laquelle rs parents avaient rempli leur bourse, étaient

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