‹ Armande [par] E. et J. de GoncourtChapitre 2 sur 11 · ARMAND · texte numérisé non relu

ARMAND

Armande, qui se retournait en des poses charmeuses pour prier la crotte d'épargner des mouches à sa robe.

Oh ! l'aimable spectacle, par tout pays du monde qu'un pied au bout d'une jambe, et qu'une jambe au bout d'un pied ! oh ! le nouveau spectacle à Langon qu'un si fin soulier, si galant et si net, un soulier que Borel eût dessiné pour une Fanchette de Rétif! — Virac, dit Périgord, le barbier, en passa la savonnette du pays — sa main pleine de savon — sur les yeux du quidam qu"il tenait sous le rasoir.

La rue était longue, montueuse.

'as une fenê:"e. pas un croisillon qui

Ib ARMANDE

n'eût son curieux. Armande marchait toujours plus légère et plus vive.

« Ici ! » cria le gamin qui s'enfuit à toutes jambes.

Armande leva les yeux. Elle lut Café de la Providence.

Il dormait.

C'était un de ces sommeils calmes, plats, profonds et béats, que donne l'alliance d'une conscience d'oravecun estomac de fer. Il gisait en travers do

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