Un dromadaire portera donc le poids ci après
Poids du bât et cordes. . . . 16 "',000
Id. d'un homme ordinaire. • . 67 ,000
Id. de son fusil. 5 ,000
Id. de sa cartouchière et des
cartouches qu'elle contient. ... 2 ,750
Total.
• com-
-• « Qons^
Poids d'un sachet de vivres prenant :
/ Biscuit à 643 «' . .
30 Riz à 60 . .
rations Sei à 17 . .
de Sucre à 12 . .
Café à 12 . .
Total.
Viande du lendemain. . .
Peau de bouc de 5 litres. .
Vivres particuliers , og
lard, etc. . . ^ . . .
Poids des sacs et sachets.
Total.
Ajoutons 1 havresac complet^ cornprenaut :
La couverture , la tente , la veste, etc 8 "'-,880
Le poids total porté par homme est de. . . 41«S125
Et pour les 2 hommes, il sera de 82 ''"•,250
Poids porté par 1 dromadaire 172 ^" ,000
Conservera-t-on toujours les dromadaires, ou les mettra-t-on en pension ?
84. S'il eât décidé que des dromadaires seront employés à monter l'infanterie, il resterait encore à prendre un de ces deux partis: ou de les conserver constamment'; ou de les placer en pension chez les tribus, à charge par elles, sous certaines indemnités, d'en mettre à notre disposition un certain nombre pour le transport de l'infanterie, toutes les fois qu'il en sera besoin.
Ces deux moyens sont également praticables. Le second présenterait l'avantage, aux yeux des gens timides, en fait d'innovations, de débarrasser l'autoritéde toute espèce de difficultés. On pourrait lever un tribut en dromadaires ; il produirait, dès la première année, la quantité d'animaux suffisante. Remarquons à ce sujet* que les Turcs en avaient établi un sur les chevaux et sur toutes les bêtes de somme; qu'ils avaient soin de choisir ce qu'ils trouvaient de plus beau, et qu'Abd-el-Khader n'y renonça que parce qu'il avait plus besoin d'argent que de bêtes de sommes. Le nombre de dromadaires fournis par ce tribut s'élèverait bientôt, dans chacune des trois grandes divisions de l'Algérie, par les razzias et par les amendes, à plus de six cents. !.e dépôt en serait confié à une tribu, par exemple, dans
la province de Titery, à celle des Htraah, à condltiofi qtiè celte tribu en fournirait cinq cent avec cinquante conducteurs^ toutes les fois qu'elle en serait requise. II ne lui serait alloué, pour pertes annuelles, à moins -de cas de* force majeure^, que le déchet d'un dixième. Le goudronnage ainsi que les autres frais resteraient à sa charge. Pour indemnité, les tribus re^ pensables seraient exemptes d'impôts : elles disposeraient des produits, consistant en poil, crues, lait, etc.
Je pense qu'il faudrait les empêcher de se servir des dromadaires pour leur usage, et que l'Etat devrait se charger de l'achat et de la conservation du matériel.
Dans cette supposition, on peut être assuré que lorsque le corps chargé de ce service devra faire une course à dromadaire^ il suffira qu'il parte quatre jours avant l'infanterie, pour se fa-* miliariser avec les animaux : ce temps suffit.
Od doit conserver les dromadaires.
èo. ' Ce moyen est évidemment praticable ; lâais il Biie semble que les tribus ne nous fourniraient, pour ces opération((, que des bêtes épuisées ; et cependant^ il ne faut cesser de le répéter, nous ne pouvons esi)érer la réussite dans une entreprise aussi épineuse, que sous la condition d'employer des bètes de première force. Il existe encore cette difficulté. c*est qu'il sufQrait d'un chef de corps de mauvaise volonté pour foire manquer une entreprise, et pour remettre encore la questionna l'étude: il vaut donc mieux conserver toujours les dromadaires. Le corps qui en sera chargé s'habituera promptement à ce genre dé service, et ne fardera pas à être de la plus grande utilité.
A quel ^orife (toif^n coBfier les droiiladairèerf
86. Mais à quel corps confiera-t-on les dromadaires? Organisera-t-on pour cela un corps spécial?
Les grandes choses s'exécutent mal avec des organisations qui ne servent qu'à un seul homme : c'est pour ces raisons que je les repouç^e; \\ faut du temps pour qu'un corps nouveau fiit pris m. seul et même esprit : or, \\ cpnv^çqt que, dans la position exceptionnelle réiiervée au corps de dromadaires, il ail Vine orgs^nisation déj^ f^ite, déjà éprouvée.
Avanlage qu'offre un régiment pour cet objet.
87. Je le dis avec confiance: un régiment peut seul remplir convenablement la grande tâche que s'imposent ceux qui prendront ce service. Il faut en charger un colonel, si l'on veut être sûr de la réussite.
Un régiment est commandé par un chef qui a déjà une position élevée, si nécessaire au bien-être et à l'avenir de ses soldats.
Un régiment est une grande famille qui présente toutes les spéciaUtés,^ toutes les capacités possibles ; il possède des tailleurs, des cordonniers, des charrons, menuisiers, etc.
Un régiment possède un esprit de corps qui, dansées mains d'un chef capable, assure la réussite des grandes choses et qui, une fois formé, se conserve intact^ en grandissant même, les nouveau-venus prenant le même esprit que leurs devanciers.
yq régime{)|; f9pr|;)|ra toujq^rs fs^c^^n^e^f les dou^e cent vingt hommes à affecter au service des dromadaires d'unp pianière permanente : c'^t \p ]ui^^p^^(^ ^p fqj^ce ^écessaire pour faire pespeetei^rf^utofit^ fi^uQSflse sur les ffonti^ps du désert.
4e np i^e di^sim\))f| pf^s }es. difficultés de cette entreprise; ipsflsi çe^ flifQcult^s ne t|ennept qu'au çbo^x du chef dont la bopnç y<))ppté eatr^qe^alt celle de aes ^ul^qirflonpés, si l'autorité supérieure se montrait disposée à récompenser leurs nquveaux services!. Une fois l'habitude établie, le pli serait pris.
Création d'une masse de remonte.
88. Il serait formé une masse de remonte qui supporterait les frais : !« de la garde du troupeau par un caïd-el-hel, deux caïds et un rat pour vingt-quatre bêtes; 2® de la haute paie accordée au corps -, 5** du remplacement des dromadaires ; 4^ de l'entretien et du renouvellement du harnachement; 5** du goudronnage et autres frais hygiéniques; 6** des pertes d'habillement, d'armement et de petit équipement; T de l'achat des blouses et pantalons de toiles ; 8^ de l'indemnité sur le pied de rassemblement qui serait accordée aux officiers.
Cette masse rentrerait dans ses avances par $uite des dispositions d'un règlement qui fixerait sa part : l"" sur le bénéfice du 10" accordé au percepteur des amendes et des contributions; 2o sur les razzias que le corps ferait souvent seul ; S® sur le prix des transports qu'il effectuerait, soit pour s'approvisidnner, soit pour approvisionner des places ou postes avancés; 4° sur la vente des laines, etc.
On peut compter que, si cette masse dépensait 60,000 fr. annuellement, elle en encaisserait plus de 100,000.
Propositions particulières pour Farmement du corps, son artillerie, etc.
89. Le corps serait armé de carabines de munition des chasseurs d'Orléans.
Il lui serait attaché un peloton de cavalerie.
Il aurait une section d'artillerie armée de vingt-quatre fusils de rempart et de deux obusiers de montagne, portés, ainsi que leurs affûts, par des dromadaires, sur des bâts particuliers dont le modèle existe déjà dans les ateliers de l'artillerie à Alger.
Il comprendrait une compagnie du bataillon do tirailleurs
— ar —
indigènes, dans laquelle on engagerait les familles les plus influentes du pays à faire entrer leurs parents avec un grade proportionné à leur influence. Ce recrutement^ impraticable maintenant^ deviendrait facile du jour où un corps^ croisant dans le désert^ ferait la police de la plaine ; et les Arabes euxmêmes ne tarderaient pas à reconnaître la nécessité de cette mesure, aussi utile à leurs intérêts qu'à ceux de la France. Les gardiens arabes du troupeau, dans un but d'économie et de discipline^ seraient incorporés dans cette compagnie.
Chaque peloton aurait un certain nombre de dromadaires tenus en main ou montés par un seul homme. Les uns porteraient les bagages des offlcierê, les tentes et les autres effets de campement ; d'autres seraient entièrement disponibles.
Le poids porté parles dromadaires ne dépasserait pas 180 kil. Ces animaux ne seraient astreints qu'à faire dix lieues par jour habituellement, en marchant huit heures. Les hommes se re^ lèveraient de deux heures en deux heures ; de cette manière, ni les hommes, ni les bêtes, ne seraient fatigués de la route.
Marques des dromadaires du beylick.
90. Les dromadaires du beylick devraient tous porter pour marques indélébiles, sur le côté gauche de l'encolure, la lettre de la province et un numéro matricule sur le côté droit. Les tribus seraient prévenues qu'une amende serait encourue par ceux qui auraient volé ou recelé une bête marquée de cette manière; cela avait lieu ainsi du temps des Turcs et d'Abd-el-Khader.
' Place des dromadaires en bataille.
91. II me reste à vous soumettre quelques idées concernant le mode d'affecter les dromadaires à un bataillon ; il a été opéré à la Maison-Carrée de la manière suivante :
Googfe
£es dromadaires sont placés sur un rang^ afin que lé corps qoi les moDte^ étant en bataille^ couvre son jfront. Cette dispo* sition est utile aussi pour continuer à isoler les bêtes le plub possible les unes des autres! Les sous-officiers sont dans lefe rangs; les officiers seuls sont en serre-file et montés sur des chevaux ou mulets de gada ou de razzia, qui leur sont prêtés pour faire leur service, et auquel l'Etat accorde la ration de fourrages; Tadjudanfest dans le même cas.
Le plan cî-contre donne une idée de la formation d'une com^ pagnie î
A cause des 2 tambours et de leurs bêtes, l'effectif de la compagnie sera de 122 hommes et de 65 bêtes.
Un bataillon de 5 compagnies sera donc composé de 600 hom»mes et de 528 bêtes, et les deux bataillons ou le corps entier aura un effectif de 1,220 hommes et de 630 bêtes.
En prenant les armes, les hommes se numérotent par 4 dans les 2 rangs ; les soldats du 1"' rang montent à dromadaire, ce sont les mobiles; les soldats du 2* rang sont à pied, ce sont les guides. Le n» 3 des hommes montés étant destiné à conduire les quatre bêtes, lorsque les n"** 1, 2 et 4 sortent du rang, g'ftppellç ^^ul çpnduot^Mr.
Des dromadaires haut-le-pied.
92. Deux hommes sont attachés à chaque bête , il existe cependant dans chaque escouade un dromadaire haut-le-pied qxfi ne porte qu'un homme. Ces bêtes, au nombre de huit par comr pagnie, sont destinées au transport des bagages des officiers, de la compagnie ou de Tétat-major, des quatre piquets et des 4mi CWO.es h m\^mh 9ïI h W^^^. disponibles,
2 tanUwan.
!•' sergent, 1 caporal , n" 1
2 soldats 2
2 II* . . ! . ^ . f
3!ï::::!:::!;^* '•'•'• "^J 2 «rf ! ; 3
«w.. 4 , . , n ni ^ . : ; 4
ÇaporaK sQld^t^ ,.•,...... . . 9° 1
Sstldats. . , . . ; . ' 2
Fourrier, caporal ni
à soldats. ..^.^«, ••.,•... 9
? .rf. ...,.,. . ....... .. 4
2 «. .'.' nM
Caporal, soldat. . \ n* t
2 soldats , 2
2id 4
%ié .' . ■• I
iï Ht • 9
2 irf 4
4« sergent, soMaL ,*....,., "TI ^
3" sergent, caporal
2 soldais
lli ,,