CONCLUSION
Pin de notre tâche.
284. Nous avQo» ^q6d tarmiQô PQtre tâche; puissions-nous^ voir rendre justice à Tesprit de franchise et de modération qui a constamment guidé notre plume^ même dans le récit des faits où, peut-être, l'opinion publique nous aurait autorisé à appor-< ter un peu de passiot).
Nous n'avons pas sollicité la mission difficile qui nous fut confiée : elle nous a été proposée par le colonel du 33* de li-» gne^ régiment dont nou$ fmsions partie et nous ne l'avons acceptée que lorsque noiis la vîmes refusée par tout le monde ; et eela malgré les çooseib unanimes de nos camarades, et uni-^ quement daos Je but d'être utile et de donner à M, le. général M^rey^Monge une preuve de oolre respectueux dévouement. Ausjsi nous avons fait tous nos efforts pour réussir, en luttant coDtre les difficultés qu'on devait s'attendre à rencontrer dans une entreprise qui avait toujours échoué antérieurement et jeté mém^ quelque ridicule sur les novateurs : retour bien injustd de leurs efforts !
Nous le dirons en fioissant : dans notre conviction, le joui* n'est pas loin où une bonne politique aura fait comprendre aU Gonvernemeut français la nécessité de faire un appel au service des dromadaires : aussi, sommes-nous fiers d'avoir, dans ces essais, fidèlement suivi les ordres du chef de l'armée. Il n'y a plus de discussion possible sur l'utilité des équi-> pages destinés à mobiliser l'infanterie, ni sur la possibilité de cette organisation. Ce sout des faits maintenant acquis; il
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ne reste qu'à attendre l'époque où, en vertu des ordres du Gouvernement, on devra procéder à cette organisation^ destinée à assurer la conquête commerciale de TAfrique.
Boghar, près de Médéab, le 28 juiUet 4844.
J.-L. CARBUCCIA