‹ Armée d'AlgérieChapitre 49 sur 66 · MO · texte numérisé non relu

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ttD« 4^]^M ^8^^ M ipoins aa prix d'aduit enks Gonservanf deux mois; il y aurait un avantage considéralile à acheter le^ animaux ^ puisque nous avons dqs pâturages pour leur faire prendre leur principale nourriture.

U n'y aurait que des hangars à préparer pqur les alH'iter dans les voisinages des pâturages ; la Maison-Carrée et autres lieux semblables recevraient les détachements qui seraient formés.

Circontre le tableau de l'organisation qu'il conviendrait de donner à chaque détachement à la suite 'des compagnies du corps.

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Pièce A \

Des avantages do chameau sur le mulet comme béte de somme.

290. Le chameau convient mieux à l'usage du bât en Afrique que le mulet^ en ce qu'il est plus robuste et plus fort^ plus sobre^ moins maladif; malgré sa conformation massive^ il court quelquefois très-vite.

Quoique cet animal mange plus que le mulet^ il se contente d'une nourriture plus grossière, et, tout en travaillant, il peut vivre d'herbes fraîches et se passe facilement de grain.

l"" Deux chameaux ne coûtent pas plus qu'un mulet; l'avantage de ce dernier est d'aller plus vite;

2"* L'économie pour le fourrage;

5^ L'économie dans les soins : ainsi un soldat intelligent pourrait soigner trois chameaux.

Cet animal est moins intelligent que le mulet, mais il est, comme lui, susceptible d'éducation, et s'attache à son maître quand il le caresse ; la patience et la douceur sont les meilleurs moyens d'obtenir de bons résultats de ces animaux.

Pour éviter les maladies occasionnées par une transition brusque de température, il serait essentiel d'établir des hangars capables d'en abriter un grand nombre et de les soustraire ainsi à l'action du mauvais temps.

On fera un bon choix de ces animaux ; on verra s'ils ne tournent pas les pieds, si leurs articulations sont libres et souples, si les membres ne frappent pas les uns contre les autres ; on pourrait, jusqu'à un certain point, juger de leur force en les éprouvant.

Pour preuve à l'appui de ce que je viens d'avancer, il suffit de parler des chameaux qui existaient dans la 4*" compagnie du train.

Ces animaux ont constamment travaillé; on en avait confié la couduile à des hommes peu soigneux et peu intelligents, qui s'inquiétaient fort peu si leurs animaux étaient dans les condi-

tioDS voulues pour être soumis au travail ; ces animaux ont également supporté, foute de hangars^ toutes les vicissitudes atmosphériques.

Le vétérinaire'He la 4^ compagnie du train,

Signé : G aube.

Vétérinaire en 4«' du S*" escadron des équipages èi Alger.

Pièce A *.

Rapport sur l'emploi du chameau comme moyen de transport.

Bât : ses avantages.

291. Le bât proposé pour chameau par MM. Largilière et Bayard est une heureuse application des deux idées qui ont inspiré les cacolels Pezerat et le bât que l'artillerie, dans une ancienne expédition, a adapté à cet animal pour transporter des caisses de munitions. Comme, dans ces deux cacolets, les deux sièges destinés à recueillir les hommes se replient contre les deux panneaux, le bât devient dès lors très-propre au chargement des sacs et autres ballots de vivres. Les panneaux ou coussinets peuvent, au moyen de courroies et boucles, se rapprocher et ' se feçonner tout au long du dos à la contexture de l'animal, suivant sa grosseur et son état de maigreur; sa bosse trouve à s'y loger de manière à consolider presque seule toute la charge, au point qu'avec des sangles presque lâches, et malgré un grand ballottement, le bât n'a jamais fait mine de tourner, et les hommes qui sont perchés n'éprouvent aucune crainte à cet égard. Malgré la hauteur du bât et des sièges, le chameau, s'agenouillant à volonté, permet qu'on s'y place ou qu'on en descende à volonté. On y est immédiatement assis, deux à droite, deux à gauche, dos à dos et les pieds appuyés sur une planche suspendue à la hauteur désirable ; tel qu'il a été exécuté du premier jet, il offre assez de facilité

poàr j placer^ outre tiuntre militaires , ïttn sacs et autr^ objets.

Ses inconTénients légers.

Le bât pèse cinquante-huit kilogrammes : c'est énorme^ mais il peut être allégé en remplaçant par du cuir plusieurs chai^ nettes et pièces eh ïer.

Les armes, placées comme on le voit en ce moment, seraient difficiles à débarrasser de leurs entraves, en même temps qu!eUes sont exposées à se détériorer. Il y a facilité à les charger de manière à éviter ces inconvénients.

Le chameau comme moyen de transport en général.

Quelques personnes repoussent jusqu'à l'idée de l'emploi du chameau comme moyen de transport : c'est> disent*elleâ, un animal têtu, dangereux^ qui be marche qUe dans le pays de plaine, sur des terrains secs, etiqui, dans les temps de pluie, ne peut se tirer des boties.

Voici la vérité :

Le diameaii est plus docile et moins facile à s'épouvanter que la mule; il marche mieux et plus vite dans les plaines que dans les montagnes, et même que dans les passages et sentiers difficiles ^ c'est l'opinion de tous les Arabes consultés, el un fait avéré par les courses qu'ont faites quatre fois les chanieaux éprouvés ; il marche aussi dans des terrains mouillés et même boueux plus difficilement, il est vrai, et plus lentement que les mulets; il peut même ne pas pouvoir s'en tirer, mais c'est l'inconvénient de toutes les bêtôs de sommb à un petit degré tte moins peut-être. Au reste, dans ce pays, pour les hommes mêmes, la saiscto des pluies est tellement funeste, que les expéditions lYe se font que dans celles où il est rare d'en éprouver, de longues du moiifô : ces objections sont donc sms valeur, n'ayant que celle de prouver que, comme toutes choBes, le chameau n'est {ms parfait.

Le chameau comme moyen de transport des hommes.

faire pdriéf tu éhftttfeaÙ 4tt&ti% nlilitSiirés aVëc féufâ àmeé et î&m m\A ^ëàdfin! bnè fo^gbé route; i'ïlti dbâi> lâsâs béèi% Ta fait deux joui* dé êUitte; el le sebbûd jbht; il A toàttÉé taWSÙt que le premier, accoutumé sans doute â iA cJïâl'IÏ et Wifeux ikéutti; ttiâls celte lélÎJérieâce, fiiUllfe répétée dix Wià \fe ^sUite àtec '^cisèè, fie Ikttk^&éMt j^ôiM cettb queèlîôtl. EH effet, H ne faillit ¥^a^ (Aaud, bieii M cohtn&ite ; I^s MiiÈ W«6 lëSÇdKft tout â été fait be sel^l^ent cémihfetAeilt paS tôujotiti ébtehttb dans Uttë lexpédition; ce qui a été possible Avec Un tSiàméftib Tôt-Mé pdVLi ne ^s l'I^tte avec beabbbûp d'aùlrëé.

DMleurs, lé poids a'ûhé paréillle chargées^ dWà^n (|à^ tb eebts kilogrammes (quatre hoiûtoéâà soliante-cin^kilég., l^ûàtré sacs et 'àMés, qu4tre-Vîiigt Idïog.; dû bât, cteqûàûtfe kilog.; vme§, dii kllôg. Total j^éiiéfàl ^gal, ^uatk^e céÀts Mloçrammes.)

or, je crois qu'il h'y â que très-^èù \ie (ihâlhèftui qiii pûlsient là porter, dû tadoins d'une manière un peu certaine; auâsi^ ^ Wd déclare pour la négative.

MUîs, âlor'è ïiême que èè serait positif et qU'îi faudrait renôïicer à lui faîre porter d'habitude quatre militaires et leUi^ bagages, sôU emploi n'^en est jpas moins des plus précieux. Dfe a iprésent, Il *est facile de VôîV qUel gràèd servîéé ceà anitfiàUk reàdtaîénl èànè Vlné etpéditîôn, ùe fussehl-ilà employés qu'à porter les lacs et léè ârmeià des hommëè ((tû^ accablés de fetigues et de chaleur, ne pouvant plus suivre avec leur charge, retardent ùtfè côîônùé 'è^ qùeîqùeitels la compromettent. Une dixaine harnachés avec ledit bât, et mis à la suite de chaque régiment d'infanterie, suffisent à cette destination ; ils porteraient successivement, non-seulement les 'â'rïnëé, ïeisl^àc's d'hommes harassés, mais ceux des hommes qui auraient besoin d'être soulagés pendant quelques lieues; sûr de n'être point laissé en arrière, chaque soldat fatigué marcherait avec con*

fiance et courage^ et cette ressource serait d'un grand effet moral.

C'est à cet usage et aux transports des vivres qu'il faudrait particulièrement les employer ; n'y mettant des blessés qu^à la dernière extrémité^ à cause du grand ballottement qu'on y éprouve, et des fortes secousses qui ont lieu, quand pour charcher et décharger le chameau se met à genoux.

Je me résume donc :

Le bât est, bien entendu, d'une exécution et d'un emploi faciles et commodes. — Le chameau, sans pouvoir porter habituellement quatre hommes et leurs bagages, sera toujours avec ce bât un des moyens de transport les plus avantageux, et l'on peut dire un élément de succès dans toutes les expéditions.

Cette question ne peut plus en faire une : elle est résolue ; elle a fait tous les progrès dont elle est susceptible sur une petite échelle; il est temps de lui donner la sanction de l'expérience et d'arriver à la découverte des inconvénients et de leurs remèdes, qui ne se révéleront que pendant une expédition, dans des essais en grand.

L'occasion est belle, les opérations prochaines; il faut se hâter de les saisir, se décider sur-le-champ, courrier par courrier.

Ce sont 15 à 16,000 fr. à dépenser pour la confection du matériel et l'achat de 36 à 40 chameaux, qui auraient toujours, dans tous les cas, à peu près leur valeur. Qu'est-ce donc qu'une pareille dépense pour des essais qui doteront l'armée, très-certainement, d'un des plus économiques et des plus précieux moyens de transport qu'on puisse mettre en usage ?

Le som-intendant militaire,

Signé : de Saint-Brice.

Cran, le 34 mars 4840.

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Pièce A*.

Opinions diverses sur la question des chameaux.

4» M. Hondurand, intendant (i 832).

292. Ces animaux veulent être conduits par des hommes patients; ils s'accoutumeraient difficilement à la pétulance de nos soldats, la plupart du temps pris de vin.

2» M. Mélcion-d*Arc, intendant (1835). — 4" avis.

Sans avoir la certitude de l'efficacité du chameau comme moyen de transport, c'est un mode à expérimenter promplement, et qu'il ne faut ni repousser ni adopter légèrement. Le chameau, conduit par un Arabe à tant par jour, pourrait nous rendre des services; à Alger, on pourrait en organiser de 100 à 150. L'habitude ferait le reste, et le pli, une fois pris, resterait; il faudra, de la volonté. Le chameau vit plus facilement que le mulet, se nourrit sur place, et supporte mieux que le mulet la faim et la soif.

3» M. Mélcion d'Arc, intendant (i836), — 2« avis.

Les Arabes s'aident souvent de l'indocilité, prétendue ou réelle, de leurs chameaux, pour s'écarter de la route et s'échapper avec leur chargement.

Le soldat n'a ni la patience, ni l'habitude nécessaires pour pouvoir les diriger convenablement ; et si, à Mascara, cet emploi a été utile, cela a tenu à une foule de soins et de précautions, à des circonstances et à une organisation particulières,, qu'il serait difficile de reproduire toujours avec succès.

Le moyen de transport par chameaux ne doit être qu'auxiliaire, instantané ; ces animaux sont encore nombreux à Oran, mais il y en a peu à Alger, et point à Bone.

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