Une bête, dans son double voyage, porte. 4 q. m
Et dans ses 17 voyages ....... 68 d**
Le poids total porté par les 900 bêtes est de 61,000 d"
Ce poids correspond précisément au chiffre probable des
transports à effectuer sur ces deux places, eu égard à l'effectif
des troupes et surtout aux deux ravitaillements de 3 millions
de rations de vivres, ou la subsistance de 8,000 hommes en
unan. . • . . . . . 22,000 q.
730,000 rations d'orge ou l'orge nécessaire à 2,000 chevaux en un an, à quatre kilog. . ' . 28,000 d"*
Subsitances, autres denrées 4,000 d'
Hôpitaux.. 2,000 d"
Campement. . . S,000 d*
Total égal. . . •'. . 61,000 d«
De ce calcul^ il résulte clairement que les 1,000 dromadaires pourraient remplacer le service auxiliaire des transports, et la suppression de ce dernier service serait un bienfait pour le trésor et pour la colonie.
Le dromadaire peut faire, pour l'administration militaire, diminuer le nombre des mulets en Algérie.
50. Mais là ne s'arrête pas l'économie possible : car^ si les principes qui peuvent la faire admettre sont vrais^ on doit en étendre l'application au corps des équipages militaires^ en remplaçant^ dès que les circonstances le permettront^ un certain nombre de mulets par des dromadaires.
Ce corps est chargé de trois services bien distincts :
1"* D'approvisionner les places éloignées ; et, en général, il importe peu que cette opération ait lieu deux ou trois mois plus tôt que plus tard ;
â* D'assurer le service courant de ces mêmes places;
3"* De suivre les expéditions.
Je propose de conserver le nombre de mulets nécessaires pour les deux derniers services, et, à dater de cette année, d'approvisionner Médéah,Coléah, Blidah, Milianah,'par le moyen de 1,000 autres dromadaires.
L'économie qui pourrait être faite serait de 1,500 mulets, puisqu'un dromadaire peut porter plus qu'un mulet. Je suppose qu'on n'en réduise que 1,200; avec des pertes de 120 bêtes par mois, bientôt l'effectif du corps des équipages descendrait au chiffre voulu par ce projet, si la remonte de France ne venait continuellement combler les vides.
Économie produite par 4,000 dromadaires remplaçant 4,3100 mulets ou cheraux de bât dans la province d'Alger.
61 . Une rdison décisive pourrait porter à adopter ce parti : si on
achète les dromadaires au printemps et qu'on les fasse travailler de suite^ ils auront gagné en deux mois la dépense d'achat^ et viendraient -ils tous à crever pendant l'année^ il n'y aurait aucune perte pour l'Etat. Mais un dromadaire finira par durer entre nos mains, comme dans celles des Arabes, près de vingt ans, et avec d'autant plus de raison, que nous avons de nos animaux beaucoup plus de soin qu'eux. Voici des calculs positifs qui justifieront ma proposition :
Goât de i ,000 dromadaires par an pour remplacer 4 300 mulets.