LE LENDEMAIN SOS
sorte d'espoir. J'ai fait télégraphier cette mauvaise nouvelle à ses enfants : je les attends d'un instani à l'autre.
— En ce cas, occupons-nous immédiatement de l'âme, mademoiselle ; l'arrivée de sa famille lui causera certainement une secousse plus ou moins dangereuse.
Georgina ouvrit doucement la porte qui lui faisait face, et s'approcha d'un grand lit à baldaquin.
Dans le silence de la chambre, on entendit une voix éteinte qui murmurait :
— Qu'il vienne! qu'il se hâte ! il est temps !
Sur cette invitation, l'abbé s'approcha à son tour, se pencha vers Tagonisante, et échangea à voix basse quelques paroles avec elle.
Puis il fit signe à la jeune fille de s'éloigner.
Elle passa dans une chambre voisine d'où elle fut bientôt rappelée par l'abbé Gabriel.
— Mademoiselle, faites prévenir madame de Kerpeulvan qu'elle peut monter, dit-il.
Georgina tressaillit de surprise, mais sans mot dire transmit l'ordre à un domestique.
Cinq minutes plus tard la {porte s'ouvrit devant Armelle, dont le visage était empreint d'une inexprimable émotion.
Elle marcha à pas lents, la tête inclinée, vers le it ; et, fixant sur le visage livide mais encire tout
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animé d'intelligence de son ancienne ennemie, un regard empreint d^humilité :
^ Madame, je suis venue moi-même vous dire que je ne m'oppose plus à ce que votre sœur devienne ma belle fllio, prouonça-t-elle avec effort.
Madame Windham ne répondit pas, mais leva sa main diaphane.
Madame de Kerpoulvan recula machinalement 9t tourna vers le prêtre un regard suppliant; puis, s*incliuant sur le lit, elle prit entre ses deux beUes mains cette petite main déjà froide et la pressa loucement