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de chaque individu, il s'ensuit qu'après vingt générations le nombre de nos ancêtres dépasse déjà le chiffre d’un million, et qu'après quelques siècles, par conséquent, nous avons pour ancêtres tous les habitants d'un même pays à cette époque, noblesse et peuple; d'où il faut conclure qu'il n'y a pas de famille noble qui ne compte parmi ses ancêtres des ouvriers et des laboureurs, et aucun parmi ces derniers qui n'ait aussi parmi ses ancêtres des nobles. Voilà la vérité de toutes les généalogies.
Ami lecteur, pardonne moi ces quelques réflexions, c'est l’amour seul du bien qui m'a suggéré de les placer ici. La vraie sagesse se résume en ces quelques mots , amour de Dieu, de la vérité et de son prochain.
(1) Quand le feu roi (Louis XIII), qui était malin, voyait le carrosse de quelque nouveau venu, il appelait d'Hozier. « Connois-tu ces armes-là? — Non, Sire. — Mauvais signe pour cette noblesse, disait le roi. »
(Voir les Historiettes de Tallemant des Réaux.)
Pierre d'Hozier, né à Marseille en 1592, mourut à Paris en 1660. C'était, dit Tallemant des Réaux, un pauvre gentilhomme de Provence et l'homme du monde le plus né aux généalogies. En 1614 il succéda à François de Chevriers de Saint-Mauris , dans la charge de conseiller juge général d'armes de France. Charles d'Hozier son fils en fut pourvu après lui.
» gistre universel de tous les nobles et de leurs ar » moiries, » afin que chacun y étant inscrit suivant ses qualités et ses titres, personne ne püût à l'avenir prendre d'autres armes ni d’autres qualifications que celles enregistrées dans le catalogue général. Sur ces représentations, Louis XIII créa, l’année suivante un conseiller juge général d'armes, qu'il choisit de race noble (1). Il le chargea de travailler au registre demandé par la noblesse et lui accorda toutes les fonctions et prérogatives qu’avaient jadis les rois, hérauts et poursuivants d'armes. Cette charge de juge général d'armes, fut maintenue jusqu'en 1696, sans avoir jamais amené que de trèsfaibles résultats. À cette époque Louis XIV voulant
(1) Le premier qui fut pourvu de cet office en 1615, fut François de Chevriers de Saint-Mauris, chevalier Seigneur de Salagny, gentihomme du Mâconnais, qui le posséda jusqu’à sa mort, en 1641. Louis XIIT, en donna alors la place à Picrre d'Hozier , gentilhomme provençal, seigneur de la Garde, chevalicr de l'Ordre du roi, maitre d'hôtel ordinaire de Sa Majesté, puis conseiller au conseil d'Etat et privé. Ses enfants, Louis Roger d'Hozier, aussi chevalier de l’ordre du roi, gentilhomme ordinaire de sa chambre, et Charles d'Hozier, chevalier de l’ordre noble et militaire de Saint-Maurice et Saint-Lazare de Savoie, furent pourvus de cette charge après la mort de leur père. arrivée en 1660, et ils l'exercèrent conjointement. Charles d'Hozier demeura seul en possession de cet office de 1675 à 1696, où il fut supprimé et remplacé par la grande maitrise. La charge de juge d'armes fut rétablie par un édit du mois d'avril 1701, toujours en faveur de Charles d'Hozier, qui l'exerça jusqu'en 1710; il en partagea alors les fonctions avec son neveu Louis-Pierre d’Hozier, chevalier de l’ordre ‘du roi, conseiller en ses conseils et maître des comptes. La survivance en fut accordée à Antoine-Marie d'Hozier de Serigny, chevalier grandcroix de l’ordre de Saint-Maurice et Saint-Lazare de Savoie, second tils de Louis-Pierre d'Hozier : il en fut pouvu jusqu'en 1790.
remédier aux abus qui s'étaient glissés dans le port des armoiries supprima la charge de juge d'armes et créa une grande maîtrise générale et souveraine des armoiries, chargée de créer un armorial général, ou dépôt public des armes et blasons de France, et en donna la garde à Charles d'Hozier.
Nous allons reproduire en entier l’édit du mois de novembre 1696, et nous pensons être agréable au lecteur en y joignant les notes curieuses sur cet édit (1), que publia, en 1697, M. Thilbault Cadot conseiller du roi en sa cour des Monnaies. Ces notes lues avec attention font comprendre le but et la portée de cet édit, et elles expliquent nettement et en tout point la pensée qui dicta cette réorganisation héraldique.
(1) Le Blason de France ou notes curieuses sur l’édit concernant la police des armoiries. Paris, 1697,in-8.
Nous avons cru devoir reproduire ces notes textuellement , en conservant l'orthographe de l’époque et même les fautes de toutes sortes qui pourraient s’y être glissées.
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