MONTMORIN DE SAINT- HÉ
REM (Gilbert de), né en 1 69 1 , mort vers 1770. Il fut successivement docteur en théologie de la faculté de Paris, évéque d'Aire, puis évêqueduc de Langres, pair de France et commandeur de L'ordre du S.- Esprit.
De gueules, semé de molettes d'argent, au lion de même brochant sur le tout.
MONTSOREAU (Louis du Bouchet, marquis de Sourches, comte de), grand-prévôt de France. Il naquit le 25 novembre 1711.
Comme ci-dessus.
Écartelé : au 1 et 4, d'argent, à
deux fasces de sable, qui est de du Bouchkt; au 2 et 3, à"a\urt semé de France, au lion de gueules armé et lampassé de même, brochant sur te tout, qui est de Montsoreau.
MONTULLÉ (Jean -Baptiste de), conseiller de Grand'Chambre, mort te 11 juillet 1750. Il avait été reçu conseiller au Parlement de Pari» le
' 16 mars 1706.
des sciences, né le 2 avril 16971 mort le ai juillet 1773.
De gueules, au chevron d'or accompagné de trois molettes de même, 1 en chef, 1 en pointe.
Les livres sur lesquels figure cette marque sont tous remarquables par la beauté de l'édition et l'élégance de la reliure. On en trouve beaucoup dans les bibliothèques publiques de Paris, et particulièrement à la Bibliothèque Nationale.
Mercure de France, sept. 1750, p. 194.
MORAND (Sauveur- François), chevalier et secrétaire del'ordredu Roi, associé pensionnaire de l'Académie
&a\ur, à cinq cotices d'argent; au franc canton d'azur chargé d'une épée d'argent garnie d'or.
Catalogue des livres de la bibliothèque de feu M. Morand — Paris,
Prault, 1774, in-8.
MORAND DU MESNIL-GAR- NIER (hTomas), conseiller du Roi en ses conseils d'Etat et privé, trésorier de son épargne. i633.
Ecartelé ; au 1 et 4, d'azur, à trots cormorans d'argent, 2 ef 1 , qui est de Morand ; au 2 et 3 , de gueules,
ARMÛÀIAL DU BIBLIOPHILE.
*w griffon d'or armé et membre de même, qui est Treslon-Couchon.
Nous ne savons si ce personnage possédait une Bibliothèque en propre.
Tout ce que nous pouvons dire, c'est que les ouvrages portant cette empreinte avaient été donnés aux lauréats du collège des Jésuites de Caen.
Comme il avait fondé un prix perpétuel à cette institution, il est à croire que les religieux de l'établissement faisaient, par reconnaissance, frapper ces volumes aux armes du fondateur.
On trouve beaucoup de livres à cette marque dans la Bibliothèque Nationale, entre autres un Theophrasti notationes morum, Isaacus Casaubonus rec ensuit. — Lugduni, i638, in-8. R. n« p.
MORANTE (D. Joachim Gomez de la Cortina, marquis de),né au Mexique le 6 septembre 1 8o5 , mort à Madrid le 1 3 juin 1868. (1) Il avait été docteur en droit à l'université d'Alcala de Henares, ancien recteur de l'université de Madrid, et membre du tribunal suprême et du conseil de l'instruction publique.
Remarquons tout d'abord que les annales de la bibliophilie n'enregistrent aucun nom espagnol parmi les a chercheurs » de livres.
Est-ce que la patrie des Michel Cer-
(1) Le marquis de Morante mourut des suites d'une chute qu'il fit au milieu de ses livres. Paul Lacroix, dans son intéressante notice sur ce bibliophile cite plusieurs amateurs ou bibliothécaires qui périrent de la même façon : entre autres le P. L. Jacob, auteur du Traicté des plus belles bibliothèques; Frédéric-Adolphe Ebert, directeur de la bibliothèque de Dresde, et l'helléniste Coray. Nous ajouterons le savant Rufus, dont parle Pline le Jeune dans ses Lettres.
vantes, des Calderon de la Barca, des Lope de Vega, des Guilhem de Castro et tant d'autres
Qui portèrent si haut la gloire des Espagnes,
serait dénuée de ce défaut charmant qui fait les délices des esprits les plus élevés de l'Europe occidentale ?
Ignosce lector, nous le croyions f
Et n'était le marquis de Morante nous le croirions encore.
Dans le calme et le silence, studia in umbra educata, cet amateur, avec autant de goût que de savoir, élevait Tune des plus somptueuses bibliothèques qu'on ait jamais vues depuis les" de Thou, Mole, de Mesmes, Bouhier, Bigot, d'Hoym, La Vallière, etc., etc.
D'après le catalogue, vrai monument bibliographique, pour le dire en passant , elle contenait cent vingt mille volumes, où figuraient de magnifiques manuscrits sur vélin à miniatures ; des livres les plus rares et les plus richement habillés; des incunables nombreux; des ouvrages à gravures sur bois et sur cuivre ; des productions les plus singulières et les plus recherchées.
Précieuse à tous égards, cette collection se recommandait non-seulement par le choix, mais encore par l'esprit dans lequel elle avait été formée. Ainsi, on y voyait une suite d'imprimés, qui, dans leur ensemble, présentaient en quelque sorte l'histoire de la typographie et du mouvement littéraire depuis Guttenberg jusqu'à nous. Là se groupaient par ordre chronologique les
Editions du xva siècle,
imprimées par Schoyffer, de Mayence; UlricGéring et Martinus Crantz,à Paris ; Reinhardi et Gruninger, à Stras-
ARMORIAI. DU BIBLIOPHILE.
bourg ; Nicolas Jonson, Jean de Colo- , nia, Matheus de Geretzem, Uldaricus .
Galluset Sigismundus Mayer, à Rome; Vendelinus, de Spire; J. Koburger, à Nurenberg; Denis Roca, Durand Gcr- i lier, Ant.VérardeiThielmaiin-Kerver, a Paris; Math. Moravus, Juan de Roi, Fréd. de Basilea, à Burgos, etc., etc.; ■ Puis les
Editions du xvi" siècle sorties des presses de Galiot du Pré, . Philippe Lenoir, Jehan Petit, Simon de Colines, Robert et Henri Estienne, Estienne Dolet, Gilles de Gourmont, .
Michel de Vascosan, Féd. Morel, à:
■Paris; Geoffroy Tory, de. Bourges; Jean de Tournes et Guill. Roville, à h Lyon ; les Aides Manuce, à Venise ; Cuan Brocard, d'Alcala de Henares ; ; Fernandez de Cordoba, a Valladolid ; ' Diego Galvan, de Cordoue; ;
Enfin, les
Editions des xvn' et xvni* siècles, venant des Didot, en France ; Bas- ; Iterville et Brindley, en Angleterre ; ' Bodoni, en Italie; Ibarra.en Espagne, :
et autres.
Cette série d'impressions représentait les chefs-d'œuvre les plus connus dans presque toutes les branches des connaissances humaines de tous les temps et de tous les pays : la bibliophilie est cosmopolite par essence,
A côté des œuvres magistrales aussi vénérables par leur âge que par le sujet, vivaient en bonne intelligence, sous leur habillement sévère, la suite complète des réformateurs depuis Wicleff jusqu'à Proudhon : six siècles de pro- ' testatiotis et de luttes; six siècles de tortures inouïes, de misères insonda- | blés ; six siècles pendant lesquels les ■ peuples se ruent les uns sur les autres \ et se massacrent sans pitié au nom !
d'un soi-disant Dieu de paix ; six siè-
cles où l'humanité se tord pantelante sous l'étreinte de la théocratie, pour que l'homme enfin puisse prononcer avec sécurité ces deux petits mots :
Libhb arbitre!
Bibliophile dans la plus délicate acception du mot, M. de Morante se préoccupait particulièrement, comme tout amateur sérieux, du fond des ouvrages. Mais il faisait encore une large part à ce côté extérieur du livre qui constitue l'une des plus gracieuses formes de l'art.
Aussi sa bibliothèque offrait- elle les plus beaux spécimens de reliure provenant des artistes telsque
Pierre Roffetj Clovis Eve, Antoine Ruette, Legascon, Boyet, Dusseiùl, Anguerran, Derome, Padeloup, parmi les anciens,
Bozérian, Thouvenin, Simier, Purgold, Bauzonnet, Trautz-Bauzonnet, Cape, Duru, Lortic, Niedrée, Belz- Niedrée , Petit , Hardy , Chambolle- Duru, etc., parmi les modernes.
Lui-même avait fait habiller ses volumes par les plus habiles artistes de Paris et de Londres, et timbrer à ses armes.
• Coupé d'un et parti de trois, ceqvi fait huit quartiers : au i , d argent,
à 3/asces de gueules, à la bordure de sinople, chargée de 8 sautoirs d'argent, 3 en chef, 2 aux flancs et 3 en pointe-, au 2, de sinople, à une cotice et un filet d'argent en bande, accompagnés de 2 croix recerclées du même, 1 en chef et 1 en pointe; au 3, de gueules, au pélican de sinople en sa piété, à la bordure comportée de sinople et d'azur; au 4, de même que te 2; au 5, de gueules, à 3 fleurs de lis d'or enfasce, en pointe 1 tour d'argent maçonnée de sable et donjonnée de même , en chef une canette d'or reposant sur une planchette de mime-, au 6, desinople, à 5 étoiles d'argent, a, 1 et 2 ; au 7, de même que le 1 ; au 8 et dernier, coupé : au t, d'azur, à 1 tour d'argent surmontée de 3 étoiles de même mises enfasce; au 2, de sinople, au taureau d'argent.
1 " devise : /. Gome\ de la Cortina et amicorum.
2* devise : Fallitur hora legendo.
Le chiffre suivant
formé des lettres J. G. C. (Joach. Cornez Cortina), redoublées et surmontéesd'une couronne de marquis, figure quelquefois avec les armes ci-dessus, ou frappé seul, tantôt au centre des couvertures, tantôt sur le dos des volumes.
BIBLIOPHILE. l37
Depuis i83o, époque à laquelle il fonda sa bibliothèque, M. de Morante passa presque ignoré dans nos ventes, enlevant à notre pays les plus splendides sujets bibliophiliques. Et ce n'est pas sans un léger sentiment d'orgueil, bien légitime au boutdu compte, qu'il montrait aux initiés ces adorables volumes reliés pour les Grolier, les Maioli, les Laurin ; ou provenant des bibliothèques de Charles-Quint, Henri II, Marie de Médicis, Eugène de Savoie, de Thou, Peiresc, Pithou, Séguier, Balesdens, Mole, de Mestnes, Passerai, La Moignon, Baluze, Ménage, M"" de Pompadour, la comtesse de Verrue, d'Hoym , Longepierre, Girardot de Préfonds, La Valiière, Mac-Carthy, Nodier, Gaignat, Pcignot, Bou tour lin, Pixérécourt, Armand Berlin et d'autres que nous passons et des plus connus.
Cette collection si péniblement amassée et si dispendieusement entretenue, après la mort de son auteur, fut en grande partie vendue à l'hôtel Drouot. Est - ce un malheur ? Nous ne le pensons pas. Toutes les richesses qu'elle renfermait sont entrées dans d'autres cabinets quiâ leur tour, subissant la loi commune, laisseront partir leurs trésors pour aller grossir ou compléter de nouvelles collections en répandant la lumière par la diffusion des effluves de l'esprit.
Et quasi cursores, vit»), lampada tradunt.
Catalogus Hbrorum doctoris D-, Joach. Gomez de la Cortina, marquis de Morante, qui in œdibus suis citant. — Matriti, Eusebtus Aguado, 1854-1870, 9 vol. in-4. Le tome IX porte : Addttio ad catalogum Hbrorum...
Ce travail, — tiré à 5oo exemplaires
ARMORIAI- DU BIBLIOPHILE.
-dû
et non mis dans le commerce, aux soins du marquis de Moralité, n'est pas à proprement parler un catalogue, c'est-à-dire une simple nomenclature de titres, mais bien une œuvre bibliographique des plus considérables. A la suite d'un grand nombre d'articles, on trouve de longues et savantes notices sur les livres et leurs auteurs, quelle que soit leur nationalité. C'est à notre sens un véritable cours de bibliographie et de littérature générale ancienne et moderne.
Catalogue de la bibliothèque de M. le marquis de Morante... précédé d'une notice biographique par M. Fr.
Asenjo Barbieri... etde quelques notes sur cette bibliothèque par Paul Lacroix...— Paris, Bachelin-Deflorenne> 1872, 3 vol. in-8".
C'est la partie vendue à l'hôtel Drouot. Elle se composait d'environ 6,000 numéros, c'est-à-dire de tout ce que la collection Morante offrait de plus riche et de plus important.
MOREAU (Nicolas), seigneur d'Auteuil. Florissaiten la seconde moitié du xvi1 siècle (1).
(]) Dans les poésies de Daurai, Paris, 1 586 , n-8", on trouve une pièce adressée i Ad Nieolaum Morelliim, dotnlnum dAvttuU.
D'azur, au chevron d'or c gné de trois têtes de Mores de sable, tortillées a" argent, 2 en chef, 1 en pointe.
Devise : A l'amy, son cœur.
Ce fer, d'une jolie ordonnance, ne pouvait appartenir qu'à un amateur de goût.
Quelques-uns des manuscrit» de Moreau passèrent dans la collection de Michel Le Tellier , archevêque de Reims, laquelle fut léguée par ce prélat à la Bibl.S'=-Genevièveen 1710.
La Bibl. Nat. conserve aussi de la même provenance quatre vol. cotés :
Mss.franç.,'a"3jr\, 353, 57661473.
Dans la Bibl. Roy. de Copenhague on trouve : le Roman de la Rose.
Manuscrit du xv«' siècle, avec cette mention, de la main de l'ancien possesseur : P. Nicolas Moreau, sieur tFAuteuil. Donné par madame Sansi, ma sœur, à tami de son cœur.
MOREL (Zacharie), seigneur de la Brosse, conseiller au Parlement de Paris. Mort le 5 mai 1737, dans la 84e année de son âge.
D'or, à la tête de More de sable tortillée émargent, soutenue d'un cor
de chasse de sable, suspendu et lié d'argent.
Mebc. dk Fr., juin 1 737, p. 1 238.
MORETON DE CHABRILLAN, (Hippolyte-César Guignes), né en 1744, mon à Paris le 16 octobre i835.
MORIN, en Normandie.
D'a\urt à une tour crénelée de 3 pièces, sommée de 3 donjons, chacun crénelé de 3 pièces, le tout d'argent, maçonné de sable, à la patte d'ours d'or mouvante du quartier senestre de la pointe, et touchant la porte de la tour.
M. de Chabrillan fut élu par le département de la Drôme député â la Chambre introuvable. On dit qu'il ne prit qu'une seule fois la parole pendant tout le cours de sa carrière législative, et ce fut encore pour protester contre le titre de Représentant du peuple donné aux députés par un pétitionnaire. « Non, s'écria-t-il avec indignatîon, nous ne sommes point les Représentants du peuple (1) ! »
(l) Rocfiis. Biographie du Dauphiné.
D'azur, au chevron d'or accompagné de 3 merlettes d'argent, 2 en chef, 1 en pointe.
MORINERIE (le baron Léon de la), chef de division à l'Hôtel-de-Ville, auteur de plusieurs ouvrages estimés, entre autres : la Noblesse de Saintonge et d'Aunis convoquée pour les Etats-généraux de 1789.
— Paris, i86t,in-8°.
D'or, à lafasce d'azur chargée de trois besanls d'argent, accompagnée de trois merlettes de sable, 2 en chef, 1 en pointe.
L'écu entouré de la devise : Probus semper.
ARMORIAI. DU BIBLIOPHILE.
Cet amateur érudit et délicat possède une bibliothèque formée presque exclusivement d'ouvrages sur les provinces de l'Aunis et de la Saintonge.
Ses volumes sont reliés avec goût, et la plupart proviennent des plus célébrés cabinets des deux siècles derniers.
MORLET (Christophle), évêque de Saint-Omer en i632. Mort le a5 décembre i633.
D'a\ur,à trois forces d'or Jesbranches dirigées vers la pointe de reçu.
I, 'évêque de St-Omer avait collectionné beaucoup de livres précieux et surtout plusieurs manuscrits rares dont parle Sander dans sa Bibliothèque des manuscrits de Flandres.
A sa mort, selon le P. Jacob, il laissa toute sa collection k l'église cathédrale de St-Omer.
Marque frappée sur un volume donné en prix par Morlet en 1 627. — Collect. du doct. Mangin, à Douai.
MORN AY (Philippe de), seigneur du Plessis-Marly, né à Bussy, dans
le Vexiu français, mort le 9 novembre 162'i, âgé d'environ 7Î ans. "
Burelé d'argent et de gueules de 10 pièces, au lion marné de sab\c couronné d'or brochant sur le tout.
C'est l'ami et le ministre de Henri IV, le fougueux calviniste qui pen- ' dant cinquante années fut le chef de là"" I réforme en France. :
Ni d'importants travaux littéraires 1 et sur des sujets les plus ardus, ni les agitations incessantes d'une active carrière politique et religieuse ne purent le détourner de sa passion fa vo- : rite: la bibliophilie. Pour lui, lèKvre c'était vivre. - :
Au milieu de tous les trouble» qui désolaient alors notre mnjfceureui pays, il ramassa une belle fljfllection d'ouvrages imprimés et manuscrits.
Cet ardent bibliophile était aussi un publiciste d'un énorme savoir; il connaissait et parlait le latin, le grec, l'hébreu, l'allemand, l'italien et l'espagnol. Ses nombreux ouvrages roulent en partie sur des sujets philosophiques et des controverses morales et religieuses.
Presque tous, aujourd'hui conservés à la Bibliothèque Nationale, sont sur vélin et portent, ainsi que ses autres
volumes,, tantôt sur les plats les armes
ci-dessus, tantôt aux angles ce chiffre :
formé d'un <ï> entre deux C affrontés, initiales de son prénom et de celui de sa femme Charlotte d'Arbaleste.
~" Quelquefois ces deux marques se trouvent peintes sur le titre ou sur le dernier feuillet des volumes avec l'écusson des d'Arbaleste, qui est d'or, au sautoir engrélé de sable, accompagné de 4 arbalètes de gueules.
MOROGUES(François-Gabriel,marqiiis de), ancien capitaine d'infante* rie au régiment de marine, né en novembre 1 685, mort le 16, décembre 1762.
pagné en pointe d'une étoile d'argent, au chef cousu de gueules, chargé dt 3 étoiles d'or.
MORTEMART (Louise-Françoise de), fille du maréchal de Vivonne, abbesse de Fontevrault en 1704, après sa célèbre tante Marie-Madeleine-Gabrielle de Mortemart. Elle mourut en son abbaye, le 1 6 février T743, Agée de 78 ans.
, D'a\ur, au chevron d'or accom-
D'or, fascé, onde, enté d'argent et de gueules de six pièces.
MORTEMART (Jean-François-Joseph de Rochechouart-de-Faudoas, ducde),évéquede Laon. 1755. Né le 28 janvier 1708, mort en 1777*
iËSlli
PB
Comme ci-dessus.
143 ARKORIAL D
MORTEMART (Louis de Roctaecftouart, II» du nom, duc de). N ée 3 octobre 1681, mort le 3i juillet 1746 en sa maison de campagne de Saisy-sous-Etioles (Seine-et-Oise).
Comme ci-dessus.
Les livres à cette marque portent tous au bas du titre la signature de l'amateur, et quelques-uns ces mots :
Je suis au duc de Mortemart.
De plus, l'écu est toujours accompagné de ce chiffre
I BIBLIOPHILE
Ce bibliophile était aussi un collectionneur d'objets d'art. Son cabinet d'estampes avait été constitué avec beaucoup de savoir et dégoût.
Cabinet d'estampes de M. le duc de Mortemart.— Parts, Briasson, ijiç,
Marque frappée sur les Œuvres de S. Didier, conservées à la Bibl. Nat. , sous le n» 8» Y ■+■ 5,4 s' .
MOUCHARD (François), écuyer, ancien député de la ville de la Rochelle au conseil du commerce, receveur général des finances, mort vers t783.
formé des lettres L et M redoublées et entrelacées.
D'a\ur, au chevron d'or accompagné de trois mouches de même, deux en chef, une en pointe.
Notice des principaux articles des livres de la bibliothèque de M. Mouchard, receveur général des finances.
— Paris, de Bure fils aine, 1783,
ARHORIAL DU BIBLIOPHILE. 143
MOUCY (Pierre-Henri de). . 1 6,6 1., mort à Paris le 1 5 mai 1738.
D'or, au pin de sinople, au chef d'azur chargé de 3 étoiles d'argent.
Aux angles des plats un monogr.
composé des quatre lettres P.H.D.M.,
initiales des nom et prénoms du bibliophile.
MOULINET DES THUILLERIES (l'abbé Claude du), né à Séez en
D'argent, à trois anilles de sable.
L'abbé du Moulinet eut une bibliothèque sérieuse et nombreuse, dont tous les livres portaient sa signature au bas du titre.
C'était un homme instruit et qui a publié plusieurs ouvrages très-estimés. ,
Catalogue des livres de la bibliothèque de feu M. l'abbédu Moulinet des Thutlleries... — Paris, Rollin, 1738,
M U RARD (Alex.-Franç. de), conseiller au Parlement de Paris en 1748.
v^hgg?^
D'or, à la/asce muraillée et créne.
ARMORIAI. DU BIBLIOPHILE.
lée d'azur, accompagnée en chef de 3 têtes d'aigle arrachées de sable.
MUY ( Louis - Nicolas -Victor de FÉLIX, comte du), né à Marseille en 171 1, mort à Paris le 10 octobre
Ecartelé: au 1 tf 4, de gueules, à la bande d'argent chargée de trois F de sable; oui et 3, de gueules, au lion d'or, à la bande d'azur brochante sur le tout.
Les trois F signifient: Felices Fuerunt Fidèles,
Le comte du Muy fut successivement chevalier de Malte et des ordres du roi, lieutenant général, maréchal de France et ministre de la guerre.
Marque frappée sur le dos d'un exemplaire de YHist. des Gr. Off. de la Couronne, par le P. Anselme. — Cabinet de M. Anatole de Barthélémy.
NEUFVILLE DE V1LLEROI (Camille de), archevêque de Lyon, ncà Rome le 22 août 1606. Il fut d'abord abbé d'Ainai et de l'Isle- Barbe, puis archevêque et comte de Lyon, et commandeur de l'ordre du S. -Esprit, mort le 3 juin 1693, âgé de 92 ans.
D'azur, au chevron d'or < pagnê de 3 croix ancrées de même, zenchefet 1 enpointe.
• L'abbé d'Aisnay, dit le P. Jacob, ne possède pas seulement ces belles qualités de l'esprit de ces grands hommes des Villeroys, desquels il est yssu : mais aussi le voyons-nous porté d'un grand zèle aux bonnes lettres, et poux l'augmentation de sa magnifique bibliothèque, qui a près de quarante mille volumes en toutes sciences et en diverses langues, particulièrement des livres espagnols, lesquels sont tous richement reliez de maroquin incarnat de Leuant, avec les armes de ce seigneur (1)».
(1) Traieté des plus Mit* bibiiotk.
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'Paris. — Imprimé dte\ Gauthier- V Mars, 55, quai des Grands-Augustins.
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JOANNÏS GU1GARD
DU