‹ Armorial du BibliophileChapitre 90 sur 97 · LA ROCHEGUYON · texte numérisé non relu

LA ROCHEGUYON

SILLY {François de), damoiseau de Cominercy, comte, puis duc de la Rocheguyon, marquis de Guercheville, grand louvetier de France, chevalier des Ordres du roi, mort au

siège de la Rochelle, le 19 janvier

Ecartelé de Silly et de la Rocheguyon,- sur le tout, de Cohkercy, qui est d'azur semé de croix recroisettées au pied fiché d'or, au lion d'argent armé, lampassé et couronné du second.

Devise : Tanqvam marpesia cautes.

Ce fer figure sur les plats d'un vol.

intitulé : Andréas Fricius. De Republica emendata ; Basle, i55ç>, in-f°, conservé à la Bibliothèque Nationale et coté : E\

Le vol. porte sur le plat : Conv.

Capucin. Assumpt. B. M. Paris., ou pour parler un langage plus usuel :

Couvent des capucins de l'Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie de Paris.

SILLY (Antoine de), comte de la Rochepot , damoiseau de Commercy, baron de Montmirail, gou-

verneur d'Anjou, chevalier ordres du roi en i5o5.

1XHORIAL DU BIBLIOPHILE. 20$

SOUVRË (Gilles de), évéque d'Au- "xerre, trésorier de la Sainte-Chapelle de Paris, abbé de Saint-Florent de Saumur, mort le 19 septembre i63i.

Comme ci-dessi

Armes frappées sur : Funccii Chro.

nologia, 1652, in-f°, conservé à U Bibl. Nat. et coté G. suppl. Sur le premierlfeuillet de garde, on lit: De la bibliothèque de Monseigneur de la Rochepot et de Montmirail.

De même que le précédent, il porte aussi sur le premier plat : Conv.

capucin. Assumpt. B. M. Taris.

D'or, semé de tours d'azur et de fleurs de lys du même.

Devise : Suttendant lilia turres.

D'azur, à 5 cotices a'or.

;■' La Bibliothèque de ce savant prélat, qui était nombreuse surtout en manuscrits, passa tout entière dans celle de Jacques Amelot de Beaulieu. — V. ce nom.

Catalogue des livres de la Bibliothèque de Gilles de Souviê, évéque d'Auxerre. — Paris, i632, in-4.

STROZZI (le maréchal Pierre), mort le 20 juin i558 des suites d'un coup de mousquet qu'il reçut au siège de Tbionville.

D'or, à la fasce de gueules char-

ARMOMAL DU BIBLIOPHILE.

gée de 3 croissants d'argent, tour- l'époque de la Révolution. Le reste nés à dextre dans le sens de la faSce. a été vendu sans catalogue en 1866.

Le maréchal de Strozzi avait une Bibliothèque formée en partie, vers 1 55o, de celle. du cardinal Ridolphe, neveu de Léon X, et qui fut, selon Brantôme, « estimée plus de 1 5,000 écus { 1) pour la rareté des beaux et grands liures qui y estaient s. A sa mort, ses livres passèrent dans le cabinet de Catherine de Médias, qui les avait achetés, mais qui ne les paya jamais.

Cette bibliothèque était remarquable en ce sens que les livres, la plupart habillés par des artistes italiens, introduisirent en France ce goût charmant des reliures dont les volumes de Grolier sont la plus brillante expression.

TAILLEPIED de la GARENNE (Charles-Claude-Alexandre de), secrétaire des command. du comte de Provence, depuis Louis XVIII, et introducteur des ambassadeurs.

Cette famille est aujourd'hui représentée par M. le comte de Bondy, ancien pair de France, actuellement député de l'Indre.

La bibliothèque de M. Taillepied de la Garenne se composait d'environ 10,000 volumes, dont la plupart avaient été "habillés en maroquin rouge ou vert, par Dérôme le jeune.

La majeure partie fut dispersée à

(1) Environ 3

actuelle.

Cet amateur eut d'abord ce fer,

D'azur, à 3 croissants d'or, 2 et 1, au chef cousu de gueules, chargé dl 3 molettes d'ôr mises en fasce.

puis celui-là

dans lequel le chef est d'or, et les molettes d'azur.

De plus, la couronne de comte est remplacée par celle de marquis.

Cabinet de M. Emile de Bondy, ministre plénipotentiaire de 1 '* classe.

AKHOJUAJj DU BIBLIOPHILE.

TALLEMANT DESREAUXfGédéon), l'auteur des Historiettes, né à La Rochelle vers 1619, mort à la fin du xvii* siècle.

D'azur, au chevron renversé d'argent, accompagné en chef d'une ai' glette de même.

Une grande partie des livres composant la collection de ce piquant anecdotier, sont entrés à la Bibliothèque Nationale.

TjALLEYKAND-PÉRIGORD (Alexandre-Angélique de), cardinal et archevêque de Reims, né à Paris le 18 octobre 1736, mort le 20 du même mHs en 182 1 .

mes, lampassés et couronnés de même, posés 2 et 1.

Devise ; Réqué Diou,

TALLEYRAND-PÉRIGORD (Marie-Françoise de Rochechouart, duchesse de). Elle avait épousé Jean- Charles de Talleyrand-Péiigord , duc et pair de France.

De gueules, à 3 lionceaux dorar-

Comme ci-dessus, accolé de Rochechouart, qui est fascé, onde, enté d'argent et de gueules de 6 pièces.

TALON (Louis-Denis), président à mortier au Parlement de Paris, né le 2 février 1701, mort le 1* mars

Ce nom vénéré dans la magistrature française se recommande encore au souvenir des bibliophiles.

Presque tous les membres de cette illustre famille et particulièrement Orner Talon, « la lumière du barreau, » comme l'on disait alors, ont aimé et collectionné les livres.

Leur bibliothèque, qui se composait en partie d'ouvrages sur la jurisprudence et la philosophie , se transmit de père en fils jusqu'à Louis Denis,

313 ARMORIAI. DU BIBLIOPHILE.

leur digne descendant, en qui s'étei-

gnit la branche directe des Talon.

A la mort de celui-ci , la bibliothèque fut vendue. Plusieurs volumes entrèrent alors à la Bibliothèque Nationale.

D'a\ur, au chevron d'or accompagné de 3 épis soutenus chacun d'un croissant montant, le tout d'argent.

Catalogue des livres -de feu M. le président Talon... — Paris, J.-B. Delespine, 1744, in-12.

TERNAUX-COMPANS (Henri), né à Sedan vers 1765, mort en 1 833.

Il fut députée Paris en 1823 et

Ce célèbre industriel avait une Bibliothèque fort nombreuse et composée de livres richement et habilement

ornés. Ceux qui furent reliés pour lui portaient simplement sur les plats l'emblème ci-dessus, comme allusion au perfectionnement considérable qu'il apporta dans le tissage des laines. Audessous : son chiffre formé des lettres H, T., initiales de ses nom et prénom. Ternaux était un grand amateur des choses de l'esprit; il protégeait avec une magnificence princière les arts, les lettres et l'industrie, et ses salons étaient le rendez-vous de tout ce qui avait alors quelque réputation,

TERRAY (l'abbé Joseph- M a rie), contrôleur général des Finances de France sous Louis XV, né à Boen, petite ville du Forez.

Cet homme, célèbre par sa rapacité, son faste et ses débauches, laid au physique comme au moral, qui pour s'enrichir proclama la banqueroute, avait aussi une bibliothèque.

Voici son fer

D'azur, à la fasce d'argent, chargée de cinq mouchetures de sable,'et accompagnée de trois croix tréftées d'or; au chef du même chargé d'un lion issant de gueules.

Au reste, lui qui prit Mazarin pour modèle, pouvait bien s'en payer une.

ÂRM0R1AL DU

Au prix que cela lui coûtait, ce n'était guère la peine de se gêner !

Comptons : Annuellement, il avait, pendant son ministère, 1 5 2,000 liv.

de rente et de fortune personnelle; 200,000 liv. comme contrôleur général des Finances; 80,000 liv. -de rente que lui rapportait la riche abbaye de Throarn, et 5o,ooo liv. comme intendant des bâtiments. Ajoutons à cela quelques sommes assez rondes provenant de ses exactions occultes, et Ton aura bonan, mal an, environ deux millions de rente de notre monnaie actuelle !

Pour quelqu'un chargé de prêcher le détachement des choses df ici-bas, il nous semble que cela faisait un assez joli denier.

On dit qu'il protégea les artistes et les gens de lettres.

Peste ! A ce prix-là, j'en ferais bien autant !

Ce mandrin mitre mourut à Paris le 18 février 1778, emportant avec lui la haine des familles que sesopératio n» avaient ruinées, et le mépris général. Il était né en 171 5.

Notice des livres, composant la biliothèque de feu M. l'abbé Terray, minisire et secrétaire d'État, commandeur des ordres de Sa Majesté. — Paris, Dubois, 1779, in-8.

Page 1