COMTES DE SAVOIE
Depuis 1285, époque où la Communauté genevoise, révoltée <^Dlre son évéque, appela les comtes de Savoie k son aide (6),
(1) Arcb. de Genève, Pièces hisi., n*»* 107 et 182. P) md,y nM31.
(3) Article Maison de Genlve, p. 310.
(4) Arcb. de Genève, Pilces hisL, n*** 227 et 238.
(5) Grillet, Maison de Faucigny, p. 263.
(6) La copie du traité d'alliance, passé à cette époque entre le comte
ces derniers jouèrent dans l'hisloire de Genève le rôle le plus important, élevant sans cesse sur la souveraineté de l'État des prétentions toujours anéanties par le patriotisme national. Ce n'est qu'en suite de ce rôle et qu'en sa qualité de feudataire de l'évêque de Genève, tant par suite de l'acquisition du comté de Genevois que de celle de fiefs annexés à ses domaines k des époques antérieures (1), que nous dirons quelques mots de l'ancienne et très-illustre maison de Savoie; nous serons brefs, car l'histoire de cette famille a été écrite assez souvent pour que tout ce qui se rapporte à ses armoiries soit généralement connu, et nous bornerons ce chapitre k la description de quelques anciens monuments existant à Genève et qui fixent certains points de son histoire héraldique.
L'aigle impériale (2) , le lion et d'autres figures symboliques ont été adoptées à diverses époques par les membres de celle famille ; mais ses véritables armoiries consistent dans la Croix blanche , qui broche encore sur le tout dans l'écussoD de la maison royale de Sardaigne, et dont l'adoption parait remonter à une époque fort ancienne (3).
de Savoie et les citoyens, se trouve aux archives de Genève, sous le n** 100 des Pièces historiques.
(1) Dès le commencement du treizième siècle, on voit les comtes de Savoie relever de Tévêque de Genève pour le fief d'une partie de leurs possessions territoriales, (^oy. la Déclaration do Thomas, comte deMaurienne, en date de 1211, Arch. de Genève, Pièces hist., n«>41.)
(2) Voy. sur l'aigle, comme armes de Savoie, Guichenon, p. 1^^ et suivantes. — Sigilli de' Principi di Savoia, par MM. Cibrario et Promis.
(3) L'adoption du champ de gueules paraît dater de la fin du onzième siècle, époque où les comtes firent l'acquisition du Piémont, dont le rouge était la couleur; ou bien du douzième, alors que Thomas I prit le titre de prince de Piémont. Il est possible que la Croix blanche en champ d'azur ait d'abord été Tarmoirie de Maurieune; on voit du moins, dans les anciens actes, Vargent et l'azur employés pour les la- PL. xuii.