‹ Armorial genevoisChapitre 153 sur 216 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Nous devons arrêter ici cette esquisse de riiisloire héraldique e Genève. Nous avons tâché de faire sentir, dans ce travail, oel genre de ressources les monuments du hiason peuvent offrir our l'élude générale de l'histoire d'un pays. On voit, en effet, près avoir passé en revue ces divers monuments, que l'on est onduit h tirer, relativement ii l'histoire de notre patrie, des onclusions bien différentes, en plusieurs points, de celles qui nt généralement cours et qui sont trop souvent le résultat de préventions et de systèmes préconçus.

Nous nous bornerons à signaler à l'attention de nos lecteurs époque antérieure a la Réforme et l'historique de la Commune fans la première période de son existence, points sur lesquels b opinions les plus inexactes sont fortement établies.

Ces systèmes chimériques, nous le savons, sont chers b beaucoup de nos compatriotes ; mais devant la vérité ils doivent s'anéantir : l'histoire de Genève est assez belle pour qu'elle puisse se passer d'hypothèses mensongères, et tout homme impartial élodiera avec intérêt les fastes d'un petit État dont lo prince fil tant d'efforts pour maintenir l'intégrité et l'indépendance, 5l obtenant pour les citoyens les sauvegardes de l'Empire, consacrant ses trésors à la fortification do la cité ou dosant ses subordonnés de franchises et de privilèges inviolables , mesures qui entretinrent le patriotisme et enfantèrent les héroïques dévouements des citoyens qui scellèrent de leur sang leur îffeclion pour la cause nationale dans ces jours mauvais où, devenus oublieux de leurs devoirs et de leurs droits, les évoques tentèrent de tromper le peuple et de lui ravir son indépendance.

Les révolutions populaires, qui souvent ensanglantèrent nos murs, n'ont pas été étudiées mieux que les autres parties de nos annales; ce furent les citoyens égarés qui, dans leur aveuglement, donnèrent entrée k l'étranger dans nos murs en appelant à leur aide les comtes de Savoie. Au seizième siècle, le parti libéral ne craignit point non plus d'appeler h son secours et le

lutbérauisme et la trop puissante ville de Berne, mesures qui, mettant la République à deux doigts de sa perte, écrasèrent pour de longues années le senlinient des droits populaires.

Malgré ces éléments destructeurs, Genève, grâce à son ancien esprit national et aux projets éternels de la Providence divine, continua de subsister dans un état général de prospérité, qui , Dieu aidant , augmentera encore.

Adressons , en terminant , l'expression de notre gratitude à toutes les personnes qui ont bien voulu favoriser nos recherches. Souvent, et là où nous avions le droit de n*en point attendre, nous avons rencontré des entraves de bien des genres différents; c'est donc doublement un devoir d'adresser nos remerciements à ceux qui ont contribué à nous aplanir la voie. Nous ne pouvons tous les nommer; mais nous devons exprimer publiquement notre gratitude à M. l'archiviste d'État du canton de Vaud à notre ami M. Edouard Mallet, à M. le docteur Ghaponnièrt et k M. Lullin-Dunant, dont les riches collections de docunoent! genevois ont toujours été à notre disposition ; enfin a M. I( docteur Coindet et à M. Marin , dont les médaillers nous oni fourni les pièces genevoises les plus rares et les plus précieuses.

Genève, 15 mai 1849.

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