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Même avers. — Rev. : Même inscription en italien

241 . Même avers. — Rev. : Vue de l'église cathédrale depuis le balcon do l'hôtel des Bergues. Lég. : liebet eugh unter binarder; frappée en 1842, au sujet du séjour du prince de Schwartzbourg, et au nombre de 2525 exemplaires, dont 25 en argent et le reste en bronze. Ces médailles, du module de 1 1 lignes, furent mises au jour par M. Charles Hentsch.

242. Même avers. — Rev. : laissez venir a moi les petits enfants. Médaille dite des écoles et frappée au nombre de 2 à 300 exemplaires, par les soins de M. Ejnard- Châtelain. (^Note de M, Lutlin-Dunant,)

243. Prix de l^institut Frivat, Av. : Une ruche entourée d'abeilles et sur la table de laquelle on lit : institut DE M.M. privât. Au-dessous la Clef et l'Aigle entre deux palmes. Lég. : LABOR IMPROBUS OMNIA vincit. — Rev. : Deux rameaux, l'un de laurier et l'autre de chêne. Au-dessus : fides. spes. GHARITas. Au centre un espace vide. (Arg.) Mod.: 16 lig. [LF].

244. Médaille offerte à M. Kaupert après ses cours de ehant natiowd. Av.: Buste de Kaupert. Sig.: lander. — Rev.: A B. KAUPERT GS-

NÈYE RECONNAISSANTE M DGGG XXXIII. (Br.) Mod. : 19 Jig.

245. Loge des Francs-maçons, Av. : Une femme tenant uu rubao et embrassant un arbre desséché contre lequel s'attache une plante de herre , on lit sur le ruban : LONGE ET PROPE, et sous l'arbre : MORS

ET VITA. Ex. : FONDÉE 5797. Lég. : LOGE DE l'amitié 0.'.' M

whiAiiu». 357

GEifEYE. — Rey. : Au centre d'une couronne de lierre : souvknir

DE L'mAUGORATION DU NOUVEAU TEMPLE LE 10* j£ DU 9| MOIS.

Sig. : HAKAii F. (Arg.) Mod. : 16 ]ig. [S].

U6. At. : Un écusson de gueules portant en chef une tête de mort et en pointe les lettres H. 0 ^ ; au-dessus do cet insigno trois cœurs liés dans un cercle^ le tout sur un manteau héraldique. Lcg. : l.*.

DES.*. J.'. DE l'union DES COEURS R.*. R.'. 0.'. DE GENEVE. —

Rer. : Un phénix se consumant sur le bûcher. Ex. : Sur un philac-

tèie: PERIT UT YIYAT. Lég. : DIRECTOIRE DE BOURGOGNE. (Arg.)

Mod.: Ulig. [LF].

tt7. La mdme » mais la légende du revers est : directoire de

BOmCOGNE BT HELYÉTIE. [S].

Les premières loges ostensibles de Francs-maçons furent établies Tors le milieu du dix-huitième siècle , par des Anglais résidant à Geim, qui affilièrent plusieurs citoyens. Un de nos annalistes a décrit, dans les ternies suivants, une fête maçonnique célébrée à cette époque. «Le Mercredi 34 Juin 17441a principale loge de la Société dite des FnncsMaçons tint vne assemblée solennelle au Jardin des Marchands Toiliers aux Paquis où tous les confrères se trouvèrent avec le Tablier, hs Gands et la Truelle d'argent, sous la présidence de Mylord Malpas ^nd Maître. Ils s'y rendirent sur les neuf heures du matin dans la I^ne du sieur Sadau, Membre de la Loge, fort proprement décorée ^portant pavillon d'Angleterre et de Genève, au bruit des Hauts bois cthquelques boëtes et fauxconneaux qu'ils avoienl avec eux. Ils firent 8w promenade sur le Lac, après qnoy étant descendus au Jardin, il y eut dans le Salon un magnifique repas , où les santés furent bues ^ les cérémonies de la Société. Ensuite on fit vn tour de délibérations et on rentra en ville sur les huit heures et demi du soir, tous les frères de la Loge étant comme en procession et ayant h leur tête les kauis bois ramenant chez luy Mylord Malpas Seig/ Anglois de disaction qui depuis quelque tems faisoit son séjour dans Genève. »

Celte fête appela sur les Francs-maçons l'attention des pasteurs ot «io Conseil, qui, en suite de longues délibérations, prononça lu dissolutJoii des trois loges existantes et défendit à tout citoyen, bourgeois, natif ou habitant d'en tenir aucune, ni d'assister aux séances de la Société, qui toutefois rétablit plus tard ses trois loges de la prudence, 'ïe la FRATERNITÉ et du SOLEIL LEVANT, réunies en 1800 au Grand ^^t de France , sous le nom de Grande Logo provinciale, ot qui «wnpte aujourd'hui les six loges de la Fidélité, la Prudence, TU-

^lOH DES C0EURS> I'AmITIÉ, la FRATERNITÉ, FËtOILE DU LÉMAN

^ les Trois Temples.

358 ARMOKIAL GENEVOIS.

Nous torminorons cetto note par la description d'un sceau maçon* niquo, dont la matrice est due à M. Hoyer de Lausanne, qui, en 1817, grava les coins remarquables qui servirent à frapper les monnaies genevoises de cette époque. Ce sceau, portant en légende: chapitre

DU DÉPARTEMENT DE LA VALLÉE DE LAUSANNE , offre dans le champ UDO

tour crénelée dont l'entrée est gardée par un guerrier; vers cette tour se dirige un aigle portant trois maillets et une étoile à neuf rais; à droite et à gauche de la tour se trouvent une sphère et un G resplendissant. Ces figures sont les symboles des doctrines do TOrdrei doctrines émanant, suivant ses adeptes, du principe incréé manifesté par la Lumière (le G lumineux, le Grand Orient) qui doit remplir l'univers (la sphère), et dont l'aigle (saint Jean, le messager du Soleil) apportant les trois maillets (la vertu qui doit abattre et vivifier), et l'étoile à neuf rais (la sommité de la puissance intelligente, le mystère de l'unité dans la triade supérieure) est le principal précurseur. D'autres sceaux de Genève portent un globe couvert des instruments maçonniques et accosté de deux colonnes rappelant sans doute le nec pha ultra de la félicité, résultat de la connaissance. Ces monuments intéressants, lettre morte et pour les profanes et pour les initiés subalternes, rappellent les principes mystiques de la cabale orientale, principes que les Rose-Croix , l'un des grades les plus élevés de la maçonnerie , et qui a reçu son nom de Christian Rosenkreuz, qui apprit des docteurs chaldéens de Damas les secrets de la magie, suivent particulièrement, ainsi que le prouvent certains de leurs talismans composés d'après les procédés cabalistiques. Un de ces talismans a récem^ ment été découvert dans la propriété de M. le pasteur Makn, qui a bien voulu nous le communiquer : c'est une bague en cuivre, à deux chatons creusés en cachet ; le plus petit, d'un métal différent du reste de la pièce, représente le buste du roi Salomon, dont les charmes, et en particulier l'anneau, jouent un si grand rôle dans l'art magique; devant le roi, dont la tête rayonne comme celle des enchauteun de l'Asie, est son sceptre merveilleux. L'autre chaton figure une baguette magique, indice du pouvoir occulte, un globe couvert de signes talismaniques et sommé de la couronne impériale rappelant les patentes des empereurs en faveur des anciennes loges, puis les mots rose croix en légende.

^8. Escalade de Genhe, Av. : Table surmontée du cimier genevois et contenant les noms des dix-sept. Lég. : aux gitotkeis lotn EN DEFENDANT LA PATRIE. — Rov. : Daus le baut du champ la Clef et l'Aigle, puis Finscription : si le seigneur n'eût son peuple assisté

■iDAiLiiVs. 359

c'en était fait sans espoir db retour, rf cxxiv. Lég. : souvenir du xiiDsauBRB K DC II * 1840 « (Arg. et br.) Mod., 11 lig.

249. At. : La Croix fédérale. Lég. : » sociM fédérale de se» COURS BUTURLS. — Rev. : Une foi. Lég. : fondée a genàve en mars 1844. (Br. doré.) Mod.: U lig. jLD].

^. Chantier national dn Tranchées. Av. : Un ouvrier aux terrassements. Lég. : TRAVAIL NATIONAL. — Rov. : SOUVENIR DES TRAVAUX DIS TRANCHÉBS FAITS PAR LES OUVRIERS DB LA FABRIQUE DE GENÈVE.

1848. (Métal blanc.) Mod. : 16 lig. Les coins de celte médaille ont été gravés par MM. Moïse Rey et Georges Gleckner.

251. At. : Un ouvrier dans une attitude différente. Lég. : travail lunoiUL. — Rev. : souvenir des travaux des tranchées faits par U8 OUVRIERS DB ' LA FABRIQUE EN 1848. Médaille fonduo en plomb. Cette pièce unique > du module de 17 lig., se trouve dans notre collection.

252 et 2S3. Médailles faites en l*h<mneur des députés à Berne pour la intérêts du commerce, hrs des délibérations relatives au tarif des fkga de la Confédération. Av. : Les armes de Genève entourées d'un trophée du commerce. Lég. : les négociants de genàve a l. odier- GiZDtovE (et sur la seconde médaille ^ a f. bonnbton). — Rev. : Dans m couronne : hohbage de reconnaissance des axis de la liberté

COISBRCIALB BT INDUSTRIELLE AUX DÉLÉGUÉS GENEVOIS A BERNE A l'oG- CiSION DE LA LOI FÉDÉRALE DES PÉAGES EN JUIN 1849. Médailles cisoléos

parll. Bovet. (Vermeil.) Mod.: 25 lig.

BONNAIES DB GENÀVE.

(Supplément aux frappes précédemment indiquées. )

Monnaies de l'ancien systhne.

Fort. — Av. : Clef et TAigle. Lég. : geneva civitas. — Rev. : Croix à fourchette. Lég. : post tenebras lycem ou lvcen. fR|. Voy. pi.

XLVI, lig. 3.

Nous avons vu que la légende^ Post tenebras lucem ou spero lucem,

360 ARHORUU. GEMBVOIS.

entourait h l'origine le Soleil genevois. Nous ajouterons que son emploi, qui n*est point particulier a Genève, parait d'origine italienne; on la retrouve du moins, suivant Tobservation de M. Favre-Bertrand (1), sur plusieurs éditions sorties des presses dltalie^ dans la dernière moitié du quinzième siècle.

On peut encore citer h Tappui de Tnsage de cette légende, dans la même contrée, un médaillon qui paraît dater de la Renaissance. L'avers présente la tête d'un empereur, accompagnée de plusieurs inscriptions hébraïques mêlées de caractères grecs et latins. On lit au revers : fost tbnkbras sPBRa lvcsm felicitaxis ivdex dibs vltuvs . D . m . H . Ces cinq dernières lettres paraissent indiquer le millésime 1503. Yoy. sur cette pièce, attribuée k tort au huitième siècle, hRetme numismaUqfie, t. I , p. 446.

La devise Post tendnras lux avait été adoptée par les Strasboucgeois protestants; car on lit sur un petit médaillon carré, de 8 lignes de côté et en argent doré : post . tehebras . lvx . 1517 . [M]; le revers porte : ivbiljevh . argemtoratense . 1617, et sur une autre médaille d'argent , autour des armes de Strasbourg : lvx . post . tenbbras . H D XVII ; cette dernière porte encore : *j* owns . terra * adokk . DSVM . et . PSALLAT . El : , puis au revers : . pro . reugiohis . cih*

TVH . ARTS . ANNOS . DIVINITVS RESTITVTJB . HEKORU . NOVIQYE . SBCUU . FEUCI . AUSPIGIO 8. P. Q. ARGBNTOR . F. F. A9 M DG XVII • CAL • NOVUB.

(Arg.) Mod. : 19 lig. [M|.

La légende du Fort dont nous parlons indique une époque qui oe saurait être de beaucoup postérieure h 1548; ce que confirme rabsence de millésime, dont les hôtels de monnaie adoptèrent généralement rn* sage, h dater du règne de Henri II (1547 — 59).

Quatre-deniers, — Yoy. p. 77. Le premier arrôt de frappe des quatre-deniers est du 2 mai 1615; ces pièces furent plus tard retirées de la circulation et employées à la frappe de celles de sixHSols.

Six'deniers. — yoy. p. 78; frappe' ^le 1752. [SJ.

Parpaillots. — Yoy. p. 78. Perpeloles, parpillioles et parpilioles sont les orthographes los plus employées au seizième siècle pour désigner ces pièces.

Sol. —Yoy. p, 80; frappes de 1599. [R].

(1) Rapport sur les travaux de la Société d'Histoire et d'Arèhéologie de G^ néve, p. 15.

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