‹ Armorial genevoisChapitre 82 sur 216 · TITRES DES MAGISTRATS · texte numérisé non relu

TITRES DES MAGISTRATS

Conseil déchargés, par règlement approuvé en Deux-Cents le 27 septembre 1776 (1).

Comme membres du Conseil général, les citoyens de Genève prenaient le titre de Magnifiques, tu£s-uonoués et souve- BAiNS Seigneurs (2) ; Tépitlièle souverain devait être régulièment retranchée pour les autres Conseils ; mais Tusage, qui s'élail introduit dès le dix-seplième siècle de la donner au Deux- Cents, prévalut (3) ; toutefois les citoyens et bourgeois Représentants ne s'adressèrent en 1734 qu'aux Magnifiques, très-homtz Seigneurs Stndics et Conseil, et en 1765 on voit encore les citoyens s'émouvoir au sujet du factum d'un avocat, qui avait rfooné l'épithète de souverain à ce Conseil (4). Au seizième siècle, les Conseillers d'Etat prenaient le titre de Magnifiques, TBÉs-BEDOUTÉs et très-hofiorés Seigneurs (5), qualifications auxquelles on ajouta quelquefois celle de Puissants; car en 1554, Froment adresse sa première Epistre preparalive a Très-magnifum REDOYTÉs ET pvissANTS Seigneurs Messieurs les Syndiques ttSémt de Ge^ièue ; une requête présentée aux Conseils, en 1578, par un des membres du Deux-Cents , est adressée à Nos Ma-

0) Yoy., sur les honneurs militaires a rendre aux fonctionnaires publics, V Ordonnance du 3 décembre 1787, le Règlement militaire du 7 novembre 1796, etc.

(2) Le Conseil élait lui-môme qualifié de Magnifique et Souverain. Ces formules étaient toujours employées par le Deux Cents et par le Pelil Conseil s'adressant au Conseil général. Voy. Edit do 1712; Projet dJédit de 1734, etc.

(3) Dans le mémoire de Miclieli du Crest, daté du 22 novembre 1 728 ei adressé au Conseil des Deux-Cents, l'expression de Magnifiques, Très-honorez et Souverains Seigneurs est constamment employée. On sait que Micheli était lui même membre de ce Conseil.

(4) Reg., du 22 janvier 1765. D'après le procès-verbal de celte séance le litre de Souverain aurait été donné au Deux-Cents, depuis cent cinquanle ans , sur lous les faclums imprimés.

(5) Reg. du Conseil, 5 au 13 juillet 1561. Une lettre du baillif de Morges, écrite en 1712, donne aux Conseillers répilhèlc d'Illustres e^ ^ogniflques Seigneurs, (Voy. p. 30.)

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gnifiquesj puissants et trés-redoctes Seigneurs Messeigmurs des Petit et Grand Conseils, souvent qualifiés (I'excellenges (1) dans le texte de la requête (2). Toutefois, Tépitliète de Jrésredoutés avait été supprimée par arrêt du 13 juillet 1562 (3), mais celle de Puissants se retrouve encore au dix-huitième siècle. En 1708, le sieur Peyrol, conseiller du roi de Prusse et envoyé en mission à Genève , commença son discours au Conseil par les mots , Magnifiques et puissants Seigneurs.

Dès 1561, les Syndics prirent le titre de Nobles au lieu de celui de Messires, qu'ils avaient employé jusqu'alors (4). Celui de Princes était fréquemment en usage, etBonivard, tout en blâmant les titres de a: magmffiques , puissantz, eoocellentz, ires illustres, très redoubtez Seigneurs et semblables, » que Ton donnait alors aux magistrats, adresse ses Chroniques A très fidèles et pour ce très heureux princes les Sindiques et Conseil de Genève.

Le comte de Metternich, qui avait envoyé l'ambassadeur prussien dont nous venons de parler, donnait à la République Tépithète d'Illustre^ et Pierre le Grand,- dans des lettres de

(1) Voy. la représenlation des Ministres en Conseil, en date du 6 avril 1585, relativement aux litres d'Excellences et de Princes, donnés aux Conseillers, et à celui d'Excellences, attribué aux membres du Consistoire.

(2) Fragments hist, de M. le baron de Grenus, aux 6 et 10 janvier 1578. Le premier registre de l'Hôpital commence le 28 janvier 1542, en ces termes : Le livre de l'Hospital de Genève, duquel sont recteurs

les MAGNIFIQUES ET TRES REDOLTÉS SeIGNEURS SyNDICS ET CONSEILS d'I- CELLE^ etc.

(3) Extrait des Reg. de Noël. « Arrêté qu'à l'avenir on ne donnera plus b la Seigneurie que le litre de Très-honorés Seigneurs, au lieu de celui de Très-redoutés Seigneurs, qu'on lui a donné jusqu'ici.» On retrouve répilbète do Puissants , h des époques postérieures ; la requête de Boteiller (10 janvier 1578) commence par ce protocole: À nos Magnifiques, Puissants et tris Redoutez Seigneurs, Messeigmurs du Petit Conseil et du Conseil des Deux Cents.

(4) Extr. des' Reg. do Noël.

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