ST ONE
Au point de vue parenté, tous les individus étudiés se rapprochent des premiers Alpins du Néolithique, tels qu’ils sont connus chez les palafitteurs. Observons qu’on ne connaît pas de représentants des Dinariques du « Beaker folk » des Iles Britanniques, et que les « prospecteurs arménoïdes » semblent une légende.
Le problème le plus difficile est celui des relations des Alpins reconnus en Armorique ancienne, avec la tendance à la brachycéphalisation observée pour l’ensemble de la série. En sont:ils la cause, em sont-ils le résultat, sont-ils sans rapport avec ce phénomène ?
Il ne paraît pas localement possible d'admettre que les brachycéphales caractérisés soient le résultat du phénomène d’élargisse ment de la tête observé pour toute la série, à moins d’admettre une tendance à accumuler des mutations de type adaptatif importantes. Ailleurs en Europe, dans les centres principaux de la brachycéphalie, on à de plus en plus tendance à supposer que les Alpins, depuis les premiers jusqu'aux derniers, sont issus des populations anté. rieures par un processus de transformation sur place, sans apport extérieur. Il ne nous paraît possible d'envisager franchement cette explication que pour la mésocéphalisation de la série entière aboutissant à une légère brachycéphalie, toutes choses égales d’ailleurs. (mn peut admettre que le processus de transformation à été moins “complet et moins efficace que dans les véritables centres de brachy céphalie (pour des raisons mésologiques ou autres).
Inversement, même s’il est possible que dès l’aurore des métaux il ait existé dans l’intérieur de l’Armorique des populations à compvosante brachycéphale, il paraît peu probable qu’ils aient pu, par métissage avec les gens de la côte méridionale, influencer à ce point la conformation de la tête de ceux-ci, sans laisser plus de traces, soit à l’état pur, soit par influence sur les caractères autres que la largeur du crâne. Au total, leur responsabilité dans le processus d'élargissement ne peut être que modéré pour toute la période anté rieure à la civilisation gauloise.
FIX. Types méditerranéens
1. -- Les Méditerranéens purs (variété dite «Cibéro-insulaire ») varaissent absents ou très rares. Théoriquement il aurait pu en venir d'assez nombreux, à l’époque des mégalithes et au début du Bronze. La certitude d’échanges maritimes fréquents existe non seu lement avec l’Ibérie, mais aussi, par relations de proche en proche, avec l’ensemble du bassin de la Méditerranée.
». .. Les Atlanto-Méditerranéens, où « Mégalithiques », peuvent ôtre reconnus plus aisément. En pratique cependant, parmi les yuelques individus que l’on tendrait à rattacher au type, beaucouy sont affectés par métissage avec les Archéomorphes, leur face se trouve élargie en particulier, Nous aurons lieu de discuter plus à