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COULEUR DES CHEVEUX ET DES YEUX

Au moment de notre enquête, il n'avait pas été possible d’utiliser d’échelles chromatiques. Au début, nous avions essayé l’échelle très simplifiée de P. Topinard (foncé, moyen, clair, plus pour les cheveux, le roux), que très vite nous avons remplacé par une appréciation «à vue» tout aussi imprécise. Aussi cette partie de nos observations n’a aucune importance. Nous avons fait ces appréciations grossières simplement parce que certains des auteurs ayant opéré autrefois dans notre région avaient fait de même (enquêtes sur l'initiative de P. Topinard, en particulier par H. Le Carguet dans le Finistère ; travaux similaires de J. Beddoë et R. Collignon). D'ailleurs, même avec des échelles modernes perfectionnées, il na nous aurait pas été possible de faire du travail correct, pour la bonne raison que nous devions opérer en chambre, à l’automne, à toutes les heures du jour, et très souvent à la lumière artificielle.

Sans se leurrer davantage sur leur valeur réelle, on peut tout au plus donner à titre indicatif les pourcentages obtenus par grands secteurs administratifs. Les nombres d’observations sont, à quelques unités près, ceux des autres caractères étudiés. Le pourcentage des «moyens » est évidemment le complément à 100 de chaque série. Ces observations grossières permettent de conclure, sous toutes réserves, que les trois départements montrent des populations très homogènes au point de vue des catégories de colorations. S'il y à une légère différenciation, c’est dans le sens de moins d’yeux bleus dans le Finistère, et plus particulièrement vers le Nord de ce département.

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