‹ Arnauld de Brescia et les Romains du XIIe siècleChapitre 11 sur 176 · Ilist. calam., cap, viii · texte numérisé non relu

Ilist. calam., cap, viii

3. «... Quorum quidem intolerabiles spurcitias ego fréquenter atque vehementer modo privatirn, modo publice redarguens, omnibus me supra modum oncrosum atque odiosum effeci. » (lUst. calcnn.^ "VUI.)

4. « Ad me confluentes clerici... efflagitabant, quatenus, quod pccuniaî vel laudis cupiditate egeram, nunc amore Dei studio darem. » {aisi> calam.t viii.)

Mais cette t'ois ralteiitioiule l'Église était éveillée. Son iiiallieur, sa retraite et son nouveau titre de moine avaient fait trop de Inuit.

Sans doute aussi le chanoine Fulbert apprit avec rage qu'Abélard remontait dans sa chaire, et, ne se trouvant pas assez vengé, sut lui préparer de nouveaux malheurs. 11 n'avait pour cela qu'à exciter les jalousies, qui fermentent toujours auprès d'un pareil talent; et sa position, ses rapports avec le haut clergé, lui rendaient la vengeance facile.

Au reste, les événements vinrent eux-mêmes animer tant d'ennemis; le vide se faisant chaque jour plus complet dans les écoles', ses rivaux se liguèrent pour porter plainte. « Un moine ne devait pas se laisser charmer par les livres du paganisme, ni, dans sa folle présomption, enseigner les lettres sacrées qu'il n'avait pas sérieusement apprises-. »

Malgré cette persécution, les disciples d'Abélard recherchaient avec plus d'ardeur que jamais les arguments philosophiques. « A quoi sert, disaient-ils, le luxe des paroles, si l'on ne saisit pas le sens des idées qu'elles représentent? On ne peut croire que ce qu'on a d'abord compris. . . » Entraîné par de tels auditeurs, et cédant à ses propres tendances, qui le portent à tout éclaircir, Abélard s'engage résolument dans cette voie. Aussitôt il compose un traité sur l'Unité et la Trinité de Dieu. Ce livre, goûté par tout le monde, réveille la haine jalouse de ses ennemis. Les successeurs d'Anselme, Lotulfe et Albéric de Reims, sont les premiers à l'attaquer. Ému parleurs

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