‹ Arnauld de Brescia et les Romains du XIIe siècleChapitre 111 sur 176 · V. IMraiicsi · texte numérisé non relu

V. IMraiicsi

1. Les Thermes de Julien, à Paris, iieuveiit donner une iiiée tlo l'iucbilectiire extiiieiire des Thermes de Dio<-létien. — V. le dessin de Piranesi.

3. Le cainj) des Prétoriens, démaiiteli' par Constantin, tiait probablement alors un espace ruint' et couvert d'une véfjt'-tation inculte.

4. Beaucoup sont supposées avoir l'ait partie de la Mnisnn-Doree de Nrron. (V. le plan de Nibbv.)

•i. v. Muratori, Sen'idor. renim llnfir., III.

li. Il y en a un prand nnmbieduni un a coniplt'iement perdu la trace. Klles avaient sans doiile suivi Ciuistantiii à Hy/ance. — Vi've/ les rurieux dessins de Piranesi. L'inir-iienr de fi-; ('iilumlunium esi niielipiflnis d'Cmv avec nu luxe extraordinaire.

sépulcre cru de «Marius » , le château de l'Aqua Claudia et Anio novo, et un édifice appelé temple de Minerve Medica dans ce qui avait été les Jardins d'Épaphrodite.

La basilique de Sainte-Marie-Majeure, rebâtie par Eugène III, et nouvellement décorée d'un portique, dominait déjà le plateau sud de l'Esquilin. Elle marque la limite extrême de la Suburra du moyen âge : ce quartier n'occupait plus la place de la Suburra antique; les maisons avaient abandonné la vallée pour gravir l'Esquilin us. On détermine facilement ses limites à l'aide des églises situées in Suburra {disent les rituels) : (( Sainte-Pudentienne, Saint-Laurent in Panisperiia , Sainte -Agathe in Suburra, San. Quirico, Saint-Pierre «aux Liens», Sainte-Lucie in capite Suburra, et Sainte-Marie-Majeure déjà nommée '. » . Près de la nouvelle « Suburra, » les ruines informes des Thermes de Titus se perdaient dans les vignes. Us sont de ceux dont le Pogge a dit : « Pour les autres, on les a si profondément oubliés, qu'on ne peut même conjecturer la place qu'ils occupaient. » — L'admirable Tepidarium, appelé les « Sept salles», où le style romain se montre à nous dans toute sa pureté, sans mélange exotique, et les ruines qui couvrent le sol aujourd'hui, étaient alors enfouies dans les décombres ".

De l'Esquilin à la Porte Majeure, encore des champs

1. Ks?Iises citées par Othoii, le Rituel de saint Benoit, le chanoine Mallins et Baronins.

2. On y a retrouvé des statues et des reuvres d'ait, entre autres le Ltmcwwetla fameuse Co«y>e du Vatican. (V. Ampère.) — On sait qu'on a mis au jour un étage souterrain servant de suhstruf^tion, qui a fait partie de la Muiwiï-Dorée.

el des vignes. L'église située auprès de l'amphithéâtre « Castrense »> , enclavé dans les murailles d'Aurélien, est celle deSainte-Croix-en-Jérusalem, restaurée par Lucius II. Elle se trouve dans une partie de lîome presque déserte. On pourrait s'y croire en pleine campagne, sans la muraille fortifiée d'Aurélien, et sans les grandes arches de l'Aqua Claudia dans la vallée.

En longeant ces arches, nous arrivons à Saint-Jean de Latran, église nouvellement décorée par Calixte II de grossières peintures. La statue équestre, debout sur la place du Palais, est celle de Marc-Aurèle : c'est la seule statue «dorée » qui soit restée dans la ville; on la croyait une statne de Constantin, ce qui la sauva. Les Papes lui devaient bien cette marque de reconnaissance. Une rue, ou plutôt un boulevard, conduisant au Colisée, s'était créé comme pour relier le palais retiré au reste de la ville. Il y avait là, au douziènu* siècle, les églises de Saint-Clément et des Quatre- Couronnés reconstruites par Pascal II.

Ari'ivons au Co'lius, où des églises avaient remplacé les vastes constructions de Néron et de ses successeui-s. Santo Stefaiw Rotondo, édifice antique, Sainte-Marie in Doiinniva, Saint-.lean et Saint-Paul, Santo iheiforio in cHvo Sciiuri, et Saint-Thomas juata forminn CJaudianh Ces églises isolées marquent cerlaiuenent la place des couvents du moyen âge. Ouaiit aux ruim^s du ild'lius, restes d'aqueducs, de temples ou de palais, ce n'étaient que des pans de murs infornu's, à l'i'xccplion (les belles arches Néronieunes ' de l'Aqua Claudia.

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