V. le Pogyre
Grâce à leur éloignement de la nouvelle Rotne, les Thermes de Caracalla, sur l'Aventin, avaient moins souffert de la guerre civile et des audacieux empiétements des nobles Romains. Que sont devenus pourtant les seize cents sièges de marbre qu'on y comptait, et les chapiteaux des colonnes renversées? C'est un secret qu'il faut demander aux fours à chaux du moyen âge, et aux marchés conclus avec les princes siciliens. — La cime delà colline depuis le «faux Aventin » jusqu'au Tibre était déserte au douzième siècle. On y voyait pourtant l'église de Sainte-Marie in Aventino, l'église et le cloître de San. Saha '. Quelques couvents s'étaient élevés sur les ruines antiques qui dominent la Via Marniorata, entre autres le vieux monastère de Sainte-Sabine, construit en partie sur les murs de Servius et sur les débris de la maison des Cecina, famille célèbre dans les bas siècles. — Nommons encore la Pyramide de C. Cestius, près de la porte d'Ostic. et l'Arc de P. Lentulus, entre l'Aventin et la rive du Tibre', et nous traverserons le fleuve.
11 faut, pour arriver dans le Transteverc, rejoindre le Vélabre^et passer sur le «pont des Sénateurs » , comme on l'appelait alors; car le pont Sublicius déjà ruiné n'a pas été reconstruit*. — Voici l'église de Santa
1. Aiiiprrc parle d'une éïlise construite sur un temple de Mars, ornée lie portiques qui auraient servi de modèles à Michel-Ange pour ceux de Saint-Pierre. Il y avait l)ien une église de Saint-Grégoire in Martia; mais c'est une arche de VAqua Murtiu qui lui a donné son nom.