‹ Arnauld de Brescia et les Romains du XIIe siècleChapitre 144 sur 176 · Quelle humanité pour un évêque · texte numérisé non relu

Quelle humanité pour un évêque

2. Othon ajoute : « Un seul des n Jtres (chose merveilleuse !) fut tué, un seul pris. »

3. Sous Alexandre 111 une occasion unique se présentait pour Rome d'entrer dans la ligue lombarde. Son intérêt l'engageait à reconnaître un Pape que cette ligue protégeait contre le despotisme de Frédéric. Mais l'anarchie qui la divisait ne lui permit pas de prendre part au grand mouvement. — Alexandre 111 conseillait aux Romains de faire la paix avec les villes voisines et de s'associer ensemble contre l'Empereur.

a pu obtenir après dix ans de lutte, après dix ans de persévérance pour relever ce peuple abâtardi. Lui mort et bientôt oublié, la triste histoire de Rome ayant Arnauld semble recommencer', comme si le temps ne devait apporter pour elle aucun progrès. C'est toujours ce même peuple ignorant, indiscipliné ^ abruti ou vendu, les mêmes barons^ ivres de despotisme et d'indépendance, les mêmes passions transformant Rome en champ de bataille, où tous les partis viennent se heurter tour à tour. Longtemps encore le fantôme de la \ieille République viendra troubler les Romains dégénérés. Longtemps encore ils retiendront, funestes aux Papes et à eux-mêmes, un lambeau des institutions républicaines, institutions chimériques pour eux, mots \ides de sens, qui ne doivent jamais retrouver leur yertu. Longtemps encore ils forceront les Papes, qui pouvaient seuls donner à Rome un peu de calme et de bien-être, à errer de ville en ville. Ils les contraindront à quitter sans regret l'Italie pour la France, jusqu'au moment où ils rappelleront eux-mêmes leurs maîtres pour se livrer sans conditions, impuissants et fatigués d'anarchie, abandonnant par une naturelle réaction jusqu'à l'espoir de la liberté.

1. Eu lisant les mc-inoires de Pétrarque et des historiens qui Vont suivi, on peut se convaincre que Rome n'avait pas changé au quinzième siècle.

2. « Les Romains, dit Gibbon, nÔLrligeaient les institutions militaires, et recouraient pour leur défense à l'humiliant et dangereux secours des mercenaires étrangers. Les deux dél'aiios qu'ils essuyèrent à Tusculum (1101) et à \iterbe (1234) ont été comparées aux désastreuses batailles de Thrasymène et de Garnies. »

3. Ce sera toujours une gloire pour lUenzi, quelles qu'aient été ses fautes, d'avoir voulu rabaisser les nobles.

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