‹ Arnauld de Brescia et les Romains du XIIe siècleChapitre 27 sur 176 · Ott. Frising., de gest. Frid. Imp., lib. Il, cap. xx · texte numérisé non relu

Ott. Frising., de gest. Frid. Imp., lib. Il, cap. xx

3. Le fameux mot de « transsubstantiation » ne fut employé qu'au concile de Latran (121u).

4. Voir YHist. littér. de lu France, tom,, Vil, pages 53 et suiv. Paris,

des hérétiques. 11 iiiourut même dans uue vieillesse avancée. Il est probable que du temps d'Arnauld il y avait dans l'Église des évêques fort comptés ', qui pensaient tout bas comme saint Clément d'Alexandrie, TerluUien, Origène, saint Athanase, saint Grégoire de Nazianze, saint Basile et enfin saint Augustin luimême : en sorte que s'il était prouvé qu'Arnauld avait pensé aussi comme eux, cela ne nous ferait pas dire qu'il était Pétrobrusien.

Quant au baptême des enfants, les Manichéens, les Pétrobrusiens et les Henriciens en niaient, il est vrai, l'efficacité; mais celle opinion était également répandue dans le clergé catholique. Tertullien avait soutenu que les adultes seuls pouvaient recevoir le baptême, et saint Grégoire de Nazianze, qu'il fallait attendre au moins l'âge de trois ans. Aucun concile au douzième siècle n'avait encore prononcé dans la controverse, et il est probable que des évêques distingués et beaucoup de prêtres suivaient sans scrupule le précepte de Tertullien. L'usage de baptiser les enfants commençait cependant à dominer. Quoi qu'il en soit, ces dissidences fréquentes au moyen âge ne peuvent s'appeler des hérésies. C'est le grand concile de Trente (1545-1563) qui affirma absolument la validité du

1746. Un distique célèbre a consacré sa réputation comme professeur à l'école de Saint-Martin à Tours:

Quidquid philosophi, quidquid cecinere poëtae, Ingenio cessit eloquioiiue suo.

1. Au concile de Rome (1079) un certain nombre d'évèques délendit pendant trois jours l'opinion de Bérenger. « Au onzième siècle, suivant un témoignage contemporain (dit Henri Martin), beaucoup de docteurs français et quelques Normands professaient encore la croyance opposée. «

baptême des nouveau-nés, et anathématisa ceux qu soutiennent la croyance opposée ^

Il reste maintenant ce mot de saint Bernard « Inimicus entas»', tellement vague qu'il serait absurde de s'appuyer sur cette base fragile pour soutenir qu'Arnauld était disciple de Pierre de Bruis. Cela semble indiquer qu'il restait encore en Italie quelques partisans des idées de Claude de Turin sur la croix ^; c'était une réaction iconoclaste et pas le moins du monde Manichéenne. Sur ce mot « Inimicus crucis » , deux écrivains protestants, H. Francke ^ et Napoléon Peyrat^, ont cherché à démontrer qu'Arnauld était non-seulement disciple de Pierre de Bruis et de Henri, mais en core et avec eux docteur Vaudois. Là où les contemporains distinguaient des Manichéens et autres hérétiques, ces écrivains, s'appuyant sur l'autorité de Léger *^, ne voient que des Léonistes ou Vaudois. Ils sont tous confondus par eux dans un mélange bizarre. « Les Vaudois se divisaient, d'après les contrées qu'ils habitaient et les noms des principaux maîtres de leurs doctrines, en plusieurs familles, qui conservaient cependant entre elles d'étroites relations. Pour la première raison ils s'appelaient : Albigeois, Lombards, pauvres de Lyon, transmontani, Toulousains, Picards,

1. V. Praelect. Theologicœ de sacramentis Baptismi et confirmationis. H. Tournely. Parisiis, 1723, etcan. 12, 13 et 14 concilii Tridentini de Baptismo. Sess. 7.

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