De Adler [àiiô;) et Holz (GÀri). (V. H. Francke, p
3. « Nomen hujus est teutonicum. Arnoldus enim idem est ac Arenholt, qu;i: vox dénotât aquilarum vel aqiiilis abnndanteni silvam, secundum explicationem Ponti Heuteri, quemadmoduni Arnultiis signilicat « Ainhuelf »,aquiliniun auxilium, Francis enim aquila dicitnr arn, qu.i- vox derivatur ab « arnen, erarnen », h. e. conquircre. Aquila enim conqiiirit prœdam . »
4. Faino, Brescia illustre nelle principali dignità ecclesiastiche, ms. nella libreria de' Padri dell' Oratorio di S. Filippo Neri di Brescia.
puisqu'elle l'envoya en France pour y terminer ses études.
Selon toute probabilité, Arnauld vécut à Brescia jusqu'à son adolescence. Chose singulière, la même obscurité qui entoure le nom d'Arnauld couvre l'origine des libertés de la commune de Brescia. Dans la pénurie de documents où nous nous trouvions, nous avons cherché à étudier l'histoire de cette ville*, espérant que le milieu où il vécut quinze ou dix-huit ans pourrait jeter un peu de jour sur les commencements de cet homme célèbre. Mais il fallut bientôt renoncer à cette espérance. L'histoire de Brescia, comme celle de la plupart des cités lombardes ^ a manqué d'écrivains originaux, et l'on risque de se perdre dans des contes légendaires ^ en voulant suivre les chroniques composées deux ou trois cents ans plus tard. Tout ce que l'on peut saisir, c'est que Brescia suivit le mouvement qui entraînait la Lombardie et eut de bonne heure
1. Nous avons lu attentivement et résumé (sans profit pour notre thèse) les quatre premiers volumes des Storie Bresciane de Fed. Odorici (10 vol. in-8°, Brescia, 18o3— 1861).
2. « La naissance du gouvernement républicain et ses progrès auraient sans doute présenté un spectacle piquant, instructif, varié, si le temps ne nous en eût pas dérobé les détails; mais nous pouvons à peine soulever le voile qui couvrira toujours cette première époque de l'histoire des villes libres. » (Sismondi. Histoire des républiques italieymes , I, chap. vi.)
3. Une curieuse chronique (Brève recordationis) publiée par l'abbé Biemmi avait surtout attiré notre attention. On y raconte longuement les faits et gestes du parti républicain, le rôle des nobles, fattitude de l'évèque, et surtout la vie d'un homme extraordinaire, Ardicio degli Aimoni, qui aurait été le prédécesseur d'Arnauld, réclamant trente ans plus tôt (de 1102 à 1110) la séparation du pouvoir spirituel et du pouvoir temporel de l'évèque. Ce document, accepté par Guadagnini, Nicolini, Odorici, et par des écrivains français, nous avait séduit, lorsque M. Fed. Odorici lui-même nous conseilla d'abandonner la chronique comme tout à fait suspecte; c'est ce qu'il compte démontrer bientôt dans une étude sur Arnauld de Brescia.
une constitution républicaine'. Pour tout le reste, il faut comparer les cités entre elles, induire de l'une à l'autre, si l'on veut se faire une idée de la patrie d'Arnauld au moment de sa naissance et de l'éducation qu'il reçut pendant qu'il était clerc de l'église de Brescia.
A cette époque, dans les cathédrales et les monastères, l'enseignement difTérait peu de ce qu'il était au huitième siècle. Comme autrefois dans l'école modèle du palais de Charlemagne, dirigée par Alcuin, on apprenait lesseptarts libéraux. On expliquait les mystères et l'on commentait les Écritures avec l'aide des Pères de l'Église. Les ténèbres du dixième siècle suspendant les progrès des sciences leur avaient imprimé un mouvement rétrograde, et sans doute la jurisprudence, la versification et la chronologie que l'on étudiait dans la même école, n'étaient pas enseignées dans tous les couvents au onzième siècle. Mais bientôt, comme pour contre-balancer cette insuffisance, avec la renaissance du goût et des études littéraires au douzième siècle, l'usage des écoles libres se répandit d'une ville à l'autre, et ce que le couvent n'apprenait pas, le rhéteur l'enseignait. L'histoire, la philosophie et le droit ^ avaient des pro-