‹ Arnauld de Brescia et les Romains du XIIe siècleChapitre 65 sur 176 · Francke, page · texte numérisé non relu

Francke, page

2. Arnauld de Bresciu\}Hr lod' Bock (Gazette de Bôle, 2» année. S'' cahier, pages 80 et 81).

serait injuste de demander compte à tous les chefs de parti des excès commis en leur nom.

«L'année 12liO, continue Francke*, ceux de Zurich firent une ordonnance et loi d'État, qu'ils jurèrent et s'engagèrent à observer sous la foi du serment ; la voici : Les prêtres doivent aussi payer des impôts, monter la garde, aider à entretenir les murs et fossés, ^supporter enfin les charges de l'État avec les bourgeois ^.. »

Si les Suisses ont jamais pris pareille détermination, ils n'ont pas fait preuve de ce solide bon sens qui les caractérise, et dont on trouve à chaque instant des traces dans l'histoire de leur pays. En effet elle manque complètement de logique. Si la pauvreté^ est imposée aux prêtres, comment pourront-ils payer les taxes et supporter les charges communes, surtout si on supprime en même temps leurs privilèges et leurs bénéfices*? Ce fait paraît invraisemblable ou du moins tout à fait contraire à l'esprit du réformateur ^

Vient ensuite une lettre cléricale où, après avoir imposé aux prêtres toutes les corvées civiles, on les

1. (Francke, p. 138.) D'après Tschndi, dont rautorité g.^nt^ralement admise nous parait ici très-incontestable — N'oublions pas que ïschudi, quoique catholique, a été rélève de Zwingle, dont il a peut-être parfois subi l'influence en écrivant sa chronique.

2. Comme Francise s'appuie sur Tautorité de Tschudi, j'ai donné aux pièces justificatives les passages du chroniqueur traduits ou résumés par lo biographe allemand.

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