D'après la doctrine d'Arnauld
4. La dinie devait ;\ peine sul'tire à nourrir le bas clergé, ragriculture n'étant guère tlurissunte au moyen ;lge, et le nombre des couvents, prêtres et moines, étant incalculable.
5. C'était une conséquence de sa réforme (lu'Arnauld n'aurait jamais pu prévoir.
prive encore des avantages dont jouissent les citoyens.
« En 1370, ceux de Zurich, Lucarne, Zug, Uri, Switz, Unterwalden, publièrent ce qu'on appelle la lettre cléricale où il est ordonné entre autres choses : <( Quant aux prêtres domiciliés dans notre confédération, dans nos villes ou à la campagne, lesquels ne sont ni bourgeois, ni campagnards, ni confédérés, ils auront à jurer de ne rechercher aucun tribunal ni ecclésiastique ni laïque. Tout prêtre agissant contrairement se verra refuser, à la ville et à la campagne, le boire et le manger. Personne ne le recevra dans sa maison ni dans sa cour; nul n'entrera avec lui en vente ou en achat, et n'aura rien de commun avec lui'...»
Ce dernier récit donne un démenti à celui qui précède, et vice versa. Évidemment l'un de ces faits est invraisemblable, et dans tous les cas nous persistons à n'y pas voir l'influence du réformateur, ne pouvant reconnaître là son esprit évangélique.
Les faits particuliers- ne peuvent donc nous aider, on le voit, que bien imparfaitement à constater les suites du séjour d'Arnauld en Suisse; et de tous les documents fournis par les critiques un seul nous reste irréfutable, le témoignage de Gunther déjà cité : « Cette nation corrompue depuis longtemps par le