‹ Arnauld de Brescia et les Romains du XIIe siècleChapitre 99 sur 176 · Boniface IV le dédia, en 610^ à sainte Marie des Martyrs · texte numérisé non relu

Boniface IV le dédia, en 610^ à sainte Marie des Martyrs

Gomme si ce n'était pas assez pour celte malheureuse ville (l'avoir constamment les barbares à ses portes, les Empereurs grecs venaient de temps à autre la dévaliser. Dans une de ces visites redoutées, l'empereur Constant II (6 il) lit enlever une partie des ornements de bronze du Panthéon : « Les tyrans grecs, dit Gibbon*, pillèrent tout ce qui avait échappé aux Goths et aux Vandales. » Et puis, ces vastes monuments, restes d'une civilisation qui s'en allait, devenaient chaque jour plus inntiles aux Romains. Les jeux du cirque et de l'amphithéâtre avaient cessé vers le sixième siècle. L'usage des bains se perdait; les aqueducs tombaient de toutes parts.

Quand Charlemagne vint à Rome, il trouva cependant une partie du vieux palais debout, encore décoré de l'atrium de Sévère. Le grand empereur envia pour ses palais du Nord les beaux marbres de Paros et de Numidic. Aix-la-Chapelle s'embellit des dépouilles de Rome ■. — A la même époque, Didier, abbé du Mont-Cassin, trouvait tout simple de faire emporter des colonnes romaines avec leurs chapiteaux, pour orner les cloîtres de son abbaye ^ — Et pourtant ce n'est là que le commencement. Rome a échappé aux Lombards, elle a échappé aux Sarrasins; mais elle ne

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