TOME XXVIII
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le nom d’Arnauld. La seule que nous ayons rencontrée est dans le n° 7173 (fol. 21 3) de la Bibliothèque nationale, et à la fin de cette copie fauteur est appelé frère Heila ou Hécla. Ce nom paraît corrompu; mais il est impossible d’en tirer celui d’Arnauld.
On ne confondra pas le Spéculum alkymiæ dont nous venons de parler avec un ouvrage différent qui porte, avec le nom d’Arnauld, le même titre dans le n° 12993 de la Bibliothèque nationale, au feuillet 34- Mais cette attribution est tout à fait chimérique. Dans le manuscrit, chargé de corrections de toute sorte, nous n’hésitons pas à reconnaître un manuscrit autographe, et comme il est du xvie siècle, c’est au xvie siècle que l’auteur a vécu. Voilà ce qui nous paraît certain. Ajoutons que cet auteur n’avait pas donné de titre à son manuscrit, et que les mots Spéculum alkymiæ Arnaldi de Villanova, qu’on ht au premier feuillet, sont d’une main encore plus récente.
LXV. Practica maçj. Amaldi de Villanova; commençant par : Sanctissimo in Christo pcitri devotissimo, post pedum oscula beatorum, imitatio Dei excelsa. Cet opuscule, dont l’objet principal est de démontrer que tous les métaux ont une substance commune et ne diffèrent que par des accidents, a d’abord été publié par Guillaume Grataroli, à Bâle, en 1 56 1 . Nous en avons une autre édition, de Strasbourg, 1659, in-8°, dans le tome III du Theatrum chemicum; une autre enfin donnée par Manget : Bibliotheca chemica curiosa, t. I, p. 684- Mais, dans toutes ces éditions, l’ouvrage n’est pas complet; il y a des lacunes indiquées. On dit l’avoir tiré d’un recueil, probablement inédit, qu’on intitule Breviarius librorum alchemiœ. Les premiers mots font voir que cette pratique est à l’adresse d’un pape; mais cela ne suffit pas pour nous prouver quelle est d’Arnauld.
LXVI. Semita semitæ; commençant par : Reverende pater, pias aures inclina et intellige cjuod mercurius est sperma omnium metallorum. Ces mots reverende pater semblent encore indi-
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quer un pape, et ce pape est nommé Benoît XI à Yexplicit du texte donné par Manget : Biblioth. chemica, t. I, p. 402. Mais peut-être ne s’agit-il pas plus ici de Benoît XI que d’Arnauld. Publié pour la première fois en 1 533 , in-4°, cet opuscule fut ensuite inséré, sans nom d’auteur, dans le premier volume du recueil qui parut à Francfort en 1 55 o , in-4°, sous le titre de : De alchemia opuscula complura veterum philosophorum. Il est également sans nom d’auteur dans le tome I de Y A rs aurijera , Bâle , 1 5 7 2 , 1 5 ç)3 et 1 6 1 o . Nous n’en connaissons, d’autre part, aucun manuscrit avec le nom d’Arnauld. C’est pourquoi nous doutons beaucoup qu’il soit de lui. La doctrine exposée dans ce petit livre est que tous les métaux ont pour élément fondamental le vif-argent. N’était-ce pas, au moyen âge, une opinion généralement admise? Quoi qu’il en soit, on ne confondra pas cet écrit avec un autre traité d’alchimie intitulé : Semita recta. Celui-ci, dont fauteur ne paraît pas plus certain, est honoré, dans quelques manuscrits, du nom d’Albert le Grand.
LXVII. Quæstiones tam essentiales cjuam accidentalcs mag. Amaldi de Villanova ad Bonifacium VIII ; commençant par : Qaœsivit ergo in primo loco, et finissant par : Domino papæ Bonifacio VIII fideliter declarare arcana totius artis benedictæ. Les questions essentielles sont au nombre de trente ; les questions accidentelles, au nombre de douze. Nous hésitons à croire que Boniface VIII ait rédigé lui-même ces deux séries de questions • chimiques. Cependant on s’accorde à dire qu’Arnauld de Villeneuve est fauteur des réponses. Cet opuscule a d’abord été publié sous son nom dans le Theatrum chemicum, t. IV, p. 544- Nous le retrouvons dans le recueil de Manget : Bibliotheca chemica, t. I, p. 698. De plus récents chimistes font cité sous le même nom, entre autres Christophe de Paris, et, comme historien, Christophe de Paris est assez digne de confiance. M. Henschel nous signale une copie de ces Questions dans la bibliothèque de l’université de Breslau. Il est peut-être aussi dans le n° 52 3o des manuscrits de Vienne, sous le titre de : Quæstiones philosophicæ.
Theatrum chemic. , t. VI, p. 2o5, 212, 222.
Henschel, Catal.
cod. Vrat., col. 2 5.
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Oudin, Comm.
de scriptor. eccl. , t. III , col. 617.
Man. lat. de la Bibliot. nationale, n° 1 1 202 , fol. 61.
Nous ne connaissons, en effet, aucun autre ouvrage d’Arnauld auquel ce titre puisse convenir.
LXVIII. Carmina. Trois courtes pièces de vers sur des mystères chimiques. La première commence par :
Mercurium retinens extat lapis ille citrinus; la deuxième par :
In speciem soiis lunam convertere si vis : la troisième par :
Maria mira sonat breviter quæ taiia donat.
Ces trois pièces de vers ont été publiées dans le Theatrum chemicum, t. IV, p. 542, et dans la collection de Manget, t. I, p. 698. Mais sont-elles vraiment d’Arnauld? Cela paraît bien douteux.
D’autres vers sont mis au compte d’Arnauld par Casimir Oudin, sous ce titre : ZwoTpofisïov , animalium Raturas et in medicina usum conlinens. C’est évidemment une fausse attribution, que personne n’a reproduite.
LXIX. Tractatus parabolarum. Paraboles, ou plutôt aphorismes chimiques. Lenglet du Fresnoy cite cet ouvrage d’après Nazari. Il est, en effet, mentionné parNazari, mais sans explication. Antonio dit qu’il a été imprimé à Séville, en 1 5 1 4 , avec un commentaire de Didacus Alvarez Chauca. C’est une édition que nous n’avons pas rencontrée. Cependant il n’est guère permis de révoquer en doute l’existence de cet ouvrage, puisqu’il est cité par un des plus fervents disciples d’Arnauld, Jean de La Roquetaillade •( Compositio lapidis miner., cap. 1).
LXX. De sanguine humano, admag. Jacobum de Toleto; commençant par : Magister Jacobe, amice carissime, dudurn me rogatis ut vobis secretum meum de sanguine humano ... Ce secret, le voici : Vous prenez du sang humain, vous le distillez
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avec soin et vous obtenez un élixir capable de vivifier un mort pendant une heure ou deux. C’est assez de temps pour que le mort ressuscité puisse se confesser ou dicter son testament. Arnauld dit avoir fait plusieurs fois l’expérience de son élixir, notamment sur un comte Faustin, qu’il a ranimé pendant une «heure. Il nous apprend encore qu’il n’était plus jeune quand il écrivait cette courte lettre à son ami Jacques de Tolède : Senio jam appropinquante . Elle se trouve dans les recueils publiés à Bâle en 1 56 1 et 1672.
Nous en possédons une autre édition de Bâle , que n’ont pas citée les bibliographes. Voici le titre de ce rare volume :
Joannis de Rupescissa de consideratione quintœ essentiæ; acces- 'sere Amaldi de Villanova Epistola de sanguine humano distillato,
Raymundi Lullii Ars operativa, Michaehs Savonarolæ Libellus de
aqua vilæ; Bâle, Waidkirch, 1Ô97, in-8°. Nazari désigne Nazari, üeih
notre lettre sous le titre suivant : Tractatus ad Jacobum de metaü',p‘ l35
Toleto de maximo secreto medicinæ. Ce qui prouve que Nazari
s’est contenté de recueillir un titre et n’a pas lu l’ouvrage,
c’est qu’il range cet ouvrage parmi ceux qui traitent de la
transmutation métallique.
LXXI. De phlebotomia ; commençant par : Phlebotomia est incisio venæ omnes humores evacuans ; unde circa phlebotomiam possunt notari quatuor. Nous avons déjà cité, sous les nos IX et X, deux traités sur la saignée. Celui-ci, distinct des précédents, a été publié pour la première fois à Lyon en 1 5i 7, in-4°, avec d’autres opuscules médicaux. Quoiqu’il porte dans ce recueil le nom d’ Arnauld, nous ne le retrouvons ni dans l’édition des OEuvres donnée par Champier en i52o, ni dans les éditions postérieures. Il est donc probable qu’on n’aura pas admis l’attribution.
LXXII. Annotationes in Anatomiam Mundini. L’Anatomie de Mondini est un livre qui a été souvent imprimé. Deux éditions de Lyon, l’une de i528, l’autre de 1 53 1 , offrent ce litre : Anatomia Mundini. En, lector, libellum Mundini, quem de partibus humani corporis inscripsit, ab omni errore mendaque
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Endiicher, Calai. cod. phil. Vindob., p. 186.
Longueville, Hist.
des pers. qui ont vécu plusieurs siècles, ch. xxii.
aliemim, necnon cum annotationibus præstantissimi viri
Arnaldi de Villcinova in margine positis. Ce titre est, en ce qui regarde Arnauld de Villeneuve, d’une fausseté qui sera facilement prouvée. Que sont, en effet, ces notes marginales qu’on prétend faire valoir en les publiant sous son nom? Ce sont les indications les plus sommaires de ce que le texte contient, avec des renvois à quelques passages cités d’Hippocrate et de Galien. Elles sont évidemment d’un éditeur quelconque, sinon d’un copiste. Si, d’ailleurs, on ne sait pas exactement en quelle année mourut Mondini, on s’accorde à dire qu’il vécut encore assez longtemps après Arnauld de Villeneuve; ce qui suffirait pour montrer la fraude du libraire.
LXXIII. De accidentibus senectutis et senii ; autrement, De regimine senum et seniorum; commençant par : Domine mundi, qui ex bina stirpe nobili originem assumpsisti , Deus ad vestram clementiarn et sanctitatem faciat pervenire omnia adoptata. Sous le nom d’ Arnauld de Villeneuve dans un recueil publié à Lyon en 1 5 1 7, in-4°, fol. 91. Mais nous ne saurions confirmer cette attribution. Le même écrit est sans nom d’auteur dans un manuscrit de Vienne décrit par M. Endiicher. Il est pareillement anonyme dans le n° 6978 (fol. 22) de la Bibliothèque nationale. Ajoutons que le titre de cette copie prouve, s’il est exact, que l’éditeur de l’année 1 5 1 7 s’est gravement trompé. Tel est, en effet, ce titre : Epistola de accidentibus senectutis ad Innocentium IV. Innocent IV, mort en 12 54, n’a pu recevoir aucune lettre d’ Arnauld de Villeneuve, né vers l’année i2 5o. Nous croyons pourtant voir une allusion à cette lettre dans un livre, d’ailleurs peu digne de confiance, où maître Arnauld est souvent cité. Ayant très sommairement résumé quelques-uns des conseils ici donnés aux gens curieux de prolonger leur existence, fauteur de ce livre, le sieur de Longueville-Harcouët, poursuit en ces termes : « Cet art merveilleux de rétablir la nature « 11’est pas dans le volume in-folio des ouvrages du célèbre «Arnaud de Villeneuve imprimés à Lyon et à Basle au
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«xve siècle. Un ancien manuscrit latin, tombé, dans le « xviie siècle, à M. Du Poirier, premier médecin de l’hôpital « général de Tours, qui le prêta à M. l’abbé de Yallemont. . ., «qui me l’a communiqué, renferme ce secret d’une nou- «velle manière de rajeunir les hommes.» Il est vrai que l’ouvrage auquel, suivant notre conjecture, ce passage se rapporte, avait été depuis longtemps imprimé; mais le sieur de Longueville-Harcouët , peu versé dans l’histoire des livres , pouvait bien l’ignorer.
LXXIV. De acjuæ vilæ simplici et composito; commençant par : Humanum corpus . Antonio cite ce traité d’après Tomasini. Tomasini dit, en effet, l’avoir rencontré dans un manuscrit de Padoue sous le nom d’Arnauld de Villeneuve. M. Hain nous apprend, en outre, qu’il a été imprimé dans le xv° siècle, sous le même nom, in-4°, sans date et sans indication de lieu. Cependant nous avons recherché vainement cette édition, ou quelque autre manuscrit que celui de Padoue. C’est donc un traité dont nous parlons seulement sur la foi d’autrui.
LXXV. Explicatio Compendii alchimiœ (jiiocl Joanni Garlandio tribuitur. V oici le titre du volume où se lit cette explication : Compendium alchimiœ Joannis Garlandii, Angli philosophi doctissimi, cum Dictionnario ejusdem cirtis . . . Adjecimus ejusdem. Compendii per Arnoldum de Villanova explicationem, etc.., etc. Omnia nunc primum in lucem édita; Bâle, 1 56o et 1 57 1 , in-8°. Tout, dans ce long titre, est erroné, sinon mensonger. Nous avons ailleurs démontré que Jean de Garlande, ne s’étant jamais occupé d’alchimie, n’a fait ni le Compendium ni le Dictionnaire que renferme ce volume. L’un et l’autre sont, avons-nous dit, d’un chimiste connu, Martinus Hortolanus , ou Ortholanus, qu’un manuscrit du xvie siècle appelle, en français, Martin Lortholain. Nous ajouterons ici que ce Martinus Hortolanus vivait encore à Paris en l’année 1 358, et qu’il fut un des lointains disciples d’Arnauld , non pas un de ses maîtres; d’où l’on peut sûrement conclure qu’Arnauld
Antonio, Bibl.
hisp. vet., t. II, p. 1 1 8. — Tomasini, Bibl. Patav.,'
Hain , Repertor.
bibl., t. I,p. 2 2 5.
Not. et extr. des manusc., t.XXVII, 2e partie, p. 35.
Catal. des mss franç. de la Bibl imp.,t. I, n° i33o Theatrum che mic.,t. IV, p. 912
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n’est pas l’auteur des explications données sur son Com- • pendium.
LXXVI. Thésaurus pauperum. Nous avons trois textes de cet ouvrage : un français, qui a été plusieurs fois imprimé; un espagnol, dont nous connaissons une seule édition; enfin, un latin, qui est inédit. Voici le titre de la première édition française : « Sensuit le Trésor des povres, qui parle « des maladies qui peuvent venir au corps humain et des «remedes ordonnez contre icelles, avec la cirurgie et plu- « sieurs autres praticques nouvelles, selon maistre Arnoul « de Villenove et maistre Girard de Solo, docteurs en me- « decine de Montpellier. » Cette première édition est de l’année 1 5o7, in-4°. Une autre, sans date, fut publiée par Alain Nicuràii, Mém. Lotrian et Denys Janot, également in-4°. Le P. Niceron en h xxx,v désigne une troisième, de Lyon. Enfin une quatrième, in-) 2, parut en i 6 1 8 , à Paris. Quoique ce titre «Le Tre- « sor des pauvres» soit commun, dans les éditions citées, aux différents traités d’Arnauld, de Gérard et de Bernard de Gordon, qui s’y trouvent réunis, c’est, toutefois, le titre propre du traité le plus considérable, celui qui porte le nom d’Arnauld. En voici les premières phrases : « Pour « le fondement de ceste œuvre, au commencement je me «garnis du très salutaire signe de la croix, en requérant «l’aide et suffrage de la très glorieuse Vierge Marie, mere « de nostre Seigneur Jesucrist, et aussi de toute la court ce- « lestielle. Des livres de medecine de Ypocras, d’Avicenne, « de Galien, de Constantin et des autres philosophes en l’art « de medecine peult estre cogneu et composé ung brief et « compendieulx traicté pour le régime de tout le corps hu- « main et d’humaine nature. Pour ce, je Arnoultde Villenova , «pour le subside, ayde et secours des povres, ay en vou- «lenté de expliquer par ordre en langue laye et commune, « au moins mal que je pourray, la nature de chascun corps « humain. » « En langue laye » n’a jamais voulu dire qu’en langue vulgaire. Cependant il est bien évident que nous n’avons pas ici le texte original d’Arnauld. Ce français est
du xvre siècle, non du xme. On suppose donc immédiatement que ce Trésor des pauvres, où maître Arnauld de Villeneuve parle avec tant d’aisance «la langue laye » du xvie siècle , est une œuvre fabriquée sous son nom , comme tant d’autres, par un imposteur qui n’avait aucune notion de philologie. Mais c’est une supposition contredite par le texte latin que nous trouvons dans le n° 352 8 (fol. 98) de la Bibliothèque nationale, volume du xvc siècle, dont les premiers mots sont : Pro fandamento hujus operis, signo crucis salutifero, etc., etc. Ex libris medicinalibus Ypocratis et Avicennæ et aliorum plurimorum philosophorum super arte medicinæ tractatum sub brevi compendio, ex (juo totius corporis humani et humanœ naturæ cognosci regimen potest, ego Arnauldus de Villanova compilare pro pauperum subsidio cogitavi, uniuscujusgue corporis humani naturam, per ordinem laicæ lingaœ, in quantum potero, utmelius cognoscatur, explicando. Nous remarquons d’abord qu’Arnauld ne s’exprimait pas en latin avec celte correction et cette clarté; nous constatons ensuite que ce texte latin est bien évidemment une version naïvement fidèle, puisqu’on y lit ces mots per ordinem laicæ linguæ; jamais, en effet, le latin ne s’est appelé la langue des laïques. Or, cette version n’a pas été faite sur l’édition française, car le manuscrit qui nous l’a conservée est antérieur à cette édition; elle a donc été faite sur un texte vulgaire plus ancien. Ajoutons que l’édition française n’est pas elle-même une reproduction du manuscrit latin; on y trouve, en effet, beaucoup de détails que le latin n’offre pas.
Tout concourt donc à nous convaincre que nous avons, dans le texte latin du xve siècle et le français du xvie, deux traductions plus ou moins exactes d’un original en langue vulgaire, qui paraît aujourd’hui perdu. Ce texte original étaitil vraiment d’ Arnauld de Villeneuve? Son nom se lit en tête de l’ouvrage; il se lit de plus, dans le corps de cet ouvrage, en divers endroits. Enfin,. dans le dernier chapitre, se rencontre le nom de Philippe le Bel, « en l’honneur duquel, dit « fauteur, ce beau petit traicté et ce petit livre de medecine «a esté composé. » Voilà, comme il nous semble, bien des