SES OEUVRES INÉDITES OU PERDUES
Les œuvres inédites ou perdues d’Arnauld de Villeneuve se rapportent, comme celles qui sont imprimées, à la médecine, à l’alchimie et à la théologie. Nous commencerons cette nouvelle série par les œuvres médicales; nous la terminerons par les écrits théologiques. On soupçonne les difficultés que nous avons dû rencontrer dans cette partie de notre travail. S’il y a, dans les recueils imprimés, beaucoup d’attributions douteuses ou fausses, il y en a plus encore dans les recueils manuscrits. Nous n’avons pu voir, d’ailleurs , toutes les pièces que nous avions à citer; conservées, pour la plupart, en des bibliothèques lointaines, elles ne nous sont connues que par des catalogues. Il est donc probable qu’en reproduisant les indications de ces catalogues nous mentionnerons plus d’une fois le même ouvrage sous des titres différents; mais on voudra bien reconnaître que ces doubles mentions ne pouvaient être évitées,
LXXIX. Liber de vit a philosophorum mag. Arnoldi de Villanova; commençant par : Inlendo componere rei admirabilis Hip-
XIVe Slèci.E.
pocratis, Galieni , Halyet Avîcennæ et aliorumphilosophorum illucl (juod occultation est in ejuibusdam libris anticjiiorum. Nous avons une belle copie de ce traité dans le n° 7817 (fol. 42) de la Bibliothèque nationale. Le titre en est trompeur. On lit à ïexplicit, au lieu de Liber de vita, Liber vitœ; ce qui se comprend un peu mieux. En effet, il ne s’agit aucunement ici de la vie des philosophes; il s’agit des moyens recommandés par les philosophes, ou, pour mieux dire, par les médecins chimistes, pour prolonger la vie des hommes en général. Au fond, ce traité diffère peu de ceux que nous avons mentionnes sous ces titres : Regimen sanitatis ad regem Aragonum et De conservanda juvénilité et retardanda senectute. Si l’on veut lentement vieillir, il faut d’abord suivre un bon régime; il peut être ensuite très utile de recourir, en temps opportun, à certains élixirs vivifiants, comme, par exemple, l’or potable. L’or potable était alors, comme on le sait, en très grande faveur. Arnauld dit que, durant son cardinalat, (juamdiuvixit in cardinalatu, le cardinal archevêque de Tolède en prenait à chaque repas. Cet archevêque de Tolède paraît être Gonzalve Roderic, nommé cardinal en 1298, mort en 1299. On voit que l’usage de cette panacée ne lui aurait pas été d’un grand profit.
LXXX. Libellus regiminis Arnaldi de conforlatione visas secandum sex res non naturales ; commençant par : Quoniam naturel inulliplicibus subjecta est varietalibus causarurn concurrentium ad transmulandam ipsam, nécessitas ecim inseejuitur ut. . . Nous trouvons ce traité dans le n° 1 73 de Metz, où il occupe dix-sept colonnes. Le titre pourrait faire croire que c’est un extrait du Regimen Salernitanum , où il est, en effet, question de raffermissement de la vue ( Praxis medicin., part. 1 , p. 1 2 o) ; mais il s’agit uniquement dans le Regimen de recommander l’emploi de l’anis, qui, dit-on, réconforte la vue en purifiant l’estomac. Le traité contenu dans le manuscrit de Metz est tout différent. Nous n’en connaissons pas un autre exemplaire.