‹ Arnauld de VilleneuveChapitre 7 sur 23 · TOME XXVIII · texte numérisé non relu

TOME XXVIII

Ve SIÈCLE.

Lindenius ren. , t. II, p. 770.

Argelati , ouvr.

cité, t. II, p. 83o.

naît pas d’édition séparée; mais elle se trouve, jointe à d’autres œuvres d’Arnauld et de Magnino, dans un volume gothique, in-4°, sans lieu ni date. Selon Van der Linden, cet opuscule n’est pas d’Arnauld; c’est, dit-il , à Magnino qu’il faut l’attribuer. Telle paraît être aussi l’opinion d’Àrgelati.

XI. Medicationis parabolœ secundum instinctum veritatis œternœ ; commençant par : Omnis medela procedit a summo bono. Ce traité, divisé en sept parties, nous offre une série de trois cent quarante-cinq aphorismes ou préceptes thérapeutiques, brièvementcommentés. Mais le commentaire n’est pas d’Arnauld; Arnauld n’a fait que rédiger les aphorismes. C’est ce que prouvent divers passages du commentaire, celui-ci, par exemple : In hoc aphorismo magister Arnaldus intendit probare cjuod. . . ; et cet autre : Respondit inclytus Arnaldus : Imo aliquoties; et cet autre encore: Inclytus anctor, prœmissis demonslratis , ex eis va.lt elicere; et bien d’autres, qu’il est superflu de citer. Les anciens manuscrits, comme, par exemple, les nos 6971 (fol. io3) et 17847 (fol. 45) de la Bibliothèque nationale, ne contiennent que les aphorismes; le commentaire n’y est pas. Il est probable que telles sont les copies indiquées dans les nos 206 et 666 de Munich. Une édition de l’année 1 534 , dans un recueil publié Articeiia, p. 9o. à Lyon sous le titre à'Ardcella, nous offre aussi les seuls aphorismes. En deux autres éditions, de Bâle, i56o et 1 5 6 5 , in-8°, ils sont suivis d’un commentaire différent, qui porte le nom de Georges Pictorius. On lit, à la fin de la copie qui se trouve dans le n° 697 1 de la Bibliothèque nationale : Expliciunt Parabolœ, seu aphorismi generales excellentissimi magistri Amaldi de Villanova, editi in Montepessalo , anno Dom. 1300, quos prœsentavit régi Frcinciœ, c’est-à-dire à Philippe le Bel.

Quelques chapitres de ces aphorismes ont été transcrits à part. Ainsi nous avons trois copies de ceux qui concernent la mémoire dans les nos 6971 (fol. 118), 7106 A (fol. 1) et i5io7 (fol. 170) de la Bibliothèque nationale. Nous signalons ces copies partielles pour prévenir les erreurs que pour-

XIVe SIÈGE

raient causer et sembleraient justifier les titres fournis par les catalogues.

Van der Linden et Mercklin croyaient, comme nous l’a- Lindenius yons dit, Arnauld Provençal. Or ils trouvaient l’auteur des ' I,p' 8tJ' Paraboles appelé Catalan dans l’édition de Georges Pictorius.

Amenés ainsi à distinguer deux Arnauld, ils ont attribué les Paraboles au Catalan , qui n’aurait fait que ce livre. Nous n’avons plus à réfuter cette distinction, dont on connaît l’origine.

XII. Tabulæ guæ medicum informant specialiter cum ignoratur ægritudo; commençant par : Anteguam innotescat, etc., Quia canon præcedens obligat medicum ad prohibendum œgro nociva.

Mais tel n’est pas le véritable incipit de ce traité, dont le premier chapitre se lit, dans l’édition, au feuillet 3 16, verso.

C’est à ce premier chapitre que font allusion les mots canon præcedens. L’éditeur a lui-même reconnu plus tard la faute qu’il avait commise. Il a fait d’un traité deux traités et publié la fin avant le commencement.

XIII. Aphorismi de ingeniis nocivis, curcitivis et præservativis morborum, spéciales corporis partes respicientes ; commençant par : Ægriludines capitis vel cerebri sunt, vel inte gumine aut in ramis ejus. Ce texte est vicieux; il faut lire, comme dans le n° 697 1 (fol. 1 1 3) de la Bibliothèque nationale : Ægritudines capitis in cerebro sunt, vel in tegumentis aut in ramis ejus. Le titre de cette copie est simplement : Aphorismi spéciales. Ce sont des préceptes, dont les uns se rapportent à l’art de discerner les maladies, les autres à l’art de les guérir. Dans l’édition des Medicationis parabolæ qui porte la date de l’année 1 534 , ces aphorismes spéciaux sont joints aux aphorismes généraux, autrement nommés Paraboles. Notons encore entre les textes une différence qui pourrait causer quelque erreur.

Dans le n° 17847 de la Bibliothèque nationale (fol. 53), se lisent, séparés des autres, treize de ces aphorismes spéciaux, dont le premier est ainsi conçu : Conservatio sanita-

f SIÈCLE,

Hain.Rep.bibl., t. IV, p. 1 99, 2oo.

tis in lapsis corporibus cum his quæ lapsum corrigunt leniter securius exercetur. On les trouvera vers la fin dans le texte imprimé.

XIV. Liber de parte operativa; commençant par : Sanitas pro tanto finis dicitur medicinæ guoniam est iilud in qao quiescit principinm, scilicet medicus vel minister naturœ. Dans le recueil intitulé Praxis medicinalis les premiers mots de ce traité sont: Sanitas ulique dicitur ideo finis. C’est un ouvrage considérable, qui contient beaucoup de définitions et un certain nombre de prescriptions. Nous n’en connaissons pas d’édition séparée.

XV. De regimine castra sequentium ; commençant par : Exercitus debet castrametari ad longam siationem in locis non paludosis. Arnauld aurait dû composer sur cette matière un long traité; en son temps, où les guerres étaient si fréquentes, il aurait été très utile. Celui dont nous venons de reproduire le titre est fort court; il occupe environ deux colonnes dans l’édition de Murchi.

XVI. Commentum super Regimen Salernitanum. Ce titre de Regimen Salernitanum n’est pas suffisamment clair. L’ouvrage commenté est un poème commençant par :

Anqloram régi scribit scola totn Salerni,

dont il existe beaucoup de manuscrits, intitulés Regimen sanitatis ou Flos medicinæ. L’auteur de ce poème est, dit-on, un certain Jean de Milan, qu’on fait vivre au commencement du xiie siècle. Les premiers mots du commentaire sont : Iste est libellus editus a doctoribus Salerniensibus. Il est très étendu, et, parmi toutes les œuvres médicales d’ Arnauld, c’est peut-être celle qui a contribué le plus à sa renommée. On en connaît six éditions du xve siècle, sans lieu ni date, in-4°; du même temps, mais sans date précise, une de Venise et une de Louvain, également in-4°. Les éditions datées du même siècle ne sont pas moins nombreuses.

M. Hain en cite neuf : Pise, 1 484 , in-4°; Besançon, 1487; Strasbourg, 1491, deux éditions différentes de la même année ; Leipzig et Paris, Balligault, 1 493 ; Cologne, 1 494 ; Paris, Lenoir, 1497; Strasbourg, 1499, in~4°- Une dixième édition du même siècle, publiée à Paris, chez Bocard, en i493, in-4°, n’a pas été citée par M. Hain. Nous ayons, au siècle suivant, les éditions de Paris, Ledru, i5o5; Francfort, 1 545 , 1 55 1 ; Paris, Cavellat, 1 555 ; Francfort, i55g, i55g, 1 568 ; Lyon, 1677; Paris, i58o; Genève, 1691, sous le titre de Medicina Salernitana; Paris, Jean Petit et Cavellat, sans date, in-8° et in- 16. Enfin une édition de 1094 , in-16, n’offre aucun nom de lieu. Au xvne siècle (on s’en étonne davantage), ce manuel de thérapeutique était encore dans toutes les mains, comme le prouve la fréquence des éditions qui furent alors successivement publiées, le plus souvent sous le titre de Schola Salernitana: Francfort, 1612, in-i 6 ; Rome, 1 6 1 5, in-fol. ; Montpellier, 162 2, in-16; Paris, 1625, in- 8°; Francfort, i628;Genève, 1 638, in-16; Rotterdam, 1649, 1667, in-i 2 ; Anvers, 1662; Rotterdam, 1667; la Haye, 1 683 , in-16. Il est vrai que, toujours réimprimé sous le nom d’Arnauld de Villeneuve, le commentaire avait été, depuis le xive siècle, plus d’une fois remanié. Des docteurs de Montpellier l’avaient déjà, dès l’année 1 4 80, beaucoup modifié ; il fut encore remanié plus tard par Jean Curion et Jacques Crel, docteurs d’Erfurt, par René Moreau, Zacharie Sylvius et d’autres. Cependant on a justement laissé le nom d’Arnauld à ce commentaire tant de fois corrigé et augmenté; le fond est resté de lui, si nombreuses qu’aient été les corrections des autres, soit médicales, soit littéraires.

XVII. Breviarium practicæ a capite usgue ad plantant pedis, cum capitulo generali de urinis et tractatu de omnibus febribus , peste, empiala et liparia; commençant par : Post obitum bonæ memoriæ magistri Joannis Calamidæ, medicinalis scientiæ professons. Cet ouvrage important se divise en quatre livres, dont le premier traite des affections de la tête, le second de

XIVe SIÈCLE.

Hain.Rep.bibl., t. F, p. 223.

Tiraboschi, St.

délia letter., édit, de 1782. (. .V, p. 255.

Amaldi Opéra, Breviar. , lib. II,

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