‹ Arsène HoussayeChapitre 3 sur 4 · Voyage à ma /«nârc, page 30B · texte numérisé non relu

Voyage à ma /«nârc, page 30B

cousin de Condorcet. II avait gouverné ta ville, au i>on temps de Saint-Just et de Maximilîen. Par un hasard étrange et presque inexplicable, au coeur même de notre nationalité, à deux pas de l'Ile de France, une commune picarde, émancipée sous Philippe-Auguste, avait conservé tous ses privilèges, toutes ses franchises', et 93 la trouva peuplée de républicains de premier choix, auxquels les Robespierre et les Danton n'avaient plus rien à apprendre. Ni le passage radieux du météore impérial, ni la réinstallation de la monarchie légitime ne purent changer les sentiments de l'ex-commissaire de la république. Il éleva son pelitftls dans les principes tes plus larges de

1. BiujèreBeier^HIe drottdebSDteet bassajuslice. On y caDdamnait à mort. Depuis des sificlea, elle restait pnrfaltanient Indâpendante derrière acs

eei)(nf?ur et bravant les cb&teaui voisins. Abeiiard y diimoura longtemps. Tous les natîas il allait à Loon tenir ton école, et tenaait le soir t firayiree.

l'indépendance et dans la haine des tyrans.

« C'était, du reste, un fort lionnéte homme, estimé de tout le monde, continne l'auteur du Voyage à ma fenêtre, même de mon grand-përe paternel, dont il avait pris violemment l'autorité en 1789; car tous les deux s'étaient succédé au {{ouvernail de Bruyères pendant le flux et reflux de l'opinion républicaine et royalisteï.u

De son aveu même, Arsène était un assez joli vaurien, toujours prêt à rire nu nez de ses maîtres, et donnant au jeu une préférence marquée sur l'étude.

■ L'école, dit-il, renfermait environ quatre-vingts drôles , plus décidés à secouer l'arbre du prochain que l'arbre de la science. Cette petite armée, répandue

Page 1