ORANGERIE
De toutes les conslructions servant à la conservation des phntes exotiques, l'Orangerie est celle qui se prête le mieux à recevoir toute sorte d'ornements d'architecture, sans qu'il en résulte aucun inconvénient pour les plantes qui doivent y vivre. Pour toute autre construction analogue, l'architecte est toujours gêné dans ses plans, ayant à mettre d'accord les exigences souvent opposées du jardinier, qui songe jvant tout et avec raison à la santé de ses plantes, et du propriétaire qui veut un édifice à la fois adapté à son but d'utilité et gracieux dans sa forme extérieure. Pour l'oran-
gerie, au contraire, l'architecte a ses coudées franches; il y peut ajouter autant d'ornements d'architecture qu'il est nécessaire pour que l'orangerie s'harmonise à la fois avec les lignes architecturales de l'habitation et avec celles du jardin dont il fait partie. Ce n'est pas que les dimensions de l'orangerie et les détails de la construction soient abandonnés au caprice ; ils sont soumis , au contraire, à un certain nombre de règles très-positives dont on ne peut s'écarter j mais ces lois n'ont rien de gênant pour l'architecte, parce que l'orangerie ne reçoit les plantes que pendant le
sommeil de leur végétalion , époque de leur existence où elles n'ont besoin essentiellement que d'un abri contre le froid et l'humidité; c'est pourquoi la façade de l'orangerie n'exige aucune inclinaison; elle se construit toujours d'aplomb. Aucune plante n'accomplit dans l'orangerie le cours de sa végétation; aucune n'y porte fruit; aucune ne s'y multiplie de graine ou de bouture; ce n'est qu'un lieu d'hivernage pour un certain nombre de végétaux qui, sous le climat de l'Europe tempérée, ne peuvent passer l'hiver dehors, et dont la végétation no commence pas avant le mois de mai. S'il eu était autrement les jeunes pousses s'étioleraient et les lleurs tomberaient avant de s'épanouir privées des influences favorables que ces plantes à végétation.précoce trouvent dans une serre froide ou tempérée ou sous un châssis. Quelques végétaux cependant ne sont pas dans ce cas, tels que les Acacias, les Camellia et quelques autres qui fleurissent en orangerie; pour cela on les y place de manière à ce qu'ils reçoivent le plus de lumière qu'il est possible et l'influence du soleil d'hiver; mais ces plantes se comportent toujours mieux en serre froide.
L'orangerie doit être exposée au plein midi; la façade de ce côté consiste en piliers solides, mais cependant assez légers et assez espacés pour laisser le plus de place possible aux fenêtres, car les plantes d'orangerie n'ont jamais trop de jour, surtout celles qui ne perdent pas leurs feuilles pendant l'hiver. C'est ce besoin de lumière qui détermine les limites que ne doit pas dépasser la largeur de l'orangerie, afin que l'espace le long du mur du fond ne soit pas trop obscur. La largeur de l'orangerie peut être sans inconvénient de 7 à 9 mètres, mais dans ce cas la partie la
plus éloignée des fenêtres sera réservée pour les plantes et arbustes qui, comme les grenadiers, perdent leurs feuilles pendant l'hiver. La longueur est tout à fait arbitraire; la hauteur doit être proportionnée à celle des végétaux que l'orangerie doit recevoir ; il en est qui dépassent 9 mètres d'élévation, en y comprenant celle de leurs caisses. En général , un propriétaire a rarement à se repentir d'avoir fait donner à son orangerie des dimensions plus grandes que ne l'exigent le nombre et le volume des plantes qu'il possède au moment où il fait bâtir. Les collections grossissent toujours, et les vides sont bientôt remplis.
Le mur de fond de l'orangerie ne saurait avoir trop de solidité, car la façade antérieure étant exposée au midi, celle de derrière est battue sans obstacle en hiver par les vents du nord; si ce mur n'a pas une épaisseur suffisante, le froid peut pénétrer au travers dans l'orangerie et compromettre l'existence des plantes. A ussi tout abri qui peut garantir ce mur du côté du nord, tel qu'un bâtiment voisio ou' bien un massif de grands arbres, doit être considéré comme un grand avantage. En Angleterre, on adosse souvent à l'oraugericjsoituii hangar, soit même unecon^truction fermée, qui contribue puissamment à empêcher le froid d'y pénétrer.
La nécessité de sortir cl de rentrer les plantes d'orangerie obligea donner aux portes une grande élévation; la porte se place toujours sur un des côtés, à l'est ou à l'ouest, selon l'opportunité des dégagements, car il faut beaucoup d'espace pour que les chariots à transporter les caisses des orangers puissent tourner sans accident. Si la porte ouvrait sur l'une des deux façades, les chariots auraient trop de peine à circuler dans l'orangerie. Lorsque cette porte ou-
vrc au nord, clic doit être solide et parfailcmcnl jointe, afin qu'en hiver il ne puisse pas s'établir de courants d'air glacé qui détruiraient tout sur leur passage; mais la porte de service de l'orangerie ne doit jamais ouvrir à l'exposition du nord : il faut, au contraire, lui choisir la situation la mieux abritée possible, mieux à l'ouest qu'à l'est, ce que les dispositions du local ne rendent pas toujours praticable. Les vents d'est et d'ouest, quoique moins dangereux que ceux du nord pour les plantes d'orangerie, leur sont pourtant très-nuisibles, et l'on ne doit négliger aucun moyen de les empêcher de s'y introduire.
L'oranger, qui donne son nom à l'orangerie, supporte la pleine terre sur quelques points de notre frontière méridionale j il est l'objet d'une culture assez étendue et trèslucrative sur la partie du littoral du département du Var, qui s'étend entre Toulon et Antibes; la plaine d'Hyères est le point central de cette culture. L'oranger originaire de l'Asie méridionale est le seul des arbres exotiques qui, se convenant sur notre sol , porte à la fois des fruits mûrs, des fruits à demi formés et des fleurs. L'arbousier indigène, sur toutes les collines de nos départements méridionaux, présente la même particularité de végétation.
La culture de l'oranger dans l'orangerie n'offre aucune difficulté-, il y passe très-bien l'hiver avec les nerium, les myrtes, les viburnum (laurier-thym), et la plupart des plantes récemment importées du nord de l'Hindoustan, du Népaul et des monts Hymalaya, de même que de celles qui nous sont envoyées des régions les plus élevées de l'Afghanistan.
L'orangerie pourrait admettre un bien plus grand nombre de plantes exotiques , moyennant un simple change-
ment, non dans sa construction à proprement parler, mais seulement dans la conformation de son toit ; si ce toit au lieu d'être couvert en tuiles ou en ardoises, l'était en panneaux vitrés, soit à deux soit à un seul versant, l'orangerie pourrait admettre, outre ses hôtes habituels, tous les végétaux qui, sans exiger beaucoup de chaleur en hiver, ne peuvent se passer de plus de jour que n'en reçoit une orangerie ordinairejcespanneauxdoiventêtre protégésà l'extérieur par un grillage en fil de fer. Avec cette simple modification l'orangerie se rapprocherait beaucoup des conditions d'une serre tempérée; ou pourrait, lorsque la température extérieure descend au-dessous de zéro, faire monter à l'intérieur le thermomètre jusqu'à 5 ou 6 degrés seulement. L'orangerie à toit vitré, chauffée seulement autant qu'il est nécessaire pour empêcher la gelée d'y pénétrer, serait tout à fait analogue aux conservatoires (grccn-housGs des Anglais), dont leurs jardiniers savent tirer un si grand parti.
Conservatoires ornés.
Nous en donnons ici 3 modèles d'architecture différente. Le modèle de conservatoire, fig. 26, est fort usité en Angleterre, et tous ceux qui l'ont adopté s'en trouvent très-bien pour la bonne végétation des plantes. Il a 12 mèt. 60 de long, 6 mèt. de large et 6 de hauteur. Il est chauffé par deux foyers placés aux deux bouts de la partie postérieure, et dont la fumée s'échappe par une cheminée commune j on peut y adapter également un thermosiphon. La coupe, fig. 26 A, montre la disposition intérieure et le passage des conduits de chaleur. L'élévation de la façade B et de l'une des extrémités C, donne le dessin de son architecture ex'
Icrieure. On voit sur le plan D la situation des deux foyers ff en dehors du conservatoire, dans des cabinets qui y sont annexés.
La fig. 27, d'une architecture simple, remplit égalemonl hien le but dont nous venons de parler 5 cette green-houso a 20 mètres de long sur 7 de large et 5 mètres de haut, mesures intérieures. Les murs de la façade et des deux petits côtés sont creux; tout le milieu de la serre est occupé par des gradins présentant à la lumière, qui pénètre de tous côtés, les végétaux qui les garnissent.
Un autre mode de construire un conservatoire à toit vitré est représenté fig. 28, sa hauteur permet d'y recevoir de grands végétaux ; et si un chauffage convenable y entretient une chaleur douce durant les grands froids, il pourra devenir un charmant jardin d'hiver. De môme dans l'été lorsque tous les panneaux vitrés des côtés auront été enlevés il pourra , en le laissant garni de plantes aimant l'abri, devenir une promenade couverte ou une retraite durant les orages et les jours de pluie.
L'Orangerie du Jardin-des-Plantes de Paris peut aussi être considérée comme orangerie ornée, nous en donnons la coupe fig. 29.
Les croisées, fig. 30, de cette orangerie sont trop basses, nous les avons grandies dans le dessin. Ces croisées à espagnolettes tournent sur un axe placé à 28 cenlim. de la baie, et s'ouvrent en dehors; lorsqu'on les ferme, les côtés viennent s'enchevêtrer dans la boiserie du châssis à demeure établi sur la baie, disposition indiquée en a, fig. .30; b est un des côtés de la croisée. Des jours supérieurs ont été ménagés de distance en dislance dans la toiture ; le côté c,
fig. 29, est vitré et à demeure, le côté rfest plein; il s'ouvre à charnière pour la ventilation.
e tuyau de chauffage; / dalle en pierre ou tablette en bois pouvant recevoir des plantes en pot.
Lorsque l'orangerie conserve son toit opaque, un plafond est très-utile pour en éloigner l'humidité ; il contribue en môme temps à y maintenir une température plus douce que quand l'orangerie n'est pas surmontée d'un plafond. Si l'on se contente d'un simple plancher volant, ou faux plafond formé de planches ou de voliges sans plâtre, il faut au moins boucher les intervalles avec de la mousse , afin d'éviter les courants d'air froids. Si l'on calcule ce que coûte l'établissement d'un plafond ou d'un faux plafond au-dessus de l'orangerie, on trouvera dans les frais bien peu de différence avec ceux qu'exige la construction d'un toit vitré, qui rend l'orangerie propre à recevoir un choix de plantes exotiques beaucoup plus varié.
Lorsque le sol de l'orangerie n'est pas parfaitement exempt d'humidité, un plancher de chêne est fort utile pour l'assainir; ce plancher ne pourrait avoir une bien longue durée sur un sol humide ; il serait bon alors dans ce cas d'enduire le sol par-dessous le plancher d'une couche de goudron ou de bitume mêlé de craie, comme cela se pratique pour les parquets des appartements au rez-dechaussée. Le même enduit, assez peu dispendieux, peut être appliqué sur la surface intérieure du mur du fond de l'orangerie pour le préserver de l'humidité ; cette précaution est superflue toutes les fois qu'une construction fermée ou même un simple hangar est adossé au côté nord de l'orangerie. Le plus souvent, le sol de l'orangerie est re-
couvert de terre battue enduite d'une couche de plâtras salpêlrés.
Une orangerie de grandeur moyenne a besoin de deux passages inlérifurs qui la traversent dans toute sa lon*guour, l'un près du mur du fond , l'autre sur le devant, le long des colonnes qui supportent la façade antérieure. L'espace qui règne le long du mur du fond d'une grande orangerie est en général trop frais et trop obscur pour que les plantes y soient convenablement ; cet espace est beaucoup mieux employé quand il sert de passage pour le service ; il est bordé, du côté opposé au mur , par un ou plusieurs rangs de plantes et d'arbustes à feuilles caduques ; cette place leur est toujours réservée dans l'orangerie, quelle que soit leur taille, parce qu'ils ont moins à souffrir que les autres du défaut de lumière, leur végélalion étant suspendue pendant l'hiver d'une manière absolue. Viennent ensuite les végétaux d'orangerie à feuilles persistantes, disposés, bien entendu , par rang de taille en lignes parallèles.
Dans la partie antérieure de la serre, chaque embrasure de fenêtre reçoit deux tablettes, en forme de gradins, l'une au-dessus de l'autre; afin d'intercepter le moins de lumière possible, la plus haute de ces deux tablettes n'a que la moitié de la largeur de celle de dessous.
Ces tablettes sont garnies, comme ornement, de plantes herbacées qui supportent la température de l'orangerie, mais qui veulent beaucoup de lumière et qui s'étioleraient si elles étaient éloignées des jours ; ce sont principalement des verveines, des calcéolaires , des primevères, des géraniums et des pélargoniums.
Les plantes d'orangerie veulent très-peu d'eau tant que
durent les froids, les arrosemenls sont plus fréquents et plus copieux à mesure qu'on avance vers le printemps. S'il survient des jours de chaleur desséchante avant l'époque où les plantes d'orangerie doivent être placées en plein air, il <;st ulile de les seringuer tous les jours dans la matinée pour rafraîchir leur feuillage.
L'eau la plus convenable pour arroser les orangers, est particulièrement l'eau de Seine et l'eau de rivière, lorsqu'on en peut avoir à sa disposition. Dans le cas contraire, on corrige la crudité des eaux de puits en y faisant infuser, vingt-quatre heures d'avance, un peu de bon fumier; on peut aussi recouvrir la terre des caisses d'un lit de himier court, bien consommé, par-dessus lequel on arrose; on évite ainsi l'effet du tassement trop fort de la terre , et les parties nutritives de l'engrais sont entraînées par l'eau vers les racines des orangers, chaque fois qu'on les arrose.
L'oranger souffre dans sa caisse toutes les fois que le collet est recouvert de terre. Tout oranger malade pour cette raison, doit être décaissé sans relard et remis tout aussitôt dans sa caisse d'une manière plus conforme à son mode de végétation, c'est-à-dire en laissant à l'air les racines supérieures au point de leur insertion au collet. L'orangé rencaissé doit être placé dans le lieu le moins exposé au froid. Il est essentiel de ne pas arroser les orangers ainsi traités jusqu'à ce qu'on se soit assuré en sondant la terre des caisses qu'elle est desséchée jusqu'au fond.
Le renouvellement de l'air est on ne peut pas plus favorable à la bonne santé de toutes les plantes d'orangerie à feuilles persistantes; tant qu'il ne gèle pas, les fenêtres de
i'orangerie doivent rester ouvertes; l'air doux et calme des jours pendant lesquels l'atmosphère est tranquille leur est particulièrement favorable. Tant que durent les gelées on tient les fenêtres fermées le jour comme la nuit, et l'on a soin tous les soirs de fermer les volets intérieurs et d'y ajouter au dehors la protection des paillassons; il ne faut recourir au feu du poêle qu'à la dernière extrémité, quand un froid très-intense menace sérieusement d'envahir l'orangerie en dépit de tous les abris; mais, même dans ce cas, l'orangerie ne doit être chauffée qu'avec la plus grande prudence.
Une fois que le retour des gelées cesse d'être à craindre, on tient les fenêtres ouvertes , d'abord pendant le jour, cnsuile toute la nuit, afin qu'au moment d'être mis tout à fait en plein air les végétaux d'orangerie j soient déjà habitués.
Toutes les plantes d'orangerie n'ont pas le même degré de rusticité; elles ne peuvent donc sortir de l'orangerie et y rentrer toutes à la même époque; les moins sensibles au froid ne sauraient être placées au dehors avant le 15 d'avril; il en est beaucoup qui, dans les années oîi le printemps est troublé par des retours de froids tardifs, seraient encore sorties trop tôt au 15 de mai, époque à laquelle , sous le climat de Paris, les plus délicates des plantes d'orangerie peuvent oïdiiiaireinent êire sorlies sans danger. C'est donc seulement dans la première quinzaine de mai que les grands végétaux de nos orangeries vont joindre le luxe de leur parure parfumée à celle de nos parterres; et que les autres, réunis par groupes, nous font arlmirer cette végélation si riche et si variée qui les place au premier
rang parmi les œuvres les.^j|çs gracieuses sorties des mains du Créateur. L'époque de la rentrée des plantes d'orangerie varie dans les mêmes limites; les plus rustiques supportent le plein air jusqu'à la lin d'octobre; les autres doivent être rentrées successivement depuis les premiers jours de ce mois. Il vaut mieux sortir plus tard les plantes d'orangerie et les rentrer plus tôt, que de les exposer à souffrir du froid; les orangers en particulier, et toute la tribu des citronniers, jaunissent sous l'influence des vents humides et froids de la fin d'octobre, même quand le thermomètre n'est pas descendu jusqu'à zéro. Il faut avoir soin de ne pas rentrer les plantes d'orangerie trop tôt après une pluie abondante qui aurait pcnclré de trop d'humidité la terre de leurs caisses.
Une journée de printemps humide et douce, par un temps couvert mais calme , convient parfaitement pour la sortie des plantes d'orangerie; un jour calme, mais sec, avec un peu de ce soleil si doux au déclin de l'automne, selon l'expression du poète, doit être choisi pour les rentrer.
Quelques arbres et arbustes convenables à C orangerie .
Ceux qui, dans celle liste, sont suivis du mot « ombre», peuvent être mis dcn iiTc et sous les autres sans inconvénient.
Acacia loivaifolia.
verticillala.
\eslila, etc.
Agave anicricana.
Araucaria brasilien>is.
Auracaria Cunninghaminii.
excelsa.
iinbricala.
Arbuliis aiuîrachtic.
canariensis.
unedo.
Azalea indica, etc.
Banksia verticillata, etc.
Budleya madagascariensis.
Calolhamnus quadrifida,
Camellia japonica.
Cassuarina torrulosa, etc.
Celastrus multiflora (ombre).
pyracantha (ombre).
Chamerops humilis.
Citrus aurantium (ombre).
Cunoniacapensis.
Cussonia thyrsiflora.
Cycas révolu ta.
Daïs cotinifolia (ombre).
Brugmansia suaveolens.
Datura arborea (ombre).
Dracœna australis.
Dacrydium cupressinum.
elatum.
Edwarsia microphylla (ombre), tetraptera (ombre).
Ekebergia capensis.
Eucalyptus glauca.
pulverulenta.
robustus, etc.
Eugenia australis, etc.
Escallonia floribunda.
Grewia occidentalis (ombre).
Halleria lucida (ombre).
Ilex cassine.
latifolia.
Kiggellaria africana.
Labichea lanceolata.
Lagerstroemia indica (ombre).
Lagunea squamea.
Laurus camphora.
nobilis.
Ligustrum nepalense.
Magnolia fuscata.
grandiflora.
iO —
Metrosideros lophanta.
saligna, etc.
Myrtus communis (ombre).
Nandina domestica.
Nerium oleander (ombre).
Pelargonium inquinans.
zonale, etc.
Phylloclades rhomboidalis.
Pinus australis.
canariensis.
Gerardii.
longifolia.
occidentalis.
oocarpa.
oocarpoides.
timoriensis, etc.
Pistacia lentiscus (ombre).
Piltosporum tobira.
undulatum . etc.
Plumbago capensis.
Podocarpus correanus.
Podocarpus elongatus.
iulifolia.
macrophyllus.
spicala.
- neriifolia.
pungens.
spicata.
totara.
Punica granatum (ombre).
Quercus suber (ombre).
Royena lucida.
Schinus molle (ombre).
Sparmannia africana.
Tarchonanthus camphoratus.
Tetranthera japonica.
Taxus mackaya.
Verbena triphylla (ombre).
Viburnum cassinoides (ombre).
Virgilia aurea.
Ou cultive en orangerie toutes les plantes de la Nouvelle
Hollantlc, de la Noiivclle-Zélaiide, du Chili ot une partie de celles du Cap.
Nous avons vu établir dos abris mobiles, sorlcs d'orang-cries ou de serres froides sans châ?sis, dont les effets nous ont parus assez bons pour être dignes que nous les citions; ridée en est ingénieuse et simple dans son exécution.
La fig, 25 bis représente la charpente d'un semblable abri que l'on établit contre un mur. Les montants a se posent à 2 mètres du mur; les chevrons b s'assemblent parleurs mortaises dans des tenons pratiques à l'extrémité des montants. Une traverse réunit le tout et peut être scellée par ses extrémités dans des murs de retour pour maintenir l'ensemble de celte légère charpente. Les montants a sont posés sur des dés de pierre f/, où ils sont retenus chacun par un goujon en fer. Au moyen de pattes de fer e scellées dans le mur, les chevrons sont tenus par des boulons et des écrous g. Cette charpente se recouvre en hiver de paillassons aussi épais que des toits de chaume et composés de la même manière. Ils doivent avoir de 15 à 18 ccnliméires d'épaisseur. Leur proportion sera d'environ 2 mètres à 2 mètres 40 cent, carrés ; on les attache à la charpente au moyen de cordes; ou en déplace quelques-uns quand il ne gèle pas pour donner de l'air.
On peut cultiver on pleine terre sous cet abri les végétaux suivants :
Alstroomeria volubile (toutes Kadsura japonica. les espèces). propinqua { Spliteros-
temma propinqua).
Bignonia australis.
jasminifolia. Leicesteria formosii.
pandorea.
Ligustrum nepalense.
Capparis spinosa.
ihihonia fasciciilaris.
Clematis azurea.
bicolor. Mendevilla suavoolen*.
Clianlhus puniceus. , Myrtiis coinmunis.
Daubentonia punicea. Xoiium.
Oloa ouropœa.
Poinviaiia Gillicsii.
Escalonia (loribunda riibra.
Eucalyptus robusta.