BOUILLON
employer Talun et le tartre eo ^dose trèsforte; l’alun, par exemple , au cinquième ou au quart du poids de l'étofiFe , et le tartre au dixième ou au huitième. AJors aussi ■il faudra employer une proportion de matière colorante plus considérable que celle qui. eût été nécessaire pour obtenir une teinte tout aussi foncée , dans le cas où l’on aurait employé moins de mordant.
On conçoit en effet que la prédominance du mordant doit être suivie de l’appauvrissement de la couleur , lorsque la quantité de la matière colorante reste la même ; car dans ce cas, chaque mbléêule de cette matlèrç subit l’action d’une plus grande quantité d’alumlqe. Observonsque, dans tous les cas, le* mordant ne doit pas être, comme on dit, noyé, et qu’il faut que les laines ou les étoffes ne flottent pas trop librement dans le bain.
Ainsi donc nous pouvons poser en principe , que pour toutes les couleurs composées dont la nuance est foncée et sombre, et généralement pour la plus grande partie des couleürs de la draperie teinte en laine , h’emploi d’une forte proportion d’alun est tout-à-fait inutile; et ccjui du tartre «levient alors ordiuaircmeut superflu, à inoins que l’on n’ait besoin de le faire agir
•ES J.A1MES,. ig ,
sur quelque substance; dént la tekilte doive ' être modifiée^ ou à riiialterabilité de laqi^lle il Ait particulièrement la proprié^lé de contribuer.. ' '
En rédéchissaut sur ce qui u lieu lors—
3 u’on emploie beaucoup ou peu' de rùorant , on doit sentir que, la conduite ' du bouillon doit êti*e différente dansîces deux cas. En effet, lorsque la- quantité de mordant se’ trouve, très-fa tbïe , il est avantageux de teindre en un bain , ,et d.e présenter à une réaction -simultanée, Je mordant i la matière colorante-et’ l’étoffe ; mais au contraire , qiiand la proportion du mordant est Considérable, et que l’on, vise à l’écfet,* il y a souvent de l’avantage à faire deux bains , parce qu’alors Texcès d’acide qui ’ést dans le premier, ne réagit pas sur la matière, colorante, et que la couleur est moins appauvrie. ^ .
C’est' au degré de, l’ébullition qufe l’on expose la laine pendant deux .heures , à la réaçtîon du mordant de tartre et d’alun , et de la plupart des autres mordans. Cette opé-, ration est fort importante, et l’on! dit en teinture, d’après un Vieil axième rçïM ùùut bien teint bien. La laine , après cette opéra- ' tion , est lavée avec plus ou moins de Soin*, suivant les nuances qu’on veut obtenir; et »
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ensuiteis'eUe peut ;étre.' soumise au bain de teiittüre.', Cependant on la laisse d’ordinaire pendant quelques jours/sur èon bouillon avant le lavage ; mais s’il y a des.càsoùune semblable précaution peut paraître utile ,
ration du bouillon- en général; du reste, torhes les fois qu’il s’agira d’un bouillon autre qtic celui d’alun et de tartre , ou qu’il y aura quelque chose dë particulier dans l’opération, nous ^aurons smn d’en faire mention, i >