CHAPITRE PREMIER
De l’usage des mailles et des gazes métalliques, et des substances non conductrices du calorique.
Examinant les cottes de mailles en fer dont les anciens se servaient à la guerre , et recherchant si l’on ne pourrait pas en tirer parti dans quelques applications des sciences physiques, je me suis convaincu que leur tissu avait la propriété d’intercepter la flamme. En effet, je soumis à l’action de quatre flammes d’une torche en cire plusieurs cottes de mailles; je plaçai dessus des flocons de coton, ou d’autres substances combustibles, qui n’éprouvèrent aucune altération, ou qui se carbonisèrent seulement après un certain temps, et 11e s’enflammèrent point : j’imaginai aussitôt d’en tirer parti pour les pompiers, et de leur en former une armure contre les incendies; mais le