FANTIN-LATOUR
ces estampes exposées à la place des aquarelles ruisselantes d'or et de pourpre que nops admirions il y a six mois. Dans ce « noir et blanc » , autant de valeurs que dans le Diaz le plus coloré.- Car tout, chez Fantin-Latour, s'indique par valeurs, non par traits et par accent. Toujours ses formes s'enveloppent, se pénétrant les unes les autres, en quelque sorte sans se délimiter. Nous lui trouvons aussi, dans certaine affectation de faire saillir les clairs sur les noirs, une ressemblance avec M. Henner. Mais, de M. Henner, la tentation nous vient de remonter à Prud'hon et à son « modèle de lumière » . Fantin-Latour rappelle, du reste, à d'autres égards, le savoureux crayonneur bourguignon, notamment par le style de ses têtes courtes, au nez large de racine, aux yeux très écartés.
Nous ne parlons que du lithographe, qui n'est cependant pas tout à fait seul représenté à cette exposition. Mais les salons annuels nous ont donné plusieurs fois l'occasion de louer le charme corrégien du peintre.
Ajoutons que ni l'un ni l'autre n'ont exclusivement cherché leur inspiration dans Wagner. Fantin ne s'est pas confiné dans ce que le catalogue appelle ses « compositions musicales » , et,