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FANTIN-LATOUR

en cet ordre de sujets, d'autres maîtres ont fécondé son imagination : Brahms, Schumann , Berlioz... C'est même son goût pour ces deux derniers qui Ta fait se reprendre au dessin sur pierre délaissé par lui deux (ois, et assez longtemps. En 1873, après une interruption de dix ans passés, il s'y remit pour s'associer à l'hommage que l'Allemagne rendait à Schumann. En 1875, après un nouvel abandon, il y revint encore pour convier à V Anniversaire de Berlioz tous les êtres de rêve qu'intéresse sa gloire. Il a du penchant pour les allégories in memoriam.

M. Germain Hédiard, si délicat appréciateur de son œuvre, observe finement que la Muse appelée par lui à couronner le génie n'est pas une déesse éblouissante, descendant de TEmpyrée parmi les éclairs, aux applaudissements de la foule. Sa « gloire » est discrète. Elle apparaît dans une clarté douce, et ceux qu'elle visite n'exultent ni ne triomphent. Le front penché, ils continuent leur tâche. A peine, dirait-on, soupçonnent-ils la présence de la visiteuse ailée. M. Hédiard a raison : » Rêver la gloire ainsi n'est pas faire le rêve de tout le monde. » Et voilà qui caractérise moralement un artiste. J'oubliais de

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signaler l'exquise intimité de ces « sujets d'observation » qu'on peut admirer aussi, en ce moment, au Luxembourg : la Lecture^ Brodeuses.,. Suaves images de cette vie d'intérieur où se plaît M. Fantin-Latour. C'est là que la porteuse de lauriers est venue le récompenser, lui aussi, sans le distraire de son labeur.

Novembre 1899.

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