‹ Art poétique françoysChapitre 103 sur 173 · L'Ed. A donne tay-je, faute évidente · texte numérisé non relu

L'Ed. A donne tay-je, faute évidente

(1) Ce sont les n« XIV, XV, XVI et XVII des Chants divers {Œuvres, II, 105, 107, no, ni). Le n° XVI (sur l'entrée de l'Empereur à Paris) est en rimes mêlées; les autres sont en rimes plates, mais non en quatrains.

(2) Œuvres, II, 112; Chants divers, XVIII.

(3) Ihid., II, ico ; Chants divers, X. Ces deux cantiques sont écrits en quatrains comprenant trois vers de dix syllabes et un de quatre (aaab, bbbc, cccd, etc.).

(4) Ibid. II, 41. Elégie XVIII. Ce sont des sixains ainsi disposés : aabaab, bbcbbc, etc.; les troisième et sixième vers ont quatre syllabes, les autres dix.

(5) Voilà le passage qui a donné lieu aux critiques les plus vives de la part de Du Bellay. Voir le texte de la 'Dejfence et Illustration, (II, 4) et les intéressantes notes de l'Ed. Chamard, p. 208-213, ainsi que la réplique du Quintil (Ihid., p. 208, n. 3). Si Ronsard s'est attribué à tort l'honneur d'avoir introduit le mot ode en français [Préface des Odes, II, 474), ce n'est pas non plus à Sebillet qu'il revient, puisque le mot se trouve dès 1511 chez Le Maire de Belges. Cf. l'article de M. Chamard sur Y Invention de l'Ode (Rev. d'hist. litt.de la France, 1899, p. 21 et sqq).

ne moins que le Cantique, c'est a dire autant variablement et inconstamment : sauf que lés plus cours et petisversy sont plussouvent usités et mieus séans, a cause du Luth ou autre instrument semblable sur

5 lequel l'Ode se doit chanter (i ). Aussy la matière suyt l'effet de l'instrument, qui comme le chant Lyrique, et l'Ode comme l'instrument exprime tant du son comme de la vois lés affections et passions ou tristes, ou joieuses, ou creintives, ou espérantes (a) (2), des-

10 quéles ce petit Dieu (le premier et principal suget de Poésie, singulièrement aus Odes et Chansons) tourmente et augmente (j) lés esperis dés Amoureus. Ainsy est le chant Lyrique aussy peu constant qu'ilz sont, et autant prompt a changer de son. de vers, et

(a) Virgile au 6 de l'Enéide (4».

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