‹ Art poétique françoysChapitre 104 sur 173 · espris B etc · texte numérisé non relu

espris B etc

La note manque dans DEFG

(1) Cette déclaration très catégorique est à noter, puisqu'elle devance de deux ans celle de Ronsard dans la Préface des Odes (Ibid.). Cf. sur cette question, l'article de MM. Ch. Comte et P. Laumonier, Ronsard et les )iutsiciens du XF1' siècle (Rev. d'hist. lilt., 1900, p. 341 et sqq). — A l'époque où écrit Sebillet, la forme lue parait plus régulièrement usitée que la forme luth (Cf. 'Deffence et Illustration, p. 209, note 1).

(2) La construction est confuse et le sens douteux. Il faut sans doute considérer les mots: et l'Ode comme l'instrument comme une sorte de parenthèse exprimant une comparaison à l'aide d'une forte ellipse : i'instrument exprime comme l'ode les passions, et inversement l'ode comme l'instrument, l'un par le son, l'autre par la voix.

(3) Le sens de l'expression augmente lès esperis est loin d'être clair. Le verbe augmente semble surtout amené par une recherche d'allitération avec tourmente; on pourrait rendre augmente lés esperis par : exalte les passions.

(4) L'allusion est vague et nous ne voyons pas à quel endroit précis du VI" chant songe notre auteur. Peut-être s'agit-il du v. 733 :

Hinc metuunt cupiuntque, dolent gaudentque...

de Ryme, comme eus de visages et d'acoutremens. Pource n'en atten de moy aucune régie autre, fors que choisisses le patron dés Odes en Pindarus Poète Grec, et en Horace Latin, et que tu imites a pied 5 levé (1) Saingelais (2) es Françoises, qui en est Autheur tant dous que divin : comme tu pourras juger lisant ceste Ode sienne 1 3 faite au nom d'une Damoiselle :

O combien est heureuse 10 La peine de celer

Une flamme amoureuse Qui deus cœurs fait brider.

Quand chacun d'eus s'attent D'estre bien tost content.

[^ Las on",veut que je taise

Mon apparent désir.

Et feigne qu'il- me plaise

Nouvel amy choisir :

Mais forte affection >0 N'endure fiction.

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