‹ Art poétique françoysChapitre 116 sur 173 · nomma DE F · texte numérisé non relu

nomma DE F

8. Les mots La Moralité sont supprimés dans B etc. 1 5. Nature B etc.

(1) C'est la complainte en forme déglogue citée plus haut Marot, Œuvres, II, 260-2681. Elle est écrite suivant la combinaison : bcbc, cdcd . etc.

(2) Sur l'appréciation dédaigneuse de Du Bellay et les répliques du Quiutil et de Guillaume des Autelz en faveur de la moralité, cf. Dejf. et Illustration, pp. 2)0-232. Peletier Art Poétique, p. 70-731 ne connaît pas encore les essais de Jodelle, mais il appelle lui aussi l'imitation antique de tous ses vœux. Avec ses successeurs, la question prend un aspect tout nouveau et les moralités et farces vont être définitivement éclipsées par les tragédies et comédies imitées des anciens. Parmi les prédécesseurs de Sebillet, seul L'Infortuné avait consacré un développement spécial au genre dramatique Dixième chapitre, t s xiv-xv).

[3 Parmi les spécimens très vaiiés de moralités que nous a laissés le moyen âge, il y en a un certain nombre qui répondent bien à cette définition; c'est ce qu'on a appelé les moralités pathétiques, les histoires, les mystères profanes Voir en particulier Petit de Julleville, La Comédie au moyen âge, Paris, 1886, in-16, p. 45-30; .Vjortensen. Le Théâtre français an moyen âge, trad. Philipot, Pans, 1905. In-18. ch, V; Lintilhac, Le Théâtre sérieux au moyen âge, Paris, s. d., in-18. ch. VI .

comme en toutes choses suivy notre naturel, qui est de prendre dés choses estrangéres non tout ce que nous y voions, ains seulement que nous jugeons faire pour nous, et estre a notre avantage. Car en la Moralité nous traittons, comme les Grecz et Latins en leurs Tragédies, narrations de fais illustres, magnanimes et vertueus, ou vrays, ou au moins vraysemblables : et en prenons autrement ce que fait a l'information [i ) de nos mœurs et vie, sans nous assugettir a douleur ou plaisir d'yssue (2).

Jeus Amphitheatraus et sceniques. — Et cela faisons nous aus jeus publiques et solennelz : ésquelz. soient en Théâtres ou sales, gardons nous encor quelque ombre dés jeus Amphitheatraus et sceniques tant célébrés par le passé (3 :. En quoy véritablement nous sommes loin reculez de la perfection antique, a cause que la faveur populaire désirée en première ambition par lés anciens Grecz et Romains, est morte entre nous, qui avons Monarques et Princes héréditaires : et qui ne nous soucions de gaigner suffrages par spectacles et jeus de sumptueuses despenses, ains au contraire faisons lés jeus pour y gaigner, et en

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